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Rassembler oui, mais comment ?

Tout d’abord un regret : peu de choses dans ces débats post électoraux sur la situation internationale. Pourtant les nuages s’accumulent : risques de nouvelle crise financière, escalade de la guerre commerciale, extra territorialité du droit américain et sanctions économiques barbares contre les peuples, accords de libre-échange (CETA, UE/MERCOSUR etc..) aux conséquences sociales très lourdes notamment dans l’agriculture, bruits de bottes au Proche Orient, le tout dans un chaos géopolitique mondial. Il serait bon de sortir un peu de l’hexagone. Car si les derniers résultats électoraux sont très préoccupants, ils sont

Elargir la focale…

Il me semble qu’avant d’en venir à l’analyse de l’échec qui fut le nôtre, il importe d’élargir la focale. 1. Quand la gauche radicale est en recul dans toute l’Europe, c’est qu’il se passe quelque chose de plus vaste que des perquisitions chez Mélenchon. A l’exception du PT belge. Lequel, tout en restant très anti UE, a mis de l’eau dans son vin sur cette question précise, et surtout se réclame explicitement de la gauche et du communisme. Et, plus modérément, l’Alliance Rouge et Verte au Danemark. Donc “vive la

Sur notre échec aux élections européennes

Le résultat aux Européennes est une douche froide pour tous ceux qui, militant-es et sympathisant-es FI, s’attendaient à bien mieux. Les dernières semaines de campagne laissaient en effet espérer voir la FI se maintenir, à minima, à son niveau des législatives. La campagne semblait en effet avoir pris de l’ampleur, portée par une tête de liste faisant très bonne figure à la télévision. Cette fin de campagne satisfaisante rend difficile l’analyse de l’échec final, qu’il faut expliquer par d’autres facteurs que la simple dynamique des dernières semaines de campagne. Sur

Quelques points sur les i

Depuis dimanche dernier au soir, le résultat des élections européennes appelle notre famille politique à la réflexion. Oui, il nous faut comprendre les raisons de l’échec et en tirer des conclusions. Je l’ai dit, je souhaite que nous débattions des causes qui ont mis la France Insoumise dans un si mauvais pas. Certains me reprochent de m’exprimer publiquement. J’avoue d’abord ne pas savoir où m’exprimer, c’est-à-dire où ce débat peut se mener et se trancher à l’intérieur de la FI, mouvement gazeux qui revendique de ne pas avoir de direction.

Questions sur la révolution citoyenne

A l’initiative d’Ensemble Insoumis, avec de nombreux invité-es, une journée de réflexions le dimanche 16 juin, de 9h à 18h, à Paris à l’AGECA, 177 rue de Charonne, 75011. De 9h à 12h, table ronde :  où s’enracine la Révolution citoyenne ? Humanité, peuple, nation, classes ; Unité et contradictions. lntervenant-e-s : Eric Coquerel (député France lnsoumise, co-coordinateur du PG), Elsa Faucillon (députée PCF), lsabelle Garo (Revue Contretemps), Pierre Khalfa, Francis Vergne, et Myriam Martin (équipe d’animation d’Ensemble lnsoumis) De 14h à 15h45, deux ateliers en parallèle : Le bilan

Une défaite, pas un désastre

Avant de se lancer dans des jeux de reconstruction politique, on peut commencer par essayer d’analyser les nouvelles conditions concrètes de la lutte des classes qui sont en train d’émerger en France et une partie de l’Europe. La victoire de Macron en 2017, confirmée cette année, et la déroute de la droite classique sont une preuve que nous avons changé d’adversaires, et peut-être un signe ( encore un peu tôt pour l’affirmer avec certitude ) que la bourgeoisie a achevé une phase de mutation profonde, on pourrait même dire de

Anatomie du nouveau néolibéralisme

Depuis une dizaine d’années, on annonce régulièrement la « fin du néolibéralisme » : la crise financière mondiale de 2008 a été présentée comme l’ultime convulsion de son agonie, puis ce fut le tour de la crise grecque en Europe (du moins jusqu’en juillet 2015), sans oublier bien sûr le coup de tonnerre de l’élection de Trump aux États-Unis en novembre 2016, suivi par le référendum sur le Brexit en mars 2017. Le fait que la Grande-Bretagne et les États-Unis, qui ont été des terres d’élection du néolibéralisme aux temps de Thatcher et

Réflexions sur les jours d’après

L’après 26 mai 2019 pourrait être simple : les gauches qui ont postulé aux suffrages pour les élections européennes ont été tellement en concurrence (alors qu’une partie des listes disaient des choses semblables ou non contradictoires) qu’elles devraient raisonnablement en tirer la conclusion qu’il faut discuter. Notamment face au danger des droites extrêmes et des néolibéraux. Mais l’effort subjectif pour dépasser les postures qui durent depuis plus d’un an sera vraiment considérable et coûteux.  Selon toute vraisemblance, une médiation sera nécessaire pour parvenir à un débat constructif. On peut aussi espérer que dans

Insoumis-es blessé-es mais pas mort-es

Un pouvoir qui s’en sort bien, une extrême droite toujours très menaçante et un gros revers pour la liste de la France insoumise, la potion des européennes 2019 est dure à avaler. Sans nier ces éléments, il y a aussi des raisons d’espérer et de poursuivre le combat. Première mauvaise nouvelle, même si sa liste arrive en seconde position, Macron s’en sort bien. Il garde la possibilité d’aggraver encore la politique libérale ultra-agressive qu’il conduit depuis 2017. Comme un symbole, le prix de l’essence à la pompe vient d’ailleurs de retrouver