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« Il n’y a pas de modèle social et fiscal européen, mais un choc entre deux modèles »

Ouf ! La réunion des dirigeants des Etats de l’Union européenne (UE) n’a finalement pas accouché d’une souris. Le plan de relance qui vient d’être décidé est une avancée politique et institutionnelle très importante. Elle doit beaucoup au revirement d’Angela Merkel. Qui aurait dit que l’Allemagne allait faire volte-face et accepterait non seulement de mutualiser des dettes mais aussi de promouvoir un mécanisme de subventions entre les Etats membres ? Un tabou est tombé, celui du refus de principe de toute solidarité financière entre les Etats membres face à la crise. Pour

Union européenne. « Sauver les meubles sans éteindre le feu »

Les 17, 18, 19 et 20 juillet derniers ont été le théâtre d’un marathon de journées parfaitement dramatisées par les chefs de gouvernement européens et mises en relief par les médias. Il semblait que l’Union européenne (UE) se refondait, que sa politique économique changeait et que les pays du Sud étaient sauvés de l’abîme grâce au Fonds de reconstruction. Un peu de distance peut nous permettre de mesurer la portée réelle du récent Conseil européen et, pour ce qui est de l’Espagne, d’évaluer les résultats. À cette fin, une bonne

Indignation de la délégation France insoumise après le Conseil Européen

Initialement prévu sur deux jours, le Conseil Européen aura finalement duré quatre jours et quatre nuits de négociations. Il a donné le triste spectacle d’une Union européenne dominée par l’esprit de compétition, la concurrence et l’égoïsme étroit d’une poignée d’Etats membres. Son résultat est une très mauvaise nouvelle pour les peuples européens. Les subventions atteignent péniblement 390 milliards d’euros, en deçà de la proposition de 500 milliards d’Emmanuel Macron et Anglea Merkel et bien loin des 2000 milliards réclamés par le Parlement européen et par le commissaire français Thierry Breton

« Sur l’annulation des dettes publiques détenues par la BCE….»

L’économiste Jean Pisani-Ferry, dans sa chronique au Monde du 16 mai « Annuler la dette, c’est toujours en transférer le fardeau à d’autres », s’en prend à celles et à ceux qui préconisent que la Banque centrale européenne [BCE] pourrait sans dommage aucun annuler les dettes publiques qu’elle détient. Rappelons que, à la suite de sa politique d’achat de titres publics, la BCE, par l’intermédiaire des banques centrales nationales, détient un pourcentage important de la dette publique des Etats membres de la zone euro. Il note à juste titre que, face à l’effondrement économique qui nous guette, « ce

Les fourmis contre les cigales : la revanche de la Cour constitutionnelle allemande

Ce mardi 5 mai 2020, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a rendu un arrêt qui risque bien de faire date. Par sept voix contre une, les juges constitutionnels allemands viennent, en effet, de rejeter les très nombreuses plaintes qui avaient été déposées par des eurosceptiques allemands contre le programme de rachat de titres, initié par la BCE en 2014 et élargi aux titres souverains en mars 2015. En évitant aux taux d’intérêts de diverger excessivement entre pays membres, ce programme-ci avait au moins permis d’éviter l’explosion en vol de la

Covid-19 : nos 25 propositions pour sortir de la crise au niveau européen

La crise du Covid-19 éclaire d’une lumière crue les impasses de la construction européenne. Le culte de l’austérité a lourdement affaibli nos systèmes de soins et nos hôpitaux publics. Notre souveraineté dans la production des médicaments et des équipements sanitaires a été détruite au nom de la concurrence libre et non faussée et de l’aveuglement libre-échangiste. Le refus de toute harmonisation par le haut des droits des travailleurs et de toute forme de protectionnisme solidaire a favorisé les délocalisations, notamment des secteurs les plus stratégiques. Le manque d’ambition  environnemental et

Le Mur 30 ans après : il y avait des alternatives…

Plombés par la crise et la répression, les régimes de parti unique étaient voués à disparaître, mais bien des alternatives auraient pu naître sur les décombres du mur de Berlin. L’imposition du modèle néolibéral n’était pas inéluctable et des voies nouvelles restent à inventer à l’heure de la crise climatique. L’analyse de Catherine Samary. Le Courrier des Balkans (CdB) : La chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989 et la rapidité de la dislocation du « socialisme réel » qui a suivi semblent avoir pris tout le monde de court, y

Élections européennes, enseignements d’un scrutin continental

Les élections européennes qui se sont tenus du 23 au 26 mai dernier ont profondément bouleversé le champ politique européen. Le rejet de l’Union européenne s’est traduit par l’affaiblissement des deux principales familles politiques, les chrétiens-démocrates et les socialistes. Dans le même temps, des forces politiques jusque là secondaires, ont gagné en importance mettant à mal la stabilité de l’édifice européen. D’autant plus qu’entre le Brexit et les incertitudes qui pèsent sur l’économie, la période à venir s’annonce agitée. Passage en revue des principaux enseignements du scrutin. L’Union européenne, une

Contribution au débat dans la FI après les élections européennes

Refondation et rassemblement En février dernier, Jean Luc Mélenchon a fait le constat que la FI ne pouvait, seule, constituer une majorité politique, et a proposé par la suite de franchir une nouvelle étape de rassemblement après les élections européennes, en formulant le projet d’une Fédération populaire. Le constat était juste à l’époque, il l’est encore plus aujourd’hui après ce score décevant le 26 mai. Quant au projet, il était et reste à définir : s’agit-il d’un simple élargissement de la  FI ? D’un nouveau mouvement agrégeant plus largement, incluant outre des

Avant que la poussière ne retombe…

Démocrite, selon Aristote, estimait que les poussières que l’on voit dans les raies de lumière sont les atomes du feu et de l’âme. Pas question donc de laisser retomber la poussière : dans les raies de soleil peut être pouvons nous saisir des éléments de compréhension de la situation et des résultats de la France Insoumise dans laquelle nous nous sommes pleinement investis. Pas question de laisser retomber non plus nos forces qui restent déterminées dans les buts communs. Passées quelques courtes semaines après le scrutin européen, je souhaite revenir sur