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Participons massivement à la déferlante féministe « Nous Toutes » le 24 novembre.

Pour dire « Stop aux violences sexistes et sexuelles », nous marcherons avec « Nous Toutes » partout en France le samedi 24 novembre, veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

A Paris, la manifestation partira de Madeleine à 14h et se dirigera vers République.

Afin de secouer l’opinion publique, réussir une réelle déferlante féministe est l’objectif de « Nous Toutes ».

Un an après l’affaire Weinstein et l’émergence de #Me Too et #Balance ton porc, la lutte contre les violences faites aux femmes est toujours d’une brûlante actualité.

Les violences en quelques chiffres.

En France, en 2017, il y a eu 132 féminicides et pour 2018, la centaine a été dépassée.

254 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol chaque jour en France.

1/3 des femmes ont subi du harcèlement sexuel au travail.

16% de la population a subi des maltraitances sexuelles au cours de son enfance.

1% des viols sont condamnés…..

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle.

La mise en avant du soi-disant consentement des victimes dans plusieurs procès concernant des auteurs de viols sur des mineures de moins de 14 ans, en 2018, illustre dramatiquement une forme de tolérance de la société par rapport aux violences sexistes et sexuelles.

Par ailleurs, la justice requalifie très souvent le viol en agression sexuelle et remet de fait en cause la reconnaissance du viol comme un crime ( loi de 1980).

Partout dans le monde, les femmes se mobilisent.

Au niveau international, la grève massive des femmes en Espagne le 8 mars dernier, la lutte des femmes argentines pour le droit à l’avortement ou celle des étudiantes chiliennes contre les violences sexistes à l’université montrent la détermination des femmes à lutter pour leurs droits et pour en finir avec le patriarcat.

En Amérique latine le mouvement « Ni Una Menos » a mobilisé du Pérou en Argentine en passant par le Guatemala des centaines de milliers de femmes contre les violences sexuelles et sexistes, notamment, ces dernières années, lors de la journée du 25 novembre.

Les propos violemment sexistes mais aussi racistes et homophobes de dirigeants mondiaux comme Trump et maintenant Bolsonaro ne peuvent que renforcer la conviction que les luttes féministes sont intrinsèquement liées au combat contre l’ extrême droite partout où elle s’implante.

La marche des femmes aux USA en janvier 2017 et en janvier 2018 , « pour l’avortement » remis en cause dans plusieurs états et contre «  la guerre contre les femmes » de Trump en est une des illustrations.

Au niveau européen, c’est en Pologne que les femmes se mobilisent depuis trois ans contre les projets de loi réactionnaires concernant l’avortement, entraînant un mouvement de solidarité européen avec des manifestations devant le Parlement européen à Bruxelles et partout en Europe les 28 septembre 2017 et 2018.

Les effets d’annonce d’E. Macron.

En France, après l’élection d’E. Macron, le gouvernement d’E. Philippe a annoncé que l’égalité entre les femmes et les hommes était une grande cause du quinquennat.

Mais, dès l’été 2017, les associations de lutte contre les violences, qui accompagnent les femmes victimes (comme le Planning familial) ont vu leurs subventions remises en cause. Le rétablissement des subventions avant la fin 2017 l’a été suite à l’affaire Weinstein et au mouvement Me Too.

Lutter contre les violences faites aux femmes exige une réelle mobilisation des pouvoirs publics contre les violences faites aux femmes.

Or, on est loin du compte. Le gouvernement a annoncé récemment le déblocage de 900 000 euros ( 15 000 euros pour 60 départements) pour lutter contre les violences faites aux femmes. Dans le même temps plusieurs associations dont l’Association de luttes contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) , malgré une augmentation d’environ 30% des appels téléphoniques et des demandes d’accompagnement, n’ont pas vu leur moyens augmenter. Cette situation a obligé l’AVFT à arrêter son standard quelques semaines début janvier 2018.

Pour répondre à ces nouveaux besoins, le gouvernement et la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, préfèrent mettre en concurrence les associations féministes au lieu d’assurer des subventions pérennes aux associations connues pour leur savoir faire en matière d’accompagnement des femmes victimes de violence. Ainsi Marlène Schiappa traite les associations comme des entreprises : elle fait des appels d’offre pour mettre en place des initiatives contre les violences faites aux femmes, en passant au dessus des associations connues pour leur savoir faire.

Lutter contre les violences sexuelles et sexistes suppose une politique ambitieuse des pouvoirs publics tant en matière de moyens humains que matériels.

Nous exigeons une loi cadre contre les violences qui :

-permette l’application des lois existantes, la protection des victimes ( généralisation de l’ordonnance de protection, mise en place dans tous les département d’un téléphone danger grave comme dans le 93 et la fin de l’impunité des agresseurs)…

-assure dès le plus jeune âge la prévention et l’éducation à l’égalité, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
– met en place la formation des professionnel.le.s aux violences sexuelles et sexistes.

-garantisse que les subventions aux associations remplissant des missions de service public, soient pérennisées et augmentées.

-rétablisse les CHSCT pour exercer leurs prérogatives contre les violences sexistes et sexuelles.

Nous marcherons avec « Nous Toutes » le 24 novembre.

Parce qu’il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal.

Parce que nous exigeons un plan d’urgence contre les violences faites aux femmes.

Parce qu’arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes.

Anne Leclerc

Pétition mise en ligne (http://change.org/jemarchele24),

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