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Insoumis-es blessé-es mais pas mort-es

Un pouvoir qui s’en sort bien, une extrême droite toujours très menaçante et un gros revers pour la liste de la France insoumise, la potion des européennes 2019 est dure à avaler. Sans nier ces éléments, il y a aussi des raisons d’espérer et de poursuivre le combat. Première mauvaise nouvelle, même si sa liste arrive en seconde position, Macron s’en sort bien. Il garde la possibilité d’aggraver encore la politique libérale ultra-agressive qu’il conduit depuis 2017. Comme un symbole, le prix de l’essence à la pompe vient d’ailleurs de retrouver

Échecs et refondation

Pour faire un bilan et se projeter dans l’avenir, il me semble nécessaire d’élargir la focale dans trois directions : (1) embrasser les dynamiques électorales de 2014 à 2019, (2) analyser les dynamiques à l’échelle européenne, (3) inclure dans l’analyse les luttes sociales. Ce bilan ouvre un débat stratégique salutaire. Au sein de la France Insoumise, le débat a été lancé par Clémentine Autain dans le Nouvel Obs[1] et Raquel Garido dans Regards[2]. Mais ce débat questionne plus largement tous les militants de la gauche et de l’écologie politique, mais aussi

« La gauche n’a pas disparu dans ce pays »

Les partis socialistes qui s’en sortent le mieux aujourd’hui en Europe sont ceux qui ont « fait un tournant à gauche », explique le sociologue et militant Christophe Aguiton au lendemain des élections européennes.  Auteur de La gauche du XXIe siècle (La Découverte, 2017), Christophe Aguiton, l’un des fondateurs de l’organisation altermondialiste Attac, est enseignant en sciences sociales à l’université Paris-Est. Il livre son analyse sur l’état de la gauche en France et en Europe, au lendemain des élections européennes. Un sentiment d’impasse semble toucher toute la gauche. Serait-elle morte ? Elle doit faire face à la conjonction de

La France insoumise, un échec qui vient de loin

Depuis l’échec de La France insoumise (LFI) à l’élection au Parlement européen, le débat est engagé sur les causes de cette déconfiture. Plusieurs explications sont avancées tant par les soutiens du groupe dirigeant de LFI que par des commentateurs. Pour les premiers, la cause serait entendue : l’échec serait dû à la fois à une campagne électorale qui aurait entretenu l’ambiguïté sur la question de l’Union européenne et au fait que le choix de la tête de liste ne permettait pas d’avoir une campagne «disruptive» qui aurait permis de prolonger le «dégagisme»

Le syndrome de Humpty-Dumpty

Comme beaucoup, je tente d’analyser les raisons de notre échec aux élections européennes et je cherche des pistes pour continuer le combat. Dans toute défaite, il y a des causes qui ne dépendent pas de nous et d’autres si. Les premières sont les moins polémiques, mais c’est sur les secondes que nous avons le plus de prise.D’abord, il y a la faiblesse du mouvement social. Les manifestations répétées de Gilets jaunes ont beau porter un message politique fort, elles ne menacent pas le pouvoir économique. Pour ça, il faut des

Waterloo morne plaine

« Soudain, joyeux, il dit “Grouchy” (La France Insoumise) ! C’était Blücher (EELV)! L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. » LFI a subi lors de ces élections une triple défaite : son propre score, le maintien au même niveau d’un PS qui devait disparaître et bien sûr la montée d’EELV. Il faudrait de longs développements pour montrer à quel point cette formation ne joue pas dans la société française le rôle qu’elle prétend, mais ce n’est pas le sujet du moment. Les questions essentielles portent sur l’échec de LFI et

Clémentine Autain tire les leçons des Européennes

Pour « l’Obs », la députée LFI de Seine-Saint-Denis tire les leçons de l’échec aux Européennes. Elle remet en cause la stratégie du «clash » et le clivage peuple-élite. La France Insoumise connaît un sérieux revers en récoltant à peine 6,3%. Comment l’expliquez-vous ?  C’est en effet une défaite cinglante. La FI ne retrouve que 36% des électeurs de 2017 pour Jean-Luc Mélenchon, alors que 57% des électeurs de Macron ont choisi aux européennes LREM et 78% de ceux de Marine Le Pen ont hier voté RN. Nos électeurs n’ont

Quelle démocratie pour la France Insoumise ?

L’affaire Thomas Guénolé donne à nouveau l’occasion à nos adversaires politiques de taper sur la France Insoumise, accusée de mener un procès stalinien. Que n’auraient-ils pas dits si les instances de FI avaient, au contraire, ignoré les accusations dont il fait l’objet ? D’après les informations dont je dispose (en gros, celles qui sont publiques), il me semble que ces instances ont fait ce qu’elles avaient à faire et la réaction indignée de Thomas Guénolé ressemble à celle d’un courtisan éconduit, soudain prompt à fustiger un système qui jusque là lui