RSS

« L’équilibre avec la nature n’a jamais existé, …»

Tribune. Dans un point de vue paru dans Le Monde, l’éthologue Pierre Jouventin et l’économiste Serge Latouche reviennent sur la crise écologique et ses conséquences dans les rapports entre les êtres humains et la nature (« L’homme peut-il se reconvertir de prédateur en jardinier ? », Le Monde du 30 juillet 2019). Nous partageons avec eux le constat de l’urgence de la situation illustrée entre autres par le fait que le « jour du dépassement », c’est-à-dire le jour où toutes les ressources renouvelables de la planète pour 2019 ont été épuisées, arrive chaque année de

De l’économie du socialisme à la planification écologique

La réflexion sur un calcul économique permettant de prendre en compte les contraintes environnementales pourrait avantageusement se nourrir de débats déjà anciens sur l’économie du socialisme. Le livre d’Eugène Préobrajensky, La nouvelle économique, va faire l’objet d’une nouvelle édition. C’est la rédaction d’une nouvelle introduction à cet ouvrage qui a fait apparaître une continuité possible entre les théories anciennes du socialisme et l’élaboration d’un écosocialisme. Dans son livre, publié en 1926, Préobrajensky cherche à poser en termes théoriques les principes de fonctionnement d’une économie socialiste. Il avance cette belle formule :

Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles »

Les nombreux effets du dérèglement climatique sont sous nos yeux. La non linéarité de ce processus rend les projections futures incertaines, mais il ne fait aucun doute que le modèle économique dominant en est l’une des principales causes. Ancien ingénieur agronome et auteur de L’Impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro défend une alternative écosocialiste : une rupture radicale avec le productivisme — qui a longtemps imprégné les courants socialistes majoritaires. Mais de l’urgence à la catastrophe, il n’est parfois qu’un pas, que la collapsologie franchit sans hésiter : ses partisans vont affirmant que l’effondrement de

Contribution pour une transition écologique, sociale et féministe

Mouvements sociaux en France, appel mondial des jeunes sur le climat, « grand débat » officiel et débats alternatifs menés par des organisations de la société civile… de nombreuses propositions sont publiées en ce moment pour prendre en compte à la fois des inégalités sociales et de l’urgence écologique (1). Même les réunions entre gouvernements de pays riches affichent la lutte contre les inégalités et l’environnement comme des priorités. Ainsi la lutte contre les inégalités sociales et environnementales, l’égalité entre les femmes et les hommes, la préservation du climat et

Le mouvement climat, un espoir en construction

Le 15 mars, une mobilisation inédite a vu le jour. Face à la catastrophe annoncée, environ 1,5 million de jeunes dans le monde sont descendu.e.s dans la rue pour défendre le climat. Pour la première fois, le changement climatique n’a pas fait la une pour ses effets dévastateurs ou pour une énième conférence internationale inutile sur le sujet. Cette fois-ci, c’est la jeunesse qui est entrée en scène pour s’opposer à l’inaction des dirigeants politiques. Une étape a été franchie. Parce qu’il apporte une réponse à la vague réactionnaire mondiale

L’Union Européenne facteur de progrès pour l’environnement ?

Le 26 mai prochain, les élections européennes 2019 auront une dimension particulière, d’abord du fait qu’elles se déroulent avec un scrutin de liste nationale en France mais aussi car elles seront marquées par la double irruption démocratique et écologique. D’une part, la question des choix populaires vis à vis du modèle de coopération entre les peuples européen est clairement posée, le Brexit en est un des symptômes, dans une tension de plus en plus vive entre politiques d’austérité et politiques d’autorité. D’autre part, la prodigieuse et irresponsable défaillance des élites

Mobilisation des jeunes pour le climat

Le Vendredi 15 février s’est déroulée la première journée de mobilisation de la jeunesse scolarisée pour le climat. A l’appel du mouvement « Fridays for Future » initié par la jeune suédoise Gréta Thunberg, des jeunes de nombreux pays réclament des États ,qu’ils s’engagent résolument pour le respect des Accord de Paris et une réduction annuelle de 4 % des émissions de gaz à effet de serre. En France, les organisations étudiantes et de jeunesse soutiennent le projet de « gréve scolaire mondiale » prévu le 15 Mars. Dans ce cadre, plusieurs centaines de

COP24 : pendant la catastrophe, la comédie continue…

La vingt-quatrième Conférence des Nations Unies sur le climat (COP24) vient de se terminer à Katowice, en Pologne. Au lieu de s’appuyer sur le récent rapport spécial du GIEC pour prendre les mesures ultra-urgentes qui s’imposent afin de maintenir le réchauffement au-dessous de 1,5°C par rapport au 18e siècle, la Conférence a péniblement réussi à fixer les règles que chaque Etat devra suivre pour comptabiliser ses émissions de gaz à effet de serre après 2020. Le GIEC est renvoyé à ses chères études, le « rehaussement des ambitions » est remis à