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Un Mondial historique

La Coupe du monde de football féminine s’est terminée le dimanche 7 juillet. Ce mondial aura été marqué par la visibilité de sportives lesbiennes ou bi, leurs prises de positions politiques et une audience croissante. Si ce constant est encourageant, les inégalités demeurent importantes, notamment dans le pays des gagnantes états-uniennes. Une visibilité croissante… Lors de cette édition, le site Outsport a dénombré 40 professionnelles ouvertement lesbiennes ou bi sur 24 équipes: c’est deux fois plus que lors du mondial de 2015. La finale qui opposait les USA aux Pays-Bas

Allemagne : à propos du résultat des élections européennes et des tâches immédiates de Die Linke

1. Après le congrès de Die Linke consacré à la question européenne qui s’est tenu à Bonn en février 2019, la Gauche anticapitaliste (AKL) avait analysé ainsi les décisions prises : « Pour l’opinion publique, Die Linke est assez nettement identifié comme un parti opposé à l’Union européenne. Et au regard de ce qu’est la réalité de l’Union, de sa posture guerrière face à la Russie et de ses autres programmes d’armement, face à Frontex et au traitement terrible auquel sont soumis les réfugié·es, au vu des diktats qui ont imposé

Etat espagnol. L’agonie du gouvernement de coalition. Et maintenant quoi ?

L’échec de l’investiture de Pedro Sánchez à la présidence du gouvernement [jeudi 25 juillet], avec seulement 124 voix pour, 155 contre et 67 abstentions, signifie sans aucun doute la frustration des espoirs qui, bien que limités, avaient été suscités après le 28 avril [élections législatives, lors desquelles le PSOE avait obtenu 28,68% des suffrages et 123 sièges et Unidas Podemos 14,31 % et 42 sièges]. Non seulement parmi les électeurs de gauche, mais aussi parmi la majorité de ceux qui ont voté pour les forces souverainistes périphériques. En outre, actuellement,

Et maintenant ? La nécessité d’une fédération populaire.

La situation politique internationale (Brésil, EU, Europe…) et nationale, avec le poids du RN, montre un très fort rejet du néolibéralisme, mais qui se concrétise par une montée de l’extrême droite et des nationalismes. On peut mesurer cet effet ces dernières semaines au sein du mouvement des GJ, dans lequel les revendications ont été globalement posées sur le terrain social (ISF, hausse des pensions, développement et appropriation des services publics…), démocratique (RIC…) et écologique (transports en commun, fret, localisation de l’économie…), mais où aujourd’hui la montée très forte de la

Débattre pour construire ensemble, à propos d’un texte d’Éric Coquerel

Dans un long article posté sur sa page Facebook, De quelques enseignements en cours d’été et de l’écosocialisme en particulier1, Éric Coquerel revient sur l’échec de LFI aux européennes et donne quelques pistes pour rebondir. Ce texte, hélas peu diffusé, est bien argumenté et évite les invectives. Il permet donc d’avoir une discussion sérieuse. Les raisons de l’échec de LFI Éric évacue à juste titre des raisons liées à la campagne elle-même. On peut certes toujours critiquer tel ou tel aspect d’une campagne électorale, mais, sauf erreur politique majeure, un

La leçon de l’URSS : la bureaucratie se prononce pour la restauration capitaliste

Cette interview d’Eric Toussaint a été réalisée par Wilder Pérez Varona, sous-directeur scientifique de l’Institut de Philosophie de La Havane pendant la conférence internationale dédiée à Trotsky qui s’est déroulée pendant trois jours dans la capitale de Cuba du 6 au 8 mai 2019. Une quarantaine d’invités étrangers parmi lesquels Robert Brenner, Suzi Weissman, Paul Le Blanc, Dan La Botz, Gabriela Pérez Noriega, directrice du Musée Léon Trotsky à Mexico, Eric Toussaint, Gabriel Garcia y ont présenté des contributions, de même qu’une douzaine d’intervenants cubains. Cette interview porte principalement sur

Populisme de gauche : un avenir bouché ?

Dans un texte publié dans Regards – Populisme de gauche : prendre le risque d’un avenir –, Gildas Le Dem revient sur la pensée d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe en s’insurgeant contre certaines critiques qui la travestissent et la déforment. S’il pointe à juste titre la pertinence de certaines analyses de Laclau et Mouffe, il tombe lui-même dans le défaut qu’il dénonce en laissant de côté les aspects les plus discutables de leur pensée. Il s’interdit donc d’en comprendre la cohérence globale et d’en souligner un certain nombre d’apories. Nous concentrerons notre analyse sur

Andrea Camilleri n’est plus…

À l’annonce de la mort d’Andrea Camilleri, une grande tristesse m’a envahie. Il y a des morts qui marquent plus que toute autre la fin d’une époque ; des morts qui ont le triste privilège d’indiquer les détours d’une histoire en marche, qui sonnent comme un « avertissement ». Celle-ci m’a ramenée aux textes que le socialiste révolutionnaire Carlo Rosselli avait écrits après le décès en exil du socialiste italien Claudio Treves, ou à celui que Léon Trotski avait rédigé en 1915 après la disparition du socialiste français Edouard Vaillant. Pour paraphraser le

Mexique. Des conflits croissants au sommet du pouvoir

Le 9 juillet se sont produits deux événements symptomatiques de la dynamique accélérée dans laquelle se déroule le début du gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador (AMLO). Ils ont eu lieu précisément à l’occasion du premier anniversaire de sa victoire électorale, dont les conséquences ont secoué et continuent d’ébranler l’establishment politique bourgeois traditionnel du pays. La démission de Carlos Urzúa en tant que chef du ministère des Finances et du Crédit Public (SHCP) et l’arrestation et l’emprisonnement de Juan Collado par le bureau du Procureur Général de la République (FGR), personnage

Construisons l’avenir en commun

Un chapitre se clôt. Un autre s’ouvre. Deux ans après l’élection présidentielle de 2017 un chapitre se clôt.  Des cartes s’en trouvent rebattues. Aujourd’hui, une partie des courants qui s’étaient retrouvés dans la dynamique  gagnante et s’étaient impliqués plus ou moins tardivement dans la construction de la France Insoumise doutent, marquent leur distance voire préconisent implicitement de faire autre chose et ailleurs. Qui des “cercles constituants», qui  un “big bang” de la gauche sociale et écologiste tandis que d’autres appellent chacune et chacun dans leur couloir au sursaut ou à converger