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Les convergences entre extrêmes-droite et fondamentalistes musulmans

Il est logiquement admis et avéré que la droite européenne s’oppose à l’islam politique. Il existe cependant dans certains cercles des partis conservateurs et populistes de droite une affinité répandue, quoique peu connue, pour l’islam politique, considéré alors comme un allié contre des ennemis communs. L’histoire entre l’extrême-droite européenne et l’islamisme est un phénomène qui remonte au milieu du siècle dernier. L’un des premiers militants d’extrême droite occidentale à avoir flirter ouvertement avec un islam politique a été Robert Gordon-Canning, responsable de la politique étrangère de l’Union britannique des fascistes

A propos d’une tribune parue sur le site de Regards…

De la légitime contestation des mesures gouvernementale à la négation de la réalité de la pandémie… « C’est un secret de polichinelle : le re-confinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J ». Ainsi commence une tribune dont les deux premiers signataires sont Laurent Muchielli et Laurent Toubiana. (http://www.regards.fr/idees-culture/article/tribune-le-confinement-constitue-un-remede-pire-que-le-mal-pour-la-societe) Première constatation : il est faux de dire que

Cuba. Mise en perspective du nouveau virage économique

Une série de développements récents à Cuba ont frappé l’économie déjà chancelante de l’île, ce qui a conduit le gouvernement à adopter une série de politiques économiques qui vont dans le sens d’une plus grande ouverture au capital, tout en maintenant les contrôles politiques de l’État à parti unique. La première des dernières catastrophes qui se sont abattues sur l’île est la pandémie de Covid-19. Comparé à d’autres pays des Caraïbes, Cuba s’en est mieux sortie grâce à un système de santé publique qui, malgré son déclin au cours des

Ce qui anime les plus de 71 millions d’électeurs de Trump

Sur environ 155 millions d’électeurs, soit environ les trois quarts de la population adulte américaine, entre 72 et 75 millions ont voté en faveur de la réélection de Donald Trump. Il s’agit d’une augmentation substantielle par rapport aux 63 millions qui l’ont porté au pouvoir en 2016. Ainsi, non seulement Trump a perdu peu de ses anciens partisans, mais il en a recruté de nouveaux, notamment parmi les populations noires, latinos et les jeunes blancs. Que savons-nous à leur sujet ? J’écris ceci alors que nous attendons toujours de connaître le

Avortement : la Pologne se révolte

Vendredi 24 octobre, la Cour constitutionnelle polonaise a interdit presque tous types d’avortement, dans le cadre d’une offensive catholique conservatrice plus large contre les droits des femmes. Mais la décision a déjà déclenché des grèves et des blocus à travers la Pologne – et les femmes de la classe ouvrière, les moins en mesure de se permettre un avortement clandestin, mènent la révolte. L’interdiction de l’avortement, introduite en 1993 par le Parlement polonais et confirmée dans la loi par la Cour constitutionnelle en 1997, a été l’un des jalons de

Les négateurs de l’épidémie de la Covid-19 n’appellent pas à la révolution

Alors que la seconde vague est là, d’éminents « universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social » brandissent dans une tribune publiée par regards.fr des sottises complotistes en les présentant comme des démonstrations implacables. Le débat public, c’est bien, l’honnêteté intellectuelle… c’est bien aussi. Ses adeptes ont suivi le gourou de Marseille depuis des mois, et on ne les imagine pas revenir en arrière désormais, même si certains se font discrets ces jours-ci. L’épidémie de Covid-19 n’était d’abord qu’une grippette, puis elle était terminée. Ensuite, elle reprenait effectivement,

Bolivie : entretien avec Adriana Guzman

Dimanche 19 octobre ont enfin eu lieu les élections dans l’État plurinational de Bolivie. Avec quelque 55,1 % des suffrages, la liste du Mouvement vers le Socialisme (MAS), dirigée par Luis Arce et David Choquehuanca, l’emporte clairement sur celle de Carlos Mesa (28,8 %). Il faut encore que le décompte définitif confirme les résultats, mais l’écrasante victoire du MAS a déjà été reconnue, et pas seulement par ses partisans : c’est même le cas des acteurs du coup d’État qui a renversé Evo Morales en novembre 2019.  La joie a franchi les frontières.