RSS

Le rectorat sanctionne l’engagement politique de Myriam Martin !

Myriam Martin, conseillère régionale Occitanie, présidente de la commission éducation, jeunesse à la région, membre de la France Insoumise, a été destinataire ce lundi 7 mai d’un courrier daté du 13 avril 2018 signé par le secrétaire général du rectorat, lui refusant son temps partiel pour l’année prochaine.

Ce refus est incompréhensible et inacceptable. Cela fait deux ans que Myriam Martin est à mi-temps (professeur en LP) afin de pouvoir exercer son mandat d’élue. Dans ce courrier, sans aucune explication, le rectorat refuse le mi-temps et suggère de prendre une décharge de 4h30 maximum, pour faire face à ses obligations d’élue. Cela signifie de cumuler une activité à 80% et le mandat qui l’occupe déjà à temps plein quand on exerce son mandat de manière investie, ce qui devrait être la règle.

De qui donc se moque le rectorat? Des enseignant-e-s, des salarié-e-s qui osent se présenter aux élections? Des élu-e-s qui osent exiger le minimum pour répondre à leurs obligations? Ou bien des deux peut être.
Le rectorat ne connaît donc pas les tâches qui sont celles des enseignant-e-s? Pense-t-il qu’une fois les heures effectuées, le travail est terminé? Pense-t-il qu’être élu-e- « c’est ne rien faire »? Les obligations d’élue de Mme Martin l’obligeront à utiliser les autorisations d’absence pour assister par exemple aux réunions obligatoires de l’institution. ce qui aura pour effet de pénaliser les élèves! Mais le rectorat s’en préoccupe-t-il puisque sa décision rendra impossible pour Mme Martin la gestion de son activité professionnelle et celle d’élue, et privera régulièrement les élèves de cours.

Nous dénonçons une décision qui vise à sanctionner l’engagement politique de Mme Martin, élue France Insoumise, et à l’empêcher d’exercer son mandat.

Dans l’intérêt de la démocratie et des élèves, le rectorat doit revenir sur sa décision arbitraire.

Liem Hoang Ngoc, Myriam Martin, Guilhem Serieys et Jean-Christophe Sellin, élu.e.s de la France Insoumise au Conseil régional Occitanie.