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Etat espagnol : Rajoy touché mais pas encore (complètement) coulé

Le verdict rendu jeudi 24 mai à l’encontre de l’ancien trésorier national du Parti populaire (PP), Luis Bárcenas, et de 28 autres prévenus a plongé l’Espagne dans l’inconnu. 351 années de prison au total ont été prononcées pour ce qui est le plus grand scandale de corruption que la péninsule ait connu. Directement visé, le PP au pouvoir a mis un genou à terre. Profitant de l’occasion, le Parti socialiste (PSOE) a annoncé la présentation d’une motion de censure. Une motion qui, entre négociations, tractations et coups de théâtre, peut faire

Italie : nous parlons avec notre cœur

Face à la grande confusion politique de ces derniers jours, il faut essayer de rester lucide. De raisonner, de lire avec attention. C’est ce que nous essayons de faire, et nombreux sont ceux qui l’apprécient. D’autres nous critiquent : ils voudraient peut-être que nous rangions dans l’une des deux équipes en lice… Celle du front « souverainiste » de droite, 5 Etoiles et Ligue, l’expression du petit patronat italien : raciste, libéral et violent. Ou celle du front « européiste », des banques et des institutions financières, de l’alliance qui de Liberi e Uguali jusqu’à Berlusconi :

Référendum en Irlande : une victoire historique

Jusqu’au référendum du 25 mai 2018, la législation irlandaise en termes d’avortement était particulièrement restrictive : il était interdit, sauf lorsque la vie de la mère était en danger. Cette précision était d’ailleurs largement sans effet dans la pratique : en 2012, on a refusé le droit d’avorter à Savita Happanavar, aux prises avec une septicémie fulgurante, au prétexte que les battements de cœur provenant du fœtus n’étaient pas interrompus. Savita en est morte et le pays en fut tourneboulé. Ce choc a beaucoup contribué à remettre la question à l’ordre du

Syrie et Proche-orient : quelle politique de solidarité avec les peuples de la région ?

Les échanges de tirs de missile entre Israël et les forces des régimes iranien et syrien, la décision de D.Trump de dénoncer unilatéralement l’accord sur le nucléaire passé avec le régime iranien sont les derniers éléments d’une situation régionale de plus en plus tendue. La possibilité d’embrasement régional se concentre sur la Syrie. Ce pays est détruit par la guerre menée par son gouvernement contre son peuple depuis près de 7 ans. Face à cette situation dramatique, c’est la constitution d’un large mouvement de solidarité avec les peuples de la

Venezuela : après la présidentielle…

Le résultat est tombé, Maduro est réélu Président de la République du Venezuela. Il y a quelques mois, j’aurais écrit, République Bolivarienne du Venezuela. Mais, depuis un an, l’assemblée nationale constituante, qui n’a pas encore rendu la moindre proposition constituante, a mis entre parenthèses le cadre juridique progressiste issu du référendum de 1999 : la Constitution Bolivarienne du Venezuela. Le plus difficile, pour la gauche révolutionnaire, est de pouvoir comprendre le détail de la situation. D’ailleurs, nos camarades sur place sont, une fois de plus, divisés sur le meilleur vote

Comment le Labour britannique peut-il arriver au pouvoir ?

Le Labour revient de loin. Après avoir incarné un modèle de reconversion de parti de masse de la classe ouvrière en parti néolibéral « moderne » prônant une « Troisième Voie » entre conservatisme et socialisme avec l’arrivée de Tony Blair à sa tête en 1994, 13 ans d’exercice du pouvoir avaient épuisé le parti. A la fin du mandat de Gordon Brown en 2010, le « New Labour » se retrouva coupé de sa base militante, décrié pour sa mauvaise gestion de la crise financière, empêtré dans différents scandales et fustigé pour son aventurisme en

Clémentine Autain attaque “la diplomatie guerrière” de Macron

En quelques mois, Emmanuel Macron a rendu notre diplomatie plus dépendante que jamais. Notre action est aujourd’hui contrainte par notre appartenance à l’Otan, organisation obsolète qui nous entraîne dans une spirale de provocations et d’intimidations à l’encontre de tout ‘ennemi’ des États-Unis, au mépris de la stabilité du monde. La visite du président à Washington a levé le voile sur sa véritable doctrine internationale : la promotion d’un atlantisme décomplexé. Cette diplomatie guerrière et adossée à un néolibéralisme forcené a conduit notre pays à des situations paradoxales : ­Macron retire