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Trump attise la guerre, Macron enregistre un nouvel échec diplomatique…

Décrétant Daesh vaincu, la brusque décision de Donald Trump du retrait des troupes états-uniennes de Syrie est porteuse de graves dangers pour cette région du monde. Elle ne va pas dans le sens d’une démilitarisation de ce pays mais ne peut, au contraire, qu’attiser la guerre.  Ce départ laisse le champ libre à une intervention militaire de grande ampleur contre le Rojava, menée par le régime belliqueux d’Erdogan en Turquie, auquel les Etats-Unis viennent de vendre pour 3,5 milliards de dollars de missiles Patriot. Pourtant cette zone, sous la direction

Baisser d’un ton n’est pas changer de cap….

Dans son allocution télévisée, le Président de la République a avalé un petit bout de son chapeau. Il a changé de ton et annoncé de premières mesures pour tenter d’éteindre l’incendie social. Mais en tendant l’oreille, certains mots ont sonné faux et les mesures déclamées sont à mille lieues des urgences sociales, environnementales, démocratiques. Ne boudons pas ce qui a été arraché. Oui, la mobilisation permet d’obtenir des gains. Mais soyons lucides sur la réalité des mesures mises sur la table et sur l’ampleur des besoins, toujours si profondément insatisfaits.

Gilets jaunes : que la colère se mue en espérance

La première victoire est déjà remportée. Oui, le mouvement des gilets jaunes a déjà réussi à marquer le paysage social, à imprimer le débat public, à faire émerger de nouveaux visages qui posent des mots sur la dureté d’un quotidien si méconnu des sphères de pouvoir. Les colères se répondent en écho. Ici, on entend cette femme qui crie son désespoir parce qu’elle travaille à s’user la santé mais vit dans la pauvreté. Voilà dix ans qu’elle n’est pas partie en vacances. Là, c’est un homme qui raconte face caméra

Le sens des colères….

Le temps est venu des justes colères. Elles viennent enfin perturber le sinistre ordre des choses. En rage contre la vie chère et contre des dirigeants qui les méprisent, les « gilets jaunes » les expriment de manière forte et originale. Infirmières, retraités, ouvriers, étudiants, #NousToutes ne sont pas en reste, manifestant à leur manière. Toutes ces révoltes légitimes traduisent différentes facettes des maux contemporains. Aucune ne devrait être privilégiée. C’est leur jonction, et non leur séparation, qu’il faut penser et nourrir. C’est par la politique que se dira le

Prix du carburant : quand l’anti-social prend le masque écologique

Le 17 novembre prochain, les automobilistes exaspérés par la montée du prix de l’essence et du Gasoil sont appelés à manifester en bloquant les routes. Elue d’un territoire de grande banlieue, je connais bien la dépendance quotidienne à la voiture pour aller travailler, emmener les jeunes au lycée, faire tout simplement ses courses ou des examens médicaux. Je sais, comme vous, que l’achat d’une voiture diesel n’a pas été un acte d’amour pour les particules fines qui empoisonnent nos villes et nos enfants. L’étalement urbain, l’éloignement des services publics, les