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Etat espagnol. Le régime, entre détente social-libérale et extrême droite

Après deux mois d’existence du nouveau gouvernement présidé par Pedro Sánchez, il est difficile de trouver des signes de changements allant au-delà d’un adieu à l’ère Rajoy [21 décembre 2011-1er juin 2018], sur un plan plus cosmétique que symbolique. En effet, nous savions déjà qu’en ce qui concerne le noyau dur de la politique d’Etat et de l’UE (Union européenne), dit autrement, l’économie politique, rien ne permettait d’espérer un changement de cap. La ministre de l’économie, Nadia Calviño, l’a clairement établi peu après avoir pris ses fonctions, lorsqu’elle a déclaré: «la confiance des marchés Lire la suite…

Etat espagnol. Le chemin étroit du nouveau gouvernement et les défis d’Unidos Podemos

Le triomphe de la motion de défiance constructive présentée par Pedro Sánchez ce 1er juin et l’expulsion de M. Rajoy [«M punto Rajoy», allusion à la façon dont Podemos et d’autres nomment publiquement l’ancien président du gouvernement en raison de l’apparition de son nom dans des affaires de corruption] de la Moncloa [siège du président du gouvernement à Madrid] constituent sans aucun doute une bonne nouvelle et c’est ainsi qu’elle a été reçue par une large majorité de la société espagnole. Un nouveau scénario politique s’ouvre ainsi, plein d’inconnues et sans susciter de grandes Lire la suite…

Etat espagnol. Communiqué d’Anticapitalistas

Enfin, le Parti populaire (PP) a été délogé du gouvernement central [1]. Sa faiblesse parlementaire [137 députés sur 350, alors qu’entre 2011 et 2015 le PP disposait d’une majorité absolue] et la situation intenable générée par le jugement du cas de corruption «Gürtel» [rendu le 24 mai, deux jours après que le Parlement a adopté le budget 2018, suite à un processus fastidieux de six mois] ont mis un terme à un gouvernement qui s’est montré l’exécuteur fidèle de politiques autoritaires, liberticides et antisociales. Un gouvernement assiégé par la corruption, sans aucun Lire la suite…

Etat espagnol : Rajoy touché mais pas encore (complètement) coulé

Le verdict rendu jeudi 24 mai à l’encontre de l’ancien trésorier national du Parti populaire (PP), Luis Bárcenas, et de 28 autres prévenus a plongé l’Espagne dans l’inconnu. 351 années de prison au total ont été prononcées pour ce qui est le plus grand scandale de corruption que la péninsule ait connu. Directement visé, le PP au pouvoir a mis un genou à terre. Profitant de l’occasion, le Parti socialiste (PSOE) a annoncé la présentation d’une motion de censure. Une motion qui, entre négociations, tractations et coups de théâtre, peut faire Lire la suite…