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Ni Orban, ni Macron. A propos de la campagne pour les élections européennes 

Introduction au débat faite par Laurence Lyonnais, candidate sur la liste FI, lors de la réunion nationale Ensemble & Insoumis du 6 octobre 2018.

Nous avons le plaisir de saluer fraternellement les camarades de Podemos, de Potere al popolo , de lalliance Rouge et Verte (Red Green Alliance) qui sont avec nous pour cette réunion. Nous avons beaucoup denthousiasme pour cette discussion de dimension européenne, internationaliste et nous les remercions chaleureusement davoir répondu à notre invitation au nom de notre courant Ensemble et insoumis.

  1. Ni austérité, ni autoritarisme

Dans ce match qui apparaît déjà joué entre libéraux et nationalistes, nous assistons à un jeu malsain et pervers entre les libéraux /ultra libéraux et l’extrême droite nationaliste, dans une surenchère et une opposition de façade qui sont largement surfaites.

Orban a décidé d’ouvrir le jeu en déclarant en juillet quil ne voulait pas « d’une Union Européenne dirigée par la France » et en lançant une pétition sur la question du budget européen et de limmigration. En août, il a tenu une conférence de presse commune avec Salvini.

Macron, de son côté, a annoncé une « rentrée européenne de combat » où il compte bien établir une frontière entre « progressistes et nationalistes, au cœur des enjeux de 2019 ». Cependant, Macron na t-il pas été félicité par Salvini pour avoir refusé d’accueillir lAquarius ? A-t-il fait preuve dune volonté politique réelle et de proposition daccueil et de répartition dignes des migrant.es au sein de lUE et dont la France prendrait pleinement sa part ? Renierait-il les réformes de l’extrême droite autrichienne au pouvoir, qui vient dannoncer la journée de 12h de travail ?

La réalité est que le bilan de lUE et des politiques européennes a produit une rupture entre la représentation politique et les classes populaires et a encouragé tous les replis identitaires les plus inquiétants. Aussi les inégalités, la pauvreté et la précarité, la complaisance fusionnelle envers les lobbies et des firmes transnationales, limpasse énergétique, agricole et climatique, sont autant de points négatifs à mettre au débit d’une Union Européenne qui a désormais fait la preuve de son inefficacité à répondre aux besoins, défis et urgences mais plus encore de ses effets négatifs et destructeurs vis à vis des conditions de vie des salariéEs et des populations.

Et si dans certains domaines, les politiques européennes ont pu représenter un horizon progressiste et permettre des progrès, comme par exemple en Irlande, avec la mise en place d’un salaire minimum, ou également en ce qui concerne les politiques en faveur de l’environnement avec Natura2000 et la directive cadre sur l’eau, ou encore concernant la perspective de genre et l’égalité femmes-hommes, ces avancées même timides sont aujourdhui balayées par le versant ultra libéral du pacte de stabilité, des privatisations et de la concurrence libre et non faussée.

Ces politiques anti sociales et austéritaires ont leur pendant autoritaire et identitaire, parfois mené par les mêmes gouvernements en France, par exemple, le débat sur la déchéance de nationalité et lidentité nationale est conduit par les mêmes et dans le même tempo que les lois travail et des retraites, sous le quinquennat de François Hollande.

L’on assiste donc à un échange darguments et dinfluence entre l’extrême droite et les libéraux, où l’une et lautre peuvent être tour à tour cause et conséquence et salimenter ainsi, avec la possibilité réelle que lunité entre eux se fasse sur les réponses autoritaires (comme cest déjà le cas vis à vis de la question de laccueil des migrants) ou quen la matière et selon lexpression bien connue soit préféré « l’original à la photocopie ».

Il ne fait par ailleurs aucun doute que laccentuation des politiques libérales de creusement des inégalités et démantèlement des services publics saccompagne dun arsenal juridico-policier visant à contenir les populations (fichage..) et les militant.es, processus clairement à l’œuvre depuis Sarkozy et renforcé méthodiquement mandat après mandat depuis.

La réaction des peuples à cette dichotomie montée en épingle peut être observée sur l’érosion de largument du « vote chantage » : par exemple en France lors des duels à l’élection présidentielle où en 2002, le rejet du candidat d’extrême droite avait été de 80% tandis quen 2017 il n’a été que de 60 %.

Toutefois, l’extrême droite a sa dynamique propre et ne peut être réduite au versant « utile et débile » du libéralisme, comme le prouvent les attaques franches contre les droits fondamentaux en Hongrie (interdiction du spectacle Billy Eliot), Danemark (gel des avoirs des réfugiés)… ou encore les propos de Salvini qualifiant les migrants « d’esclaves africains », après avoir rayé de l’état civil les enfants des couples homosexuels.

Également, la question de laccueil des migrants prend une dimension considérable dans la plupart des européens car elle touche aux fondements mêmes des engagements humanistes et égalitaires des mouvements réellement progressistes. Les 15 OOO morts en Méditerranée sont une tache indélébile pour lensemble du continent et nous devons maintenir le devoir daccueil et d’égalité des droits face à l’offensive de l’extrême droite qui, contrairement au discours de Macron qui fait mine de sy opposer, inspire les politiques de fermeture menées par les gouvernements européens dont la France.

Dans ce contexte dun rapport de force dégradé pour le mouvement social, de l’écroulement des partis de gauche dont ceux qui faisaient référence même pour nous, de lignes idéologiques parfois brouillées, il nest pas si simple de se faufiler pour imposer une autre orientation, cest pourquoi linitiative « Maintenant le peuple » apparaît comme une très bonne nouvelle.

  1. « Maintenant le peuple », une bonne nouvelle dans le contexte européen

Depuis le printemps 2018 et dans la perspective des élections européennes de 2019, le regroupement de forces à la fois semblables pour la plupart dans la forme « mouvement » qu’elles se donnent et sur le fond politique de rupture avec les politiques de l’Union européenne hors de la tentation du repli souverainiste se confirme.

Il a été formalisé par une déclaration faite le 12 avril 2018 à Lisbonne1, choix symbolique visant à « laver laffront » de la signature du Traité de Lisbonne au niveau de l’Union européenne (2007) qui entérinait l’écrasement des votes référendaires de la France et de l’Irlande notamment. C’est donc les humiliations subies par les peuples face aux politiques de l’UE et dont l’exemple grec mais aussi espagnol sont sans doute les plus criants, qui sont dans le viseur de la démarche.

Extraits de la déclaration de Lisbonne « Maintenant le peuple » :

« (…) Dans cet esprit d’insoumission face à l’état actuel des choses, de révolte démocratique, de confiance dans la capacité démocratique de nos peuples face au projet défunt des élites de Bruxelles, nous faisons aujourd’hui à Lisbonne un pas en avant. Nous lançons un appel aux peuples d’Europe pour qu’ils s’unissent sur la tâche qui consiste à construire un mouvement politique international, populaire et démocratique pour organiser la défense de nos droits et la souveraineté de nos peuples face à un ordre ancien, injuste et en échec qui nous emmène droit au désastre

Ceux qui veulent la défense de la démocratie économique, contre les grands fraudeurs et le 1 % qui contrôle plus de richesses que tout le reste de la planète ; de la démocratie politique, contre ceux qui font ressurgir les drapeaux de la haine et de la xénophobie ; de la démocratie féministe, contre un système qui discrimine chaque jours et dans tous les domaines de la vie la moitié de la population ; de la démocratie écologiste, contre un système économique insoutenable qui menace la continuité même de la vie sur la planète ; de la démocratie internationale et de la paix, contre ceux qui veulent construire une fois de plus l’Europe de la guerre ; ceux qui partagent la défense des droits humains et des principes élémentaires du bien vivre trouveront dans ce mouvement leur maison.(…) »

A ce jour et pour le moment, car le processus est encore en voie d’élargissement, 6 organisations politiques sont parties prenantes de la démarche  : Podemos (Espagne), le Bloco de Esquerda (Portugal), La France insoumise, L’Alliance rouge-verte (Danemark), le Parti de gauche (Suède) et l’Alliance de gauche (Finlande). Des discussions sont en cours avec le jeune mouvement italien Potere Al Popolo , le Sinn Féin irlandais .

Plusieurs campagnes en commun sont prévues : évasion fiscale, pauvreté, paix (sur proposition de la France Insoumise). Se pose évidemment la question de rendre visibles ces campagnes européennes communes avec les partenaires de Maintenant le peuple.

Pour agréger, cette orientation et de ce mouvement devront réunir un certain nombre de conditions, à commencer par prendre appui sur les mouvements sociaux européens et sur les formations politiques ayant rompu avec le social-libéralisme et les politiques d’austérité et productiviste. Or, pèsent les reniements de la CES et le bilan de l’échec des Forums sociaux européens. Il faut bien constater l’absence de mouvement européen en solidarité avec le peuple grec. Les mouvements sociaux sont dans l’impasse, en situation atomisée, à la fois à la recherche de nouvelles modalités organisationnelles (spontanéité, horizontalité, place des réseaux) et d’unification des revendications sociales et démocratiques (à un moment où l’élévation des acquis sociaux par le biais de l’Union européenne n’est plus à l’ordre du jour). A cela s’ajoute le mouvement pour le climat qui cherche des modalités d’organisation à l’échelle européenne. Ainsi se pose une énième fois la question des rapports entre organisations politiques et mouvements sociaux, et des traductions possibles de ces rapports sur le terrain électoral et sur celui des mobilisations. En France, depuis 2005 et la campagne sur le non au TCE, un tel arc de force n’a pas existé.

Parmi les conditions toujours, le cap de l’unité de combat et de mobilisation contre l’exploitation, avec par exemple l’axe choisi par Potere al Popolo qui répond « les exploités d’abord » face au « les Italiens d’abord » de Salvini.

Au menu encore, le débat qui traverse bon nombre des mouvements cités ci-dessus à savoir « unir la gauche » et/ou fédérer le peuple, ce qui interroge non seulement le registre des références historiques mais aussi celui des modes d’organisation (votes électroniques, plate formes, tirage au sort …).

Enfin, se pose bien sûr en vis à vis critique de la construction européenne actuelle, la perspective en positif d’une refondation d’une Europe de coopération transnationale fondée sur des axes de transformation sociale, démocratique, écologique, et pas sur des frontières géographiques dans un marché commun imposé. Si certainEs d’entre nous peuvent avoir encore en tête la perspective des « Etats unis socialistes d’Europe », il n’en demeure pas moins que ce projet de transformations et de coopérations en positif reste à écrire.

A la souveraineté nationale et à celle – subie – de la concurrence libre et non faussée, ce projet oppose des coopérations à partir de souverainetés choisies : souveraineté démocratique, populaire, alimentaire, des droits sociaux des producteurs associés, renvoyant toutes aux notions de droit et de pouvoir sur nos vies.

  1. L’ampleur de la crise et la prise en compte des dimensions nationales

Si l’on examine l’opinion européenne telle que nous la transmet l’eurobaromètre du premier semestre 20182, on peut avoir la douce impression d’une unification des points de vue des peuples européens. Ainsi se réjouit l’eurobaromètre, un niveau record d’européenNEs (60%) affiche une opinion favorable quant à l’appartenance de leur pays à l’Union européenne. Nul doute que les crises de la dette et les crises internationales renforcent ce sentiment d’une sécurité offerte par l’espace européen. 48% estiment que leur voix compte au niveau européen, et un tiers même que leur vote peut changer le cours des politiques européennes (on suppose qu’il s’agit du même tiers qui connaît la date des élections de 2019 …). Plus révélateur, bien qu’inquiétant, parmi les 3 sujets prioritaires de préoccupations des européenNEs, arrivent 1. La lutte contre le terrorisme 2. L’emploi des jeunes 3. L’immigration. Cet ordre des préoccupations se trouve totalement inversé par rapport à leurobaromètre de 2014 où la lutte contre le terrorisme ne faisait que 7% de préoccupé.es contre 49% en 2018. Enfin et pour sourire un peu, les analystes de l’eurobaromètre notent avec perplexité que 42% des européenNes sont inquiets pour la croissance économique « alors que les indicateurs économiques s’améliorent ». C’est là que les brillants analystes se demandent si ce ne serait pas un effet « miroitant des inégalités perçues à l’échelle nationale ».

Là réside toute la tragédie pour la belle machine européiste, avoir l’impression de tout faire comme il faut et ne pas être plébiscitée par les peuples car en effet, l’idée d’Union européenne au sens « noble » du terme est en crise sous les conséquences des coups de rabot des politiques économiques de libéralisation et de mise en concurrence.

Ces politiques ont évidemment eu des effets différenciés selon les pays et leur niveau de protection sociale ou d’insertion dans les dynamiques de croissance capitaliste. Si la rupture est profonde, aux plans démocratique, social, économique, écologique, entre les intérêts de la technocratie européennes et ceux des peuples, l’appréciation peut donc être nuancée selon les pays d’autant qu’un mode quasi impérialiste a pu être observé entre pays européens, notamment à l’occasion de la crise grecque. Cela ouvre logiquement la voie à des replis, rejets et au retour à la case nationale.

Parce que les expériences nationales ne sont pas réductibles les unes aux autres, il importe donc de repartir des existences et des prises de conscience aux échelons territoriaux, et nationaux pour pouvoir reparler d’un projet européen émancipateur, en prenant garde à ne pas réduire les expériences nationales les unes aux autres et à dévider le fil des effets nationaux de politiques décidées au niveau européen (2 règlements nationaux sur 3 découlent de règles européennes).

S’il on jette un coup d’œil d’ensemble sur l’Union Européenne, la belle harmonie encore vantée le 12 septembre dernier par JC Juncker dans son discours de politique générale « il faut une Europe forte et unie » comme un mantra de la méthode Coué, ressemble davantage à un champ de tiraillements avec un tableau fait de discours d’exits, de rupture, de sécession.

Les jeunes globalement, mais particulièrement les jeunes des pays du sud du continent sont les grandes victimes de la purge libérale et austéritaire. Ils ont à choisir entre précarisation de leur condition de vie, d’étude et de travail ou l’émigration.

L’on peut ainsi voir une sorte de puzzle où le Portugal est en situation de limiter la casse dans le cadre des traités, mais dans une situation sociale très dégradée marquée l’exil de sa jeunesse, que l’Italie annonce un budget ne respectant pas les règles du pacte de stabilité, où un pays a vécu une expérience d’écrasement total et où se négocie un fait totalement inédit, à savoir une expérience de sécession avec le Brexit.

En outre la crise politique des grandes coalitions et des grands partis semble totalement confirmée, et touche même la France et le « renouveau » incarné par le mouvement En marche de la majorité présidentielle puisque la démission du ministre de l’intérieur Collomb vient confirmer la crise de gouvernement amorcée par celle de Nicolas Hulot. Le ministre de l’intérieur dit qu’il ne peut rien pour la sécurité publique, celui de l’écologie rien pour faire face à la crise climatique, et Macron conseille aux chômeurs de traverser la rue pour trouver un emploi et aux retraités d’éviter de se plaindre… C’est l’aveu d’un pouvoir politique démissionnaire et dépossédé au plan économique et en faillite au plan de la légitimité démocratique.

Répondre à ces dimensions de crise implique darticuler dans un programme radical les différents aspects démocratiques, sociaux et écologiques.

  1. Engager une révolution sociale, écologique et démocratique/citoyenne

Plutôt qu’un catalogue de revendications, il nous faut insister sur le sens, la cohérence et l’articulation entre les différentes dimensions des champs visés mais aussi de la spatialité des alternatives.

Or c’est sans illusions sur les institutions européennes et notamment sur les carences démocratiques graves qui entachent de manière consubstantielle le fonctionnement européen que nous nous engageons pour une sortie des traités libéraux de l’Union européenne, ce qui implique d’être soutenus de manière populaire et d’inventer de nouvelles formes participation / délibération, et ce à chaque étape de la campagne bien sûr mais aussi dans les suites de cette dernière. Ce mécanisme peut être envisagé au cours de la campagne via des outils mis en œuvre notamment par Podemos, ou encore ceux des audits citoyens par opposition à l’expertocratie (cf.audits de la dette grecque).

Alternatives

L’état du mouvement social et des mouvements politiques nous impose de travailler à restaurer le « nous voulons » et de l’amener au « nous pouvons », en repartant des conditions d’existence des populations et en leur donnant une visibilité publique. Il est important également d’encourager et de susciter toutes les initiatives qui permettent de l’action commune, de solidarité (cf. exemple de l’école à Marseille repeinte avec les habitants) même si elles apparaissent mineures. Il en va de même avec les expérimentations locales, qu’elles concernent la souveraineté alimentaire, l’économie circulaire et solidaire, les expériences coopératives ou de municipalisme écologique et solidaire. Il faut donner des traductions visibles d’une auto-organisation citoyenne égalitaire et démocratique.

Résistances

Il s’agit aussi de dénoncer la collusion des gouvernants nationaux avec les institutions de l’Union Européenne et se servir de la question européenne pour faire monter la contestation vis à vis des pouvoirs nationaux, qu’ils soient libéraux ou d’extrême droite. Cela implique l’organisation des résistances et des contestations, comme sur la question du pouvoir des lobbies, des firmes et de la finance (indépendance de la Banque centrale européenneetc), résistances qui passent par toute une gamme d’actions à commencer par le « non consentement » et la désobéissance organisés collectivement. Cela répond en outre aux aspirations de reconquête démocratique dans le refus des décisions technocratiques voire autoritaires.

Il nous appartient également de faire le lien entre les résistances et contestations qui existent pour les orienter collectivement et massivement vers un affrontement avec les classes dirigeantes dans la construction d’un rapport de force assumé. C’est pourquoi la campagne de la France insoumise/Maintenant le peuple comporte une dimension référendaire : « infliger une défaite à Macron » lors du scrutin européen de 2019.

Protections des communs

Face aux angoisses ressenties par les peuples et qui peuvent les amener au repli et à la tentation identitaire, nous devons partout et sur tous les plans, incarner et proposer un programme de protections intégrales.

Protection des lanceurs d’alerte, protection des travailleurs contre le dumping social et la directive des travailleurs détachés, protection de l’environnement et des conditions sanitaires, alimentaires d’existence, protection du climat et de la biodiversité, protection des services publics comme garants d’égalité, de progrès, de cohésion et de moyens pour la transition écologique, créations de communs dans les villes et territoires (réseau des villes rebelles, charte des villes accueillantes…), protection et extensions de l’égalité des droits (femmes, LGBTQ…), accueil et protection inconditionnelle des réfugiés et migrants…

Nous pouvons alors promouvoir notre projet écosocialiste, qui met au cœur de sa visée émancipatrice l’articulation de la justice sociale et de la justice environnementale, avec la conviction que toute transition écologique doit être juste socialement pour être durable et que toute révolution sociale doit être durable écologiquement pour servir réellement les exploitéEs.

Nous mesurons bien sûr le haut niveau d’affrontement nécessaire pour imposer avec un soutien populaire massif, les ruptures nécessaires avec l’ordre européen établi. Nous nous appuyons sur la fédération des colères et des aspirations populaires, l’organisation de la désobéissance et la lente et impatiente construction des rapports de force nécessaires pour atteindre nos objectifs.

Laurence Lyonnais.

1 et complétée le 27 juin 2018 à Bruxelles. Voir les textes des déclarations : https://lafranceinsoumise.fr/2018/06/27/le-mouvement-europeen-maintenant-le-peuple-selargit/