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Le Mur 30 ans après : il y avait des alternatives…

Plombés par la crise et la répression, les régimes de parti unique étaient voués à disparaître, mais bien des alternatives auraient pu naître sur les décombres du mur de Berlin. L’imposition du modèle néolibéral n’était pas inéluctable et des voies nouvelles restent à inventer à l’heure de la crise climatique. L’analyse de Catherine Samary. Le Courrier des Balkans (CdB) : La chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989 et la rapidité de la dislocation du « socialisme réel » qui a suivi semblent avoir pris tout le monde de court, y

Élections européennes, enseignements d’un scrutin continental

Les élections européennes qui se sont tenus du 23 au 26 mai dernier ont profondément bouleversé le champ politique européen. Le rejet de l’Union européenne s’est traduit par l’affaiblissement des deux principales familles politiques, les chrétiens-démocrates et les socialistes. Dans le même temps, des forces politiques jusque là secondaires, ont gagné en importance mettant à mal la stabilité de l’édifice européen. D’autant plus qu’entre le Brexit et les incertitudes qui pèsent sur l’économie, la période à venir s’annonce agitée. Passage en revue des principaux enseignements du scrutin. L’Union européenne, une

Contribution au débat dans la FI après les élections européennes

Refondation et rassemblement En février dernier, Jean Luc Mélenchon a fait le constat que la FI ne pouvait, seule, constituer une majorité politique, et a proposé par la suite de franchir une nouvelle étape de rassemblement après les élections européennes, en formulant le projet d’une Fédération populaire. Le constat était juste à l’époque, il l’est encore plus aujourd’hui après ce score décevant le 26 mai. Quant au projet, il était et reste à définir : s’agit-il d’un simple élargissement de la  FI ? D’un nouveau mouvement agrégeant plus largement, incluant outre des

Avant que la poussière ne retombe…

Démocrite, selon Aristote, estimait que les poussières que l’on voit dans les raies de lumière sont les atomes du feu et de l’âme. Pas question donc de laisser retomber la poussière : dans les raies de soleil peut être pouvons nous saisir des éléments de compréhension de la situation et des résultats de la France Insoumise dans laquelle nous nous sommes pleinement investis. Pas question de laisser retomber non plus nos forces qui restent déterminées dans les buts communs. Passées quelques courtes semaines après le scrutin européen, je souhaite revenir sur

Rassembler oui, mais comment ?

Tout d’abord un regret : peu de choses dans ces débats post électoraux sur la situation internationale. Pourtant les nuages s’accumulent : risques de nouvelle crise financière, escalade de la guerre commerciale, extra territorialité du droit américain et sanctions économiques barbares contre les peuples, accords de libre-échange (CETA, UE/MERCOSUR etc..) aux conséquences sociales très lourdes notamment dans l’agriculture, bruits de bottes au Proche Orient, le tout dans un chaos géopolitique mondial. Il serait bon de sortir un peu de l’hexagone. Car si les derniers résultats électoraux sont très préoccupants, ils sont

Elargir la focale…

Il me semble qu’avant d’en venir à l’analyse de l’échec qui fut le nôtre, il importe d’élargir la focale. 1. Quand la gauche radicale est en recul dans toute l’Europe, c’est qu’il se passe quelque chose de plus vaste que des perquisitions chez Mélenchon. A l’exception du PT belge. Lequel, tout en restant très anti UE, a mis de l’eau dans son vin sur cette question précise, et surtout se réclame explicitement de la gauche et du communisme. Et, plus modérément, l’Alliance Rouge et Verte au Danemark. Donc “vive la

Sur notre échec aux élections européennes

Le résultat aux Européennes est une douche froide pour tous ceux qui, militant-es et sympathisant-es FI, s’attendaient à bien mieux. Les dernières semaines de campagne laissaient en effet espérer voir la FI se maintenir, à minima, à son niveau des législatives. La campagne semblait en effet avoir pris de l’ampleur, portée par une tête de liste faisant très bonne figure à la télévision. Cette fin de campagne satisfaisante rend difficile l’analyse de l’échec final, qu’il faut expliquer par d’autres facteurs que la simple dynamique des dernières semaines de campagne. Sur

Une défaite, pas un désastre

Avant de se lancer dans des jeux de reconstruction politique, on peut commencer par essayer d’analyser les nouvelles conditions concrètes de la lutte des classes qui sont en train d’émerger en France et une partie de l’Europe. La victoire de Macron en 2017, confirmée cette année, et la déroute de la droite classique sont une preuve que nous avons changé d’adversaires, et peut-être un signe ( encore un peu tôt pour l’affirmer avec certitude ) que la bourgeoisie a achevé une phase de mutation profonde, on pourrait même dire de

Portugal : le Bloco confirmé comme troisième force

Avec une participation similaire à celle des derniers scrutins européens – abstention de 65 % – le PS et la somme des deux partis de droite maintiennent quasiment inchangés leurs résultats obtenus en 2014, lorsque le PSD et DS gouvernaient et appliquaient alors le mémorandum de la troïka, allant ensemble dans les scrutins européens. Le Bloco avec 10% double sa représentation à Bruxelles. Défaite de la droite à la veille des élections législatives Avec 33,4 % des voix et neuf députés (un de plus qu’en 2014), le PS a pu

Réflexions sur les jours d’après

L’après 26 mai 2019 pourrait être simple : les gauches qui ont postulé aux suffrages pour les élections européennes ont été tellement en concurrence (alors qu’une partie des listes disaient des choses semblables ou non contradictoires) qu’elles devraient raisonnablement en tirer la conclusion qu’il faut discuter. Notamment face au danger des droites extrêmes et des néolibéraux. Mais l’effort subjectif pour dépasser les postures qui durent depuis plus d’un an sera vraiment considérable et coûteux.  Selon toute vraisemblance, une médiation sera nécessaire pour parvenir à un débat constructif. On peut aussi espérer que dans