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Le référendum révocatoire existe déjà…

La révocation des élu.e.s par les électeurs n’est pas une simple utopie, le droit du travail – c’est-à-dire la loi – consacre de longue date un système de référendum révocatoire pour les représentant.e.s des salarié.e.s, délégués du personnel, comités d’entreprise et aujourd’hui comité social et économique. La révocation des élu.e.s par les électeurs n’est pas une simple utopie,. Elle fut dès l’origine un guide pour la Commune de 1871 : « Attendu que le droit de révoquer les chefs ou mandataires élus est un droit absolu, en République, pour les électeurs […], l’assemblée

Potentialités et perspectives du mouvement des Gilets Jaunes … et de la France Insoumise.

Beaucoup d’analyses sur le mouvement des Gilets Jaunes, souvent intéressantes, ont circulé dans notre mouvance et au-delà.1 Il y a tout lieu de s’en inspirer sans occulter toutefois les questions plus spécifiques qui se trouvent posées aux organisations politiques et à la France Insoumise. Un mouvement social antilibéral En quelques semaines le mouvement des Gilets jaunes est venu bouleverser le paysage social , enrayer un temps au moins la machinerie néolibérale, placer sur la défensive Macron et mettre en crise son gouvernement. Plusieurs traits extrêmement positifs caractérisent ce mouvement inédit :

Back to basics

La porte de l’avenir s’est entre-ouverte, même si nul ne sait à quoi il va ressembler. Ni quelles seront les conséquences du mouvement des Gilets Jaunes. Mais l’effet de souffle vient remettre au centre de la réflexion théorique le marxisme et la lutte des classes. Revenir aux bases… Depuis des décennies maintenant qui osait se réclamer du marxisme et de la lutte de classes se voyait couvrir de ridicule et finissait symboliquement cloué en Place de Grève. Cette place où se joue, comme le disait Althusser dans son style inimitable,

Gilets jaunes, réflexions sur le moment actuel

Le mouvement des gilets jaunes est totalement inédit. Imprévu et imprévisible, il pose une série de questions qui, pour n’être pas totalement nouvelles, n’en sont pas moins reconfigurées. Ce mouvement a posé des problèmes fondamentaux qui ne sont pas résolus. Le mouvement des gilets jaunes permet de confirmer que l’histoire est création de l’inédit, c’est-à-dire, comme l’avait parfaitement vu Castoriadis, « capacité de faire émerger ce qui n’est pas donné ni dérivable, combinatoire ou autrement, à partir du donné »[1]. Imprévu et imprévisible, il pose une série de questions qui, pour n’être pas

Paris : appel unitaire à converger avec la manif des gilets jaunes du samedi 15/12

Le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l’ensemble de la politique sociale et fiscale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur de revendications concrètes et d’une exigence démocratique fondamentale : ce n’est pas à une petite minorité de privilégiés de décider

Le fond de l’air est jaune

Soulèvement populaire pour la justice fiscale et le pouvoir d’achat, les gilets jaunes cristallisent la convergence de toutes les colères contre Emmanuel Macron et, au-delà, le capitalisme néolibéral mondialisé dont il est le nom. De l’événement gilets jaunes ou de la structure du macronisme, qui va digérer l’autre ? Le simple fait que la question se pose est déjà extraordinaire. Un examen de clinique politique rudimentaire ne peut que renforcer le constat. L’arrogance de classe présidentielle et sa proximité avec les milieux financiers ont beaucoup contribué à faire monter la pression dans

Justice sociale, justice climatique : c’est un changement de cap qu’il faut imposer

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur·es, universitaires ou artistes appellent à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes. Le mouvement des gilets jaunes met dans le débat public l’ensemble de la politique sociale du gouvernement. Plus largement ce sont les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies qui sont en cause. Fins de mois de plus en

Et maintenant….

Ce samedi 1er décembre, en fermant les Champs-Élysées, Christophe Castaner a créé les conditions d’un affrontement violent. Il est probable que le dispositif cherchait à concentrer celui-ci place de l’Etoile, place fermée, puis ouverte selon les moments. La violence des GJ a largement débordé les éventuels groupes organisés. Des milliers de GJ étaient prêts à l’affrontement. Des vidéos sur les réseaux sociaux des GJ avaient appelé à s’équiper (lunettes, masques, gants…), appel largement entendu. L’objectif de Castaner a été rempli. Les incidents ont redoublé. Mais le dispositif a été largement

Après le 1er décembre….converger toutes et tous ensemble !

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de gilets jaunes sont mobilisé-es contre la politique d’injustice sociale du gouvernement, avec le soutien massif de la population qui n’accepte plus une politique de classe et de mépris du peuple au seul service des plus riches. Par sa capacité d’auto organisation et sa radicalité cette mobilisation populaire semble aujourd’hui en capacité d’agréger de multiples colères. Hermétique à leurs revendications, le gouvernement est responsable du climat de quasi fureur générale. Sa seule réponse, c’est la répression policière aveugle. Le patronat en arrière plan commence à s’inquiéter

Gilets jaunes : un bilan d’étape

Au moment où ce texte est rédigé (28/11/18) le mouvement des Gilets jaunes se cherche un avenir. Mais il a déjà un passé et son bilan est éminemment positif. Bien sûr, les dérapages (homophobes, sexistes, etc) toujours inadmissibles, pèsent lourd dans la balance. Mais cela ne change pas la portée de l’événement. Nous étions englués jusqu’au cou dans la préparation d’échéances électorales, à commencer par celle des européennes, à continuer par celle des municipales. Coup de tonnerre dans un ciel pas si serein que ça, le mouvement des Gilets jaunes