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Etat espagnol : fin de cycle à gauche

La séquence électorale complète qui vient de se dérouler reflète bien la fin du cycle politique ouvert par les “Indignés”, le mouvement du « 15M », les Marées… Ce cycle avait bouleversé l’ensemble du paysage politique en mettant en crise le régime issu de la Transition et en permettant l’émergence de Podemos puis un peu plus tard des confluences gagnantes dans des villes très importantes avec en particulier Madrid et Barcelone. Si la crise politique est forte, avec, à droite un affaiblissement du PP dû au développement de Ciudadanos et à l’apparition

Etat espagnol. De nouveaux pas vers la recomposition du régime

Le panorama qui se dégage suite à la journée électorale du 26 mai 2019 dans l’Etat espagnol [élections européennes, municipales ainsi que dans 11 des 17 communautés autonomes du pays] est complexe et varié, ainsi qu’on peut le vérifier à la lecture des analyses qui sont publiées sur ce site internet [VientoSur.info] ainsi que par les lectures que réalisent ses principaux acteurs et actrices. Cette remarque prend un relief plus prononcé encore si l’on se réfère aux résultats des divers pays de l’Union européenne. Pour ces raisons, je me limiterai à

Etat espagnol. Elections du 28 avril. Premières réflexions

Avec une participation dépassant le 75 %, le PSOE est le principal vainqueur (avec 28,7 % des suffrages, 123 sièges par rapport aux 85 de 2016) face au Parti populaire (PP), qui est sur le seuil d’une crise irréversible (le parti est passé de 137 sièges à 66, avec 16,7 % des voix ; pour la première fois, il est sans représentation au Pays basque et n’a remporté qu’un siège en Catalogne), à Ciudadanos (C’s) (qui passe de 32 à 57 sièges, avec 15,86 % des suffrages, mais ne réalise pas

L’Espagne respire, dans l’attente des prochaines turbulences

Le scénario tant redouté de l’entrée de l’extrême droite au gouvernement n’a pas eu lieu. À l’inverse, le résultat des élections législatives espagnoles du 28 avril marque le retour en grâce de la social-démocratie. Avec 28,7 % des voix, Pedro Sánchez, le leader du PSOE, est le vainqueur incontesté de ce scrutin. Comme au Portugal, et contrairement au reste de l’Europe, la famille socialiste retrouve des couleurs. Toutefois, aucune majorité ne se dégage, confirmant la fragmentation et l’instabilité du système politique espagnol. Le symptôme le plus frappant est l’élection, pour la première

Catalogne : pour une solution politique ! Liberté pour les prisonniers politiques !

Les aspirations du peuple catalan sont anciennes et se sont manifestées à différentes reprises. Le but de cet article n’est pas de revenir sur la guerre civile et la révolution, n’empêche les curieux pourront y retrouver des partis et bien des aspects présents aujourd’hui. Ils pourront aussi se plonger dans “Hommage à la Catalogne” de Orwell. Pour parler de l’histoire récente, nous pouvons considérer que le processus démarre en 2010 suite au recours du Parti populaire devant le Tribunal Constitutionnel et le rejet par celui-ci des principaux éléments d’un nouveau

Déclaration d’Anticapitalistas

Aujourd’hui, 12 février 2019, débute devant la Cour suprême le procès contre le référendum du 1er octobre 2017. Ce procès vise 12 personnes, membres de différents partis et organisations de la société civile catalane. Nous allons assister dans les prochaines semaines, quoi qu’il en soit, à une véritable affaire de portée générale visant l’indépendantisme dans un procès au caractère nettement politique. • Au-delà du procès, nous ne pouvons pas oublier que la persécution judiciaire ciblant l’indépendantisme catalan touche déjà plusieurs milliers de personnes, soumises à enquête, parmi celles-ci plus de

Catalogne/Etat espagnol. Un procès contre la démocratie

Vendredi 1er février, les neuf prisonniers et prisonnières politiques indépendantistes ont été transférés à Madrid, lançant le compte à rebours final du procès contre la démocratie. Ces neuf personnes font face à des accusations de rébellion, ou de rébellion et détournement de fonds, qui peuvent « coûter » 156 ans de prison. Le même jour, des mobilisations ont commencé en Catalogne. Le matin, lors de leur transfert à Madrid, le soutien aux prisonniers et prisonnières se manifestait sur les routes et l’après-midi il y a eu des rassemblements et des manifestations dans

Le laboratoire andalou, une victoire des idées de droite…

L’élection du 2 décembre est une victoire pour les idées de droite. Le PSOE perd un bastion historique, baisse en voix et se retrouve avec 14 députés de moins. Adelante Andalucia, coalition de Podemos et de Izquierda Unida, unis pour cette élection contrairement à 2014, perd des voix et 3 députés. Il est évident que les 5 % de plus d’abstention viennent de l’électorat de gauche. Le PP continue de manière significative à perdre des voix et des députés. Il représente 20,7 % , alors qu’il représentait 45,5 % en

Etat espagnol. Changements et incertitudes pour la fin de l’année

T’imagines-tu un grand sorcier du Ku Klux Klan, portant toutefois un costume et avec des manières de dirigeant d’entreprise, devenir président des États-Unis ? Impossible. C’est comme si Donald Trump arrivait à la Maison Blanche. C’est ainsi, en riant, tranchant, que répondait l’inspecteur afro-américain Ron Stallworth de Colorado Springs (Colorado) au cœur de la montée des droits civiques et du pouvoir noir des années 1960 et 1970. Ce personnage est mis en scène dans le dernier film de Spike Lee, BlacKKKlansman [1]. Ce qui le faisait rire est pourtant arrivé. Et pas seulement Trump. Chaque

Coup de tonnerre en Andalousie

Les élections au Parlement Andalou ouvrent le cycle électoral dans l’Etat espagnol. Ce cycle est de 4 ans. Le 26 mai se tiendront les élections des municipalités, des parlements des autonomies (hors Catalogne, Pays Basque et Galice) et du parlement européen. L’élection est à un tour avec des listes par « provincias » (département chez nous) et une répartition des sièges à partir de 3 %. Les élections au parlement andalou du 2 décembre ont été avancées en raison de la rupture de l’accord majoritaire PSOE – Ciudadanos, de la part de