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Irlande du Nord : inquiétudes à la frontière

Le Brexit est dans tous les esprits et toutes les conversations en Irlande, des deux côtés d’une frontière qui a physiquement disparu depuis le processus de paix. Rappelons qu’en cas de « hard Brexit », sans accord avec Bruxelles, cette frontière serait rétablie. Il s’agirait dès lors non seulement d’une frontière entre la République d’Irlande et le Royaume Uni mais aussi entre l’Union Européenne et le reste du monde. La frontière orientale de l’UE est un exemple de ce à quoi une « hard border » pourrait ressembler : de la Norvège jusqu’à la Mer

Le Brexit et l’indépendance de l’Ecosse

Au-delà des rapports entre le Royaume-Uni et les autres pays de l’Union européenne, le Brexit a réactivé certaines questions nationales. A commencer, naturellement, par la question irlandaise : dénommé « backstop » ou « filet de sécurité », le dispositif envisagé est censé empêcher la montée des tensions consécutive à la déclinaison locale du rétablissement des frontières entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni, à savoir le rétablissement de la frontière entre la République d’Irlande (membre de l’UE ) et l’Irlande du Nord. Mais le Brexit impacte également l’Ecosse. En 2014, lors d’un référendum, l’indépendance de

Congrès travailliste : Jeremy Corbyn renforcé

La conférence annuelle (note 1) du Parti travailliste (Grande-Bretagne) s’est tenue fin septembre. Jeremy Corbyn a, à nouveau, renforcé da position au sein du parti. Après l’élection de Corbyn comme chef du Parti en septembre 2015 puis sa réélection un an plus tard, c’est une nouvelle défaite pour l’aile droite du Parti travailliste, particulièrement influente au sein du groupe parlementaire et de la bureaucratie syndicale (note 2). Cet épisode est d’autant plus significatif qu’il vient après une campagne extrêmement violente, menée par les Conservateurs, la droite du Parti travailliste et les

Comment le Labour britannique peut-il arriver au pouvoir ?

Le Labour revient de loin. Après avoir incarné un modèle de reconversion de parti de masse de la classe ouvrière en parti néolibéral « moderne » prônant une « Troisième Voie » entre conservatisme et socialisme avec l’arrivée de Tony Blair à sa tête en 1994, 13 ans d’exercice du pouvoir avaient épuisé le parti. A la fin du mandat de Gordon Brown en 2010, le « New Labour » se retrouva coupé de sa base militante, décrié pour sa mauvaise gestion de la crise financière, empêtré dans différents scandales et fustigé pour son aventurisme en

Grande-Bretagne, le moment Corbyn

Les choses politiques en Grande-Bretagne ont bien sûr partie liée à l’état du mouvement social et syndical, son dynamisme, ses formes et ses axes thématiques, ses articulations dans le champ intellectuel et éditorial, et ainsi de suite. Avant d’en venir à certains aspects au moins de ces questions dans la période actuelle, une précision ou un rappel est peut-être nécessaire quant à ce qui structure le champ politique par le haut. Lors des principales élections, les législatives (tous les cinq ans), le système électoral britannique fonctionne sur la base d’un