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J’étais, je suis, je serai ! Cent ans après son assassinat, relire Rosa Luxemburg

« Les masses ont été à la hauteur de leur tâche. Elles ont fait de cette ‘défaite’ un maillon dans la série des défaites historiques, qui constituent la fierté et la force du socialisme international. Et voilà pourquoi la victoire fleurira sur le sol de cette défaite. ‘L’ordre règne à Berlin !’ sbires stupides ! Votre ‘ordre’ est bâti sur le sable. Dès demain la révolution se dressera de nouveau avec fracas proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi : j’étais, je suis, je serai ! » Titré « L’ordre règne Lire la suite…

Socialisme ou barbarie ?

Ce texte est tiré d’une brochure écrite par Rosa Luxemburg en prison pendant la Première guerre mondiale, intitulée La crise de la social-démocratie mais connue également sous le nom de Brochure de Junius. La révolutionnaire est alors la première, avec les bolcheviks russes (Lénine commentera d’ailleurs ce texte), à tenter de tirer les leçons de la faillite de la IIe Internationale, en particulier ses sections française et allemande. Ces dernières se révélèrent incapables durant l’été 1914 de s’opposer activement à la marche vers la guerre en mettant en œuvre les moyens qui avaient été Lire la suite…

Un entretien avec Daniel Bensaid sur l’apport de Rosa Luxemburg

L’une, grande dirigeante et théoricienne révolutionnaire, a été assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par des militaires prussiens en pleine révolution allemande. L’autre, dirigeant et théoricien de la 4ème Internationale est décédé à Paris le 12 janvier 2011… Cet entretien a été réalisé par David Muhlmann pour son livre consacré à Rosa Luxemburg : Réconcilier marxisme et démocratie paru aux éditions du Seuil (collection « non conforme ») en mai 2010. Il s’agit là de la dernière interview de Daniel Bensaïd. David Muhlmann : Daniel, vous êtes l’un des penseurs et organisateurs les plus influents Lire la suite…

RIC, souveraineté populaire et Constituante

Le RIC, porté par le mouvement des Gilets jaunes, est le principal vecteur du désir de démocratisation des institutions. Mais un ilot de démocratie est-il possible dans un océan anti-démocratique ? Le RIC ne risque t’il pas de devenir une caisse de résonance de la frustration face à cette impuissance ? Pour atteindre son objectif, le RIC ne doit-il pas s’ancrer dans des institutions qui le partage ? La proposition de grand débat national du gouvernement, avant même son démarrage, a déjà bien du plomb dans l’aile, de la démission Lire la suite…

Désarmement : pistes pour une politique de rupture…

Aussi surprenant que cela puisse paraître, nombre de nos concitoyens qui sont attachés la question de la « paix » entre les peuples, s’accommodent des records d’exportations d’armes françaises… Indication d’un sérieux problème. Plus généralement, une des questions les plus urgentes aujourd’hui est la reconstruction d’un nouvel internationalisme. Toute politique visant à construire une majorité autour d’une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique se trouve confrontée à la complexité du monde, aux crises multiples qui le traversent. Un gouvernement de transformation sociale devrait impulser une bifurcation du rôle de l’État français Lire la suite…

Le référendum révocatoire existe déjà…

La révocation des élu.e.s par les électeurs n’est pas une simple utopie, le droit du travail – c’est-à-dire la loi – consacre de longue date un système de référendum révocatoire pour les représentant.e.s des salarié.e.s, délégués du personnel, comités d’entreprise et aujourd’hui comité social et économique. La révocation des élu.e.s par les électeurs n’est pas une simple utopie,. Elle fut dès l’origine un guide pour la Commune de 1871 : « Attendu que le droit de révoquer les chefs ou mandataires élus est un droit absolu, en République, pour les électeurs […], l’assemblée Lire la suite…

Brésil. Un gouvernement dont la composition traduit des projets à prendre très au sérieux

Le mardi 1er janvier 2019, est entré en fonction l’ancien capitaine de l’armée brésilienne, Jair Messias Bolsonaro, nommé président dans un processus électoral controversé dans lequel son principal opposant, le représentant de Lula da Silva, Fernando Haddad [qui avait perdu des élections à la mairie de São Paulo, en octobre 2016, face au représentant, João Doria, du PSDB, parti historique de la post-dictature, avec un résultat misérable de 17 %] a été battu (avec 44,7 % des suffrages) alors que Lula avait été et restait emprisonné [depuis avril 2018]. Cela suite à un Lire la suite…

Potentialités et perspectives du mouvement des Gilets Jaunes … et de la France Insoumise.

Beaucoup d’analyses sur le mouvement des Gilets Jaunes, souvent intéressantes, ont circulé dans notre mouvance et au-delà.1 Il y a tout lieu de s’en inspirer sans occulter toutefois les questions plus spécifiques qui se trouvent posées aux organisations politiques et à la France Insoumise. Un mouvement social antilibéral En quelques semaines le mouvement des Gilets jaunes est venu bouleverser le paysage social , enrayer un temps au moins la machinerie néolibérale, placer sur la défensive Macron et mettre en crise son gouvernement. Plusieurs traits extrêmement positifs caractérisent ce mouvement inédit : Lire la suite…

Populisme de gauche ou constitution d’un bloc majoritaire écosocialiste ?

La question de l’alternative à la politique macroniste se pose dès maintenant. Sur l’échiquier politique, il n’existe à ce jour que deux alternatives crédibles pour remplacer Macron, le Rassemblement National (RN) et la France Insoumise (FI). Pour éviter une victoire de l’extrême droite, il nous faut construire un bloc majoritaire alternatif. L’heure de l’alternative Les mouvements sociaux du printemps 2018 des cheminots, des étudiants ou sur la ZAD de NDDL, l’affaire Bénalla et maintenant le mouvement des gilets jaunes ont affaibli le pouvoir macroniste. Celui-ci était certes dès le départ Lire la suite…

Le laboratoire andalou, une victoire des idées de droite…

L’élection du 2 décembre est une victoire pour les idées de droite. Le PSOE perd un bastion historique, baisse en voix et se retrouve avec 14 députés de moins. Adelante Andalucia, coalition de Podemos et de Izquierda Unida, unis pour cette élection contrairement à 2014, perd des voix et 3 députés. Il est évident que les 5 % de plus d’abstention viennent de l’électorat de gauche. Le PP continue de manière significative à perdre des voix et des députés. Il représente 20,7 % , alors qu’il représentait 45,5 % en Lire la suite…