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Réflexions sur la crise espagnole….

L’état espagnol connait, avec la Catalogne, la crise politique la plus sérieuse depuis le Transition. Les peines lourdes subies par les dirigeants de l’ANC, d’Omnium et les membres du gouvernement catalan ont approfondi encore cette crise du régime issu de la transition de 1978.  Il est évident que la gauche française est en dessous de tout, incapable même d’écrire une pétition nationale de soutien aux prisonniers politiques. Il est vrai que nous retrouvons ce recul de l’internationalisme sur la Grèce, la Syrie, les Kurdes…. mais nous pouvons toujours espérer un

Procès des indépendantistes Catalans : Pedro Sanchez la honte !

Ça y est le verdict est tombé dans le procès des 12 indépendantistes catalans, 9 parmi ces derniers sont condamnés à des peines allant de 9 à 13 ans de prison! Nous dénonçons ces procès politiques, dignes d’une époque sinistre de l’Espagne, celle du franquisme. Encore une fois il ne s’agit pas de prendre parti pour ou contre l’indépendance, mais de défendre les droits démocratiques dont celui des droits des peuples à disposer d’eux mêmes et le refus de la répression. La réponse à la situation Catalane est politique. En

Catalogne. Des condamnations visant les droits fondamentaux

La Cours suprême a condamné les douze dirigeants du procès à 104 ans et six mois de prison pour les crimes de sédition et de détournement de fonds (12 à 13 ans), de sédition (de 9 ans à 12 et six mois) et de désobéissance (1 an et 8 mois). Ce faisant, elle a accepté la thèse fondamentale du procureur de l’Etat, dépendant du gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), et rejeté celle du juge d’instruction Pablo Llarena et du parquet, qui a demandé une condamnation pour rébellion et des peines encore plus

Le marais politique espagnol

« Le manque de signification de la politique dans son ensemble a été confirmée par l’impasse dans laquelle certaines questions politiques particulières sont plongées. » (Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ?) Il y a des années, sous la dictature franquiste, la maison d’édition Ruedo Ibérico, établie à Paris, a publié un livre de Gerald Brenan intitulé Le Labyrinthe espagnol [1]. Si l’historien anglais devait penser à un titre décrivant la situation politique de l’Etat espagnol entre 2015 et 2019, il utiliserait peut-être le terme «marais» pour la décrire. Beaucoup des idées contenues dans l’ouvrage écrit par

Contre la répression des élus catalans en Espagne

Depuis de longs mois, la situation des responsables politiques catalans perdure. Nous savons que la controverse est vive sur le statut de la Catalogne et l’avenir de l’Espagne, nous en mesurons la solennité des enjeux et notre propos n’est pas de nous immiscer dans ce débat. C’est pourquoi nous avons attendu que soient passées les échéances électorales pour nous exprimer. Aujourd’hui, nous voulons simplement dire notre préoccupation et notre réprobation face à ce qui nous semble porter atteinte aux libertés fondamentales et à l’exercice de la démocratie. En raison de

Etat espagnol. L’agonie du gouvernement de coalition. Et maintenant quoi ?

L’échec de l’investiture de Pedro Sánchez à la présidence du gouvernement [jeudi 25 juillet], avec seulement 124 voix pour, 155 contre et 67 abstentions, signifie sans aucun doute la frustration des espoirs qui, bien que limités, avaient été suscités après le 28 avril [élections législatives, lors desquelles le PSOE avait obtenu 28,68% des suffrages et 123 sièges et Unidas Podemos 14,31 % et 42 sièges]. Non seulement parmi les électeurs de gauche, mais aussi parmi la majorité de ceux qui ont voté pour les forces souverainistes périphériques. En outre, actuellement,

Etat espagnol : fin de cycle à gauche

La séquence électorale complète qui vient de se dérouler reflète bien la fin du cycle politique ouvert par les “Indignés”, le mouvement du « 15M », les Marées… Ce cycle avait bouleversé l’ensemble du paysage politique en mettant en crise le régime issu de la Transition et en permettant l’émergence de Podemos puis un peu plus tard des confluences gagnantes dans des villes très importantes avec en particulier Madrid et Barcelone. Si la crise politique est forte, avec, à droite un affaiblissement du PP dû au développement de Ciudadanos et à l’apparition

Etat espagnol. De nouveaux pas vers la recomposition du régime

Le panorama qui se dégage suite à la journée électorale du 26 mai 2019 dans l’Etat espagnol [élections européennes, municipales ainsi que dans 11 des 17 communautés autonomes du pays] est complexe et varié, ainsi qu’on peut le vérifier à la lecture des analyses qui sont publiées sur ce site internet [VientoSur.info] ainsi que par les lectures que réalisent ses principaux acteurs et actrices. Cette remarque prend un relief plus prononcé encore si l’on se réfère aux résultats des divers pays de l’Union européenne. Pour ces raisons, je me limiterai à

Etat espagnol. Elections du 28 avril. Premières réflexions

Avec une participation dépassant le 75 %, le PSOE est le principal vainqueur (avec 28,7 % des suffrages, 123 sièges par rapport aux 85 de 2016) face au Parti populaire (PP), qui est sur le seuil d’une crise irréversible (le parti est passé de 137 sièges à 66, avec 16,7 % des voix ; pour la première fois, il est sans représentation au Pays basque et n’a remporté qu’un siège en Catalogne), à Ciudadanos (C’s) (qui passe de 32 à 57 sièges, avec 15,86 % des suffrages, mais ne réalise pas

L’Espagne respire, dans l’attente des prochaines turbulences

Le scénario tant redouté de l’entrée de l’extrême droite au gouvernement n’a pas eu lieu. À l’inverse, le résultat des élections législatives espagnoles du 28 avril marque le retour en grâce de la social-démocratie. Avec 28,7 % des voix, Pedro Sánchez, le leader du PSOE, est le vainqueur incontesté de ce scrutin. Comme au Portugal, et contrairement au reste de l’Europe, la famille socialiste retrouve des couleurs. Toutefois, aucune majorité ne se dégage, confirmant la fragmentation et l’instabilité du système politique espagnol. Le symptôme le plus frappant est l’élection, pour la première