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Contre la répression des élus catalans en Espagne

Depuis de longs mois, la situation des responsables politiques catalans perdure. Nous savons que la controverse est vive sur le statut de la Catalogne et l’avenir de l’Espagne, nous en mesurons la solennité des enjeux et notre propos n’est pas de nous immiscer dans ce débat. C’est pourquoi nous avons attendu que soient passées les échéances électorales pour nous exprimer. Aujourd’hui, nous voulons simplement dire notre préoccupation et notre réprobation face à ce qui nous semble porter atteinte aux libertés fondamentales et à l’exercice de la démocratie. En raison de

Etat espagnol. Elections du 28 avril. Premières réflexions

Avec une participation dépassant le 75 %, le PSOE est le principal vainqueur (avec 28,7 % des suffrages, 123 sièges par rapport aux 85 de 2016) face au Parti populaire (PP), qui est sur le seuil d’une crise irréversible (le parti est passé de 137 sièges à 66, avec 16,7 % des voix ; pour la première fois, il est sans représentation au Pays basque et n’a remporté qu’un siège en Catalogne), à Ciudadanos (C’s) (qui passe de 32 à 57 sièges, avec 15,86 % des suffrages, mais ne réalise pas

Catalogne : pour une solution politique ! Liberté pour les prisonniers politiques !

Les aspirations du peuple catalan sont anciennes et se sont manifestées à différentes reprises. Le but de cet article n’est pas de revenir sur la guerre civile et la révolution, n’empêche les curieux pourront y retrouver des partis et bien des aspects présents aujourd’hui. Ils pourront aussi se plonger dans “Hommage à la Catalogne” de Orwell. Pour parler de l’histoire récente, nous pouvons considérer que le processus démarre en 2010 suite au recours du Parti populaire devant le Tribunal Constitutionnel et le rejet par celui-ci des principaux éléments d’un nouveau

Déclaration d’Anticapitalistas

Aujourd’hui, 12 février 2019, débute devant la Cour suprême le procès contre le référendum du 1er octobre 2017. Ce procès vise 12 personnes, membres de différents partis et organisations de la société civile catalane. Nous allons assister dans les prochaines semaines, quoi qu’il en soit, à une véritable affaire de portée générale visant l’indépendantisme dans un procès au caractère nettement politique. • Au-delà du procès, nous ne pouvons pas oublier que la persécution judiciaire ciblant l’indépendantisme catalan touche déjà plusieurs milliers de personnes, soumises à enquête, parmi celles-ci plus de

Catalogne/Etat espagnol. Un procès contre la démocratie

Vendredi 1er février, les neuf prisonniers et prisonnières politiques indépendantistes ont été transférés à Madrid, lançant le compte à rebours final du procès contre la démocratie. Ces neuf personnes font face à des accusations de rébellion, ou de rébellion et détournement de fonds, qui peuvent « coûter » 156 ans de prison. Le même jour, des mobilisations ont commencé en Catalogne. Le matin, lors de leur transfert à Madrid, le soutien aux prisonniers et prisonnières se manifestait sur les routes et l’après-midi il y a eu des rassemblements et des manifestations dans

Catalogne. « Définir une nouvelle stratégie et faire le bilan de l’ancienne »

Le discours du président de la Généralité de Catalogne, Quim Torra, du 4 septembre 2018, suscitait des attentes pour savoir si, ayant consulté Puigdemont, les prisonniers, les partis et les entités indépendantistes, cela allait lui permettre d’annoncer un programme commun. Après l’avoir entendu, aucun de ces acteurs ne l’a critiqué ouvertement, à l’exception de la CUP (Candidature d’unité populaire), mais ils n’ont néanmoins pas pu dissimuler leur manque d’enthousiasme au vu de l’inexistence d’une feuille de route et en constatant qu’il s’agissait d’un accord de circonstances, ou pour le formuler encore mieux,

Répression amplifiée en Catalogne

 Le Parti Populaire a une politique de répression policière et judiciaire, permanente, contre le peuple catalan. Il a porté devant la Tribunal Constitutionnel le « nouveau statut » catalan adopté en 2006 par les parlements espagnol et catalan ainsi que par referendum. Au pouvoir, ces dernières années il a fermé toutes les portes du dialogue et de la négociation avec les gouvernements catalans, avec les forces politiques de l’état espagnol favorables à un referendum négocié. Seule la force a été employée pour empêcher toute évolution. Nous venons d’assister à une véritable escalade