RSS

3ème édition de la Marche pour Adama : un succès et des perspectives

Le 20 juillet 2019 s’est tenu la 3ème édition de la marche pour réclamer justice et vérité pour Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans à Beaumont-sur-Oise, mort dans les mains de la gendarmerie en juillet 2016. Cette 3ème édition a réuni plusieurs milliers de personnes qui ont marché de la gare de Persan-Beaumont au quartier de Boyenval où vivait Adama Traoré pour un meeting suivi d’un concert. Alors que le risque de l’oubli augmente forcément à mesure que les années passent, il est important de relever que la

20 juillet : marche pour soutenir le « combat Adama » et « riposter à l’autoritarisme »

Le 20 juillet 2019 à Beaumont-sur-Oise, cela fera trois ans qu’Adama Traoré est mort assassiné par la police. Trois ans que sa famille et ses proches se soulèvent pour demander la justice et la dignité dans la rue, dans les tribunaux, dans les médias. Trois ans qu’un quartier entier est soumis au harcèlement judiciaire, policier, et aux patrouilles militaires. Le 20 juillet 2019, nous, Gilets jaunes, habitants de quartiers populaires, collectif de soutien aux exilé-e-s, habitants de territoires en lutte, syndicalistes, collectifs écologistes, paysan-ne-s, anti-nucléaires, collectifs antifascistes, organisations nationales, appelons tout le monde

Syndicalistes antiracistes !

  Pari réussi pour cette première édition du Forum Syndical Antiraciste, tant par la participation que par la qualité des débats. En effet, ce sont environ 120 personnes qui ont assisté aux travaux de ce Forum sur l’ensemble de la journée, dont une très large majorité de syndicalistes de Solidaires, de la CGT et de la FSU,  de salarié-e-s issues de l’immigration, syndicalistes ou non, de sans-papiers, notamment du Collectif des Sans-Papiers de Vitry, de représentant-e-s d’association de salariés racisé-e-s: “droit à la différence” à la SNCF, actrice du long

Agir contre l’antisémitisme et tous les racismes

Ces dernières semaines, les faits nous reparlent de l’antisémitisme : une hausse de 74% des actes  contre les Juifs en 2018 ; des croix gammées sur le portrait de Simone Veil ; des insultes évidemment antisémites à l’encontre d’Alain Finkielkraut ; deux cimetières juifs profanés… Il n’est plus possible de nier la réalité du retour de la haine antijuive. Elle se combine à l’existence d’un racisme structurel qui touche les Roms, ainsi que les populations issues de l’immigration postcoloniale qui subissent de multiples discriminations. De plus, le refus de l’accueil des migrant.es participe de ce climat

Un 16 mars bouillonnant

Samedi 16 mars 2019 était le rendez-vous fixé dans toute la France pour, d’une part, la mobilisation pour le climat, et, d’autre part, les Gilets Jaunes. A cela s’ajoutait, à Paris, la marche antiraciste pour les solidarités à Paris. Le premier bilan est celui du succès numérique à commencer par la mobilisation pour le climat : entre 50.000 et 100.000 personnes à Paris (dans tous les cas la plus importante manifestation pour cette cause en France), près de 30.000 à Lyon, 5.000 à Marseille mais aussi dans de très nombreuses localités

Non à la course à l’islamophobie

Pendant que la mobilisation des Gilets Jaunes continue contre la présidence Macron, que le mouvement global contre le dérèglement climatique est en train de conquérir la jeunesse en France, que les affaires illustrant la corruption interne de l’ordre politique français se multiplient… la course à l’islamophobie continue à pleine vitesse. Cette course emprunte plusieurs voies. En France, les musulman-e-s et musulmans continuent à être présenté-e-s de manière récurrente comme la cause de tous les problèmes de ce pays par une grande partie du des politiciens bourgeois et un ramassis de pseudo-intellectuels

De la lutte contre les discriminations

La réalité des discriminations dans notre pays ne fait guère de doute. Et pourtant elles demeurent mal cernées et mal connues. La manière de lutter contre leurs effets délétères est loin de faire consensus, en plus du fait que les valeurs de référence pour cela sont elles-mêmes l’objet de débats vigoureux. Dans cette contribution je me limiterai à l’une des ces discriminations souvent qualifiée « d’ethno-raciale ». En précisant, pour éviter tout faux débat, que de « races » humaines la biologie ne trouve pas trace. Il s’agit donc de la construction sociale correspondante.

Pour une marée populaire antiraciste

Regroupées dans la diversité de leur champ d’intervention, nos organisations – associations, syndicats, organisations de jeunesse, forces politiques – ont été à l’initiative des mobilisations citoyennes « Marée populaire » du 26 mai contre la politique mise en œuvre par le gouvernement, pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte où l’augmentation de la précarité, la persistance d’un chômage de masse, les difficultés quotidiennes auxquelles est confrontée la grande majorité de la population s’accompagnent du développement de pratiques discriminatoires, de la montée du racisme structurel sous

En soutien au Collectif Rosa Parks. Disparaître ensemble, marcher ensemble !

Nous avons entendu l’appel du Collectif Rosa Parks (1) porté par les héritières et héritiers de l’immigration coloniale, dénonçant la persistance du racisme structurel qui frappe notre société. Nous revendiquons d’être leurs alliés et de joindre nos forces aux leurs : le 30 novembre, d’une manière ou d’une autre, nous disparaîtrons. Et le 1er décembre, nous réapparaîtrons et marcherons à leurs côtés. Que nous soyons nous-mêmes descendants d’immigrés ou non, nous estimons que leur combat est le nôtre : comme elles et comme eux, nous sommes excédés de vivre et travailler dans un