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Grèce. La crise, la défaite de la gauche, le gouvernement de droite

Traditionnellement, lors de la Foire internationale de Thessalonique (FIT) [1], les gouvernements grecs présentent leurs programmes et leurs perspectives. Cette année, Kyriakos Mitsotakis [2] était à l’honneur. Le leader ultra-libéral de Nouvelle Démocratie jouit toujours du confort de la victoire politique de son parti lors de l’élection du 7 juillet 2019. Nouvelle Démocratie (ND), avec 39,8 % des voix, a élu 158 députés, remportant la majorité des 300 sièges du Parlement et donc la possibilité d’un gouvernement autonome [échappant à la nécessité d’une coalition]. Bien que la perspective de la défaite de Syriza et

USA : panique à la Réserve Fédérale

Le mardi 17 septembre 2019 sur le marché interbancaire et sur le marché des Money market funds les banques devaient être prêtes à payer 10 % d’intérêt pour avoir accès à du crédit alors que le taux auquel la Fed prêtait de l’argent aux banques s’établissait à 2 – 2,25 %. C’est pourquoi, face à la pression du grand capital et de Trump, la Fed a prêté aux banques privées 53,2 milliards de dollars dans la soirée du 17 septembre (https://www.anti-k.org/2019/09/18/la-fed-injecte-en-catastrophe-53-milliards-de-dollars-de-liquidites-dans-le-systeme-financier-2/). Et le lendemain, toujours sous la pression de Trump, des grandes banques et des grandes

L’indépendance de l’Ecosse se rapproche

L’une des premières actions de Boris Johnson lorsqu’il est devenu Premier ministre a été de s’attribuer le titre de titre de « Ministre de l’Union » et de se rendre en Ecosse pour essayer de contrecarrer l’effondrement du vote en faveur des Conservateurs et d’empêcher l’indépendance. La crise constitutionnelle qui a explosé avec le coup que constitue la suspension du Parlement et le déni du vote empêchant un Brexit sans accord ne se réduit pas à un affrontement entre le Parlement et l’Exécutif : c’est aussi une crise globale de légitimité de l’État au Royaume

Le marais politique espagnol

« Le manque de signification de la politique dans son ensemble a été confirmée par l’impasse dans laquelle certaines questions politiques particulières sont plongées. » (Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ?) Il y a des années, sous la dictature franquiste, la maison d’édition Ruedo Ibérico, établie à Paris, a publié un livre de Gerald Brenan intitulé Le Labyrinthe espagnol [1]. Si l’historien anglais devait penser à un titre décrivant la situation politique de l’Etat espagnol entre 2015 et 2019, il utiliserait peut-être le terme «marais» pour la décrire. Beaucoup des idées contenues dans l’ouvrage écrit par

Sur le sentier de la guerre… sainte

Ça y est, c’est reparti ! Contre le projet gouvernemental d’ouverture aux couples de femmes et aux célibataires de la Procréation médicalement assistée (PMA), l’Église catholique appelle à la mobilisation de rue, toutes affaires cessantes. Comme à son habitude, l’appareil ecclésiastique déploie son offensive avec un maximum d’hypocrisie. Ainsi le président de la Conférence des évêques de France, Éric de Moulins-Beaufort (1), déclare : « Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s’ils pensent que c’est un

Israel : les électeurs choisissent entre les annexionnistes et les généraux pro-occupation.

Nous publions un article de la rédaction du site israélien +972, paru à la veille des élections législatives du 17 septembre. +972 est un site indépendant, animé par des militants et des journalistes juifs et arabes israéliens, qui luttent contre l’occupation et soutiennent les mouvements sociaux en Israel et en Palestine occupée. Les premiers résultats de l’élection, qui montrent une égalité presque parfaite entre le bloc Bleu et Blanc de Benny Gantz (de 32 à 34 sièges) et le Likoud de Netanyahu (31 à 33 sièges) semblent confirmer les analyses

La mort d’un nazi-fasciste

Nazi-fasciste… c’est ainsi qu’en Italie on appelle les terroristes d’extrême-droite impliqués dans les complots et les attentats sanglants des années de la stratégie de la tension. L’un d’entre eux, qui a été au centre de la plupart des sombres affaires qui ont secoué l’Italie, Stefano Delle Chiaie, est mort à 82 ans, le 10 septembre 2019 à l’hôpital à Rome. Revenons quelques années en arrière. 10 octobre 1982, un charter d’Alitalia se pose à La Paz, en Bolivie. Profitant du retour d’un gouvernement démocratique, les services secrets italiens tentent d’exécuter

Clémentine Autain : “Faire vivre ensemble un état d’esprit pluraliste”

Présente au Ficoba pour le contre-sommet du G7, Clémentine Autain, députée La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis a répondu à MEDIABASK avant de se rendre aux Universités d’été de son parti à Toulouse. L’une des initiatrices du “Big bang de la gauche écologiste”  est revenue sur les dossiers brûlants de la rentrée pour le gouvernement. L’actualité, c’est la rentrée scolaire. La réforme du lycée et du Bac prévoit la suppression des filières S, ES et L dès cette rentrée 2019 et la mise en place du contrôle continu dès la

Italie, derrière le théâtre de marionnettes…

Après une crise de plus de cinq semaines, la classe politique italienne a réussi à se doter d’un « nouveau » gouvernement, ou plutôt du gouvernement « Conte bis ». Cinq semaines d’une crise provoquée par Matteo Salvini et la Lega, au cours desquelles chaque dirigeant a joué son rôle dans cette tragi-comédie bouffonne et sinistre qu’est la scène politique romaine. Reprenons rapidement : les élections législatives de mars 2018 n’avaient pas dégagé de majorité évidente entre les trois blocs, coalition de droite Lega/Forza Italia de Berlusconi, M5S, et coalition de « gauche » européiste, autour du