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Climat : l’issue est dans la lutte, pas dans les COP !

L’échec retentissant de la Conférence de Madrid sur le climat jette un éclairage cru sur l’incapacité du système capitaliste de conjurer la menace climatique. Les solutions ne sortiront pas des COP mais de la mobilisation sociale, des luttes des peuples contre l’exploitation et l’oppression. En 25 ans d’existence, les COP n’ont débouché sur aucune mesure efficace et juste pour empêcher la « perturbation anthropique dangereuse » du climat de la Terre contre laquelle les scientifiques mettent en garde depuis des décennies, de façon de plus en plus précise et pressante. Le résultat

Un document de DSA (USA) : “An Ecosocialist Green New Deal : Guiding Principles”

L’humanité est désormais confrontée à une crise existentielle. L’activité humaine est responsable d’un dérèglement climatique désastreux, du 6e avatar d’une extinction de masse à l’échelle de la planète, déclenchant des pertes en matière de biodiversité qui atteignent un point critique. Nous sommes déjà condamnés à un réchauffement climatique qui aura des effets catastrophiques, et nous sommes sur une pente glissante, qui peut mener à notre propre extinction. Le rapport du GIEC de 2018 nous prévient sans équivoque : « sans une transformation sociétale, sans une mise en place rapide de mesures ambitieuses

Travailler deux heures par jour pour sauver le climat

On l’a répété souvent dans ces colonnes : indispensable à court terme pour éviter le cataclysme climatique de la « planète étuve », le passage des fossiles aux renouvelables n’est pas possible sans une réduction substantielle de la production et des transports. Il faut en effet changer complètement de système énergétique, cela demande de gigantesques investissements, ceux-ci sont consommateurs d’énergie et cette énergie, à l’heure actuelle, est à 80% fossile, donc source d’émissions. En d’autres termes : sans réduction très forte dans d’autres secteurs, la transition énergétique fera exploser les émissions de

En défense de Greta Thunberg

La jeune suédoise Greta Thunberg fait face à un déferlement de haine exceptionnel qui se traduit par les attaques machistes les plus viles, les insinuations les plus sordides sur sa santé mentale, les calomnies les plus basses sur son autonomie, et même des appels à peine voilés à la mort(1). Auteur notamment de L’impossible capitalisme vert et de nombreux articles pour Contretemps, Daniel Tanuro revient sur cette campagne qui a commencé immédiatement après que les médias aient monté en épingle l’action de la jeune fille qui accuse les milieux d’affaires d’être responsables du changement climatique et

« L’équilibre avec la nature n’a jamais existé, …»

Tribune. Dans un point de vue paru dans Le Monde, l’éthologue Pierre Jouventin et l’économiste Serge Latouche reviennent sur la crise écologique et ses conséquences dans les rapports entre les êtres humains et la nature (« L’homme peut-il se reconvertir de prédateur en jardinier ? », Le Monde du 30 juillet 2019). Nous partageons avec eux le constat de l’urgence de la situation illustrée entre autres par le fait que le « jour du dépassement », c’est-à-dire le jour où toutes les ressources renouvelables de la planète pour 2019 ont été épuisées, arrive chaque année de

De l’économie du socialisme à la planification écologique

La réflexion sur un calcul économique permettant de prendre en compte les contraintes environnementales pourrait avantageusement se nourrir de débats déjà anciens sur l’économie du socialisme. Le livre d’Eugène Préobrajensky, La nouvelle économique, va faire l’objet d’une nouvelle édition. C’est la rédaction d’une nouvelle introduction à cet ouvrage qui a fait apparaître une continuité possible entre les théories anciennes du socialisme et l’élaboration d’un écosocialisme. Dans son livre, publié en 1926, Préobrajensky cherche à poser en termes théoriques les principes de fonctionnement d’une économie socialiste. Il avance cette belle formule :

Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles »

Les nombreux effets du dérèglement climatique sont sous nos yeux. La non linéarité de ce processus rend les projections futures incertaines, mais il ne fait aucun doute que le modèle économique dominant en est l’une des principales causes. Ancien ingénieur agronome et auteur de L’Impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro défend une alternative écosocialiste : une rupture radicale avec le productivisme — qui a longtemps imprégné les courants socialistes majoritaires. Mais de l’urgence à la catastrophe, il n’est parfois qu’un pas, que la collapsologie franchit sans hésiter : ses partisans vont affirmant que l’effondrement de

Populisme de gauche ou constitution d’un bloc majoritaire écosocialiste ?

La question de l’alternative à la politique macroniste se pose dès maintenant. Sur l’échiquier politique, il n’existe à ce jour que deux alternatives crédibles pour remplacer Macron, le Rassemblement National (RN) et la France Insoumise (FI). Pour éviter une victoire de l’extrême droite, il nous faut construire un bloc majoritaire alternatif. L’heure de l’alternative Les mouvements sociaux du printemps 2018 des cheminots, des étudiants ou sur la ZAD de NDDL, l’affaire Bénalla et maintenant le mouvement des gilets jaunes ont affaibli le pouvoir macroniste. Celui-ci était certes dès le départ