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Lettre d’Italie au temps du Coronavirus

L’émergence du coronavirus est un scénario inédit. Bien que certains gouvernements continuent à sous-estimer la gravité de la menace (les Etats-Unis en particulier), l’OMS vient de déclarer officiellement son caractère de pandémie et de plus en plus de gouvernements commencent à réaliser la mesure de la menace. L’Italie est maintenant, après la Chine, le second pays le plus touché avec plus de 10.000 cas confirmés et plus de 1000 décès, nombres en constante augmentation. Ainsi, l’Italie peut être considérée comme un cas test de la façon dont le virus pourrait

Covid-19 ou le système mis à nue

L’expansion mondiale du Covid-19 est le plus puissant révélateur de l’absurdité et de l’injustice du système capitaliste. La pandémie a catalysé les contradictions et mis en évidence l’absence de résilience de nos modes de fonctionnement, aussi bien d’un point de vue économique, que social et écologique. Le parallèle avec le traitement du dérèglement climatique est frappant, cette fois-ci en accéléré. L’aveu de Macron vaut son pesant d’or : « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.

Un monde instable et imprévisible à l’heure du coronavirus

Jamais, depuis 1945, le monde n’avait connu une situation aussi chaotique et instable dans un enchevêtrement de crises aussi diverses que majeures : climat et environnement, migrations, guerres et tensions géopolitiques, montée des autoritarismes, ralentissement du commerce mondial, soulèvements populaires sur tous les continents, endettements et marchés financiers hors contrôle, et enfin la crise sanitaire due au coronavirus… Si ces crises sont interdépendantes – comment penser les questions migratoires sans penser au climat, aux conflits et aux guerres – il nous faut choisir un angle et, aujourd’hui, l’épidémie de Covid-19 est

Où peut mener le conflit entre les États-Unis et la Chine ?

Les États-Unis et la Chine sont aujourd’hui les deux seules puissances « globales » à se confronter sur le plan mondial. Plus ce conflit s’approfondit et plus une tendance émerge : la séparation en deux systèmes aux ambitions hégémoniques concurrentes. Première certitude : la rivalité entre les États-Unis, la puissance établie, et la Chine, le challenger, constitue le principal (mais pas le seul) facteur structurant la situation géopolitique mondiale avec, en arrière-plan, le chaos social et écologique engendré par l’ordre néolibéral. Cette rivalité opère dans tous les domaines : militaire, spatial, économique, technologique, alliance stratégique,

Bolivie : la lente érosion du gouvernement progressiste

Comment expliquer la chute d’un gouvernement dont le bilan économique et social était salué par la plupart des observateurs comme l’un des plus positifs d’Amérique latine ? Des progrès indéniables ont été constatés par la Banque interaméricaine de développement, la pauvreté a presque été divisée par deux, de 60 % en 2006 à 35 %, et l’extrême pauvreté de 37,7 % en 2006 à 15,2 %. Des travaux d’infrastructures spectaculaires ont été entrepris, notamment le téléphérique reliant la ville d’El Alto (à 4 000 mètres d’altitude) La Paz, dominée par le sommet de l’Illimani à

« Trump n’est isolationniste que quand les USA ne sont pas directement concernés »

Nous nous sommes entretenus avec Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies à Londres, au sujet de la politique étrangère des États-Unis de Donald Trump. De l’isolationnisme revendiqué aux coups d’éclat militaires au Moyen-Orient, de la guerre commerciale avec la Chine à l’hostilité vis-à-vis de l’Union européenne, comment comprendre le monde selon Donald Trump ? L’Anticapitaliste : Trump s’était fait élire en portant un discours que certains qualifiaient de « non-interventionniste », promettant le retrait de troupes US, d’arrêter de se mêler de ce qui se passe aux quatre coins du

État espagnol : communiqué d’Anticapitalistas

1.- Les décisions prises par Podemos au cours des derniers mois indiquent une orientation que nous ne partageons pas. L’entrée de cinq ministres de l’UP (Unidas Podemos) dans un gouvernement progressiste-néolibéral hégémonisé par le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), dans lequel ce parti contrôle les principaux leviers du pouvoir, loin d’affaiblir le régime politique actuel, signifie s’y intégrer et considérer sa gestion comme le seul horizon possible. Notre proposition de conclure [en tant qu’UP] un accord portant sur l’investiture du PSOE [en assurant qu’il obtienne, sous diverses formes, une majorité pour

Hanau, le terrorisme d’extrême droite et l’imprégnation fasciste

Le fascisme a frappé à nouveau il y a quelques jours à Hanau. Ce constat devrait assurément constituer une évidence partagée, et pourtant nombre de professionnels du commentaire politique s’échinent à dépolitiser cet acte de terreur en en proposant – explicitement ou implicitement – une interprétation psychologisante, faisant de Tobias Rathjen un « loup solitaire », isolé et désaxé. Le Parisien, dans son édition du 21 février, ose ainsi classer comme « fait divers » l’assassinat de neuf personnes, immigrés ou descendants d’immigrés d’origines turque, kurde, bosniaque, polonais et bulgare ; pourtant un assassinat manifestement planifié et

Non à l’extension du port de Port-la-Nouvelle !

Samedi 25 janvier, Manuel Bompard s’est rendu à Port-la-Nouvelle, petit port de l’Aude. Il y a participé au rassemblement citoyen organisé pour refuser une extension irresponsable du port, engagée par la Région. Il était également aux côtés de Myriam Martin, Guilhem Serieys et Jean-Christophe Sellin, conseillers régionaux de la France insoumise en Occitanie, qui ont courageusement porté une proposition de moratoire au Conseil Régional afin d’obtenir l’arrêt des travaux et une réflexion pour un projet alternatif… Proposition malheureusement rejetée par la majorité régionale (PS-PCF-PRG-EELV). Ce projet de « grand port », déjà vieux de dix ans, prévoit