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Menace de guerre en Méditerranée orientale

Une guerre gréco-turque destructrice en Méditerranée orientale n’est pas l’issue la plus probable des affrontements dans la région, mais c’est un scénario dont les perspectives ont été récemment évoquées. Dans les eaux situées au sud du complexe insulaire grec du Dodécanèse [archipel regroupant 160 îles, pour la plupart inhabités], au sud de l’île de Crète et autour de Chypre, les flottes de guerre des deux États se font constamment face. Tandis que de puissants navires de guerre américains et français sont en permanence présents dans les mêmes eaux. En même

2015: le gouvernement de Syriza et le référendum, cinq ans après

Après les élections de 2019, lorsque Kyriakos Mitsotakis a succédé à Alexis Tsipras au gouvernement, la « nouvelle normalité » se présentait comme une continuation en douceur du précédent mandat. Après quatre ans et demi « au pouvoir » d’un parti qui a insisté pour se faire appeler « Gauche radicale », en Grèce, les capitalistes se sont sentis plus en sécurité que pendant la panique de 2015 (quand ils se sont précipités pour transférer des dizaines de milliards d’euros à l’étranger). Le troisième mémorandum (validé par l’Eurogroupe en août

Retour à Athènes

Les éditions Syllepse avaient programmé la sortie de l’ouvrage d’Éric Toussaint – « Capitulation entre adultes » (1) – pour le mois de mars 2020. Depuis, nous avons connu le confinement, la fermeture des librairies, l’absence d’activités publiques militantes qui, bien souvent, sont autant d’occasions… d’acheter des livres. Les notes qui suivent visent donc essentiellement à convaincre que ce livre constitue une contribution essentielle aux débats qui traversent la gauche et que, en conséquence, il est possible et même indispensable de l’acheter et, surtout, de le lire ! Un brin provocateur, le

Grèce. La crise des réfugié·e·s à la frontière entre la Grèce et la Turquie

La situation aux frontières terrestres entre la Grèce et la Turquie, dans la région [située à l’extrémité nord-est de la Grèce] autour de la rivière Evros, est devenue tragique Le gouvernement de Kyriákos Mitsotakis (Nouvelle Démocratie), en place depuis début juillet 2019, a fermé la frontière et a déployé à Evros une force impressionnante. Elle est composée de bataillons militaires, de forces de police, de patrouilles de gardes-frontières et de certaines forces navales spécialisées dans le « refoulement » des immigrant·e·s aussi bien sur la mer que sur des rivières.

Grèce. La crise, la défaite de la gauche, le gouvernement de droite

Traditionnellement, lors de la Foire internationale de Thessalonique (FIT) [1], les gouvernements grecs présentent leurs programmes et leurs perspectives. Cette année, Kyriakos Mitsotakis [2] était à l’honneur. Le leader ultra-libéral de Nouvelle Démocratie jouit toujours du confort de la victoire politique de son parti lors de l’élection du 7 juillet 2019. Nouvelle Démocratie (ND), avec 39,8 % des voix, a élu 158 députés, remportant la majorité des 300 sièges du Parlement et donc la possibilité d’un gouvernement autonome [échappant à la nécessité d’une coalition]. Bien que la perspective de la défaite de Syriza et

Grèce : la défaite programmée de Syriza

A la suite des élections européennes, qui montraient une nette avance de la liste Nouvelle Démocratie (ND, droite ultra-libérale et autoritaire) sur celle de Syriza, le parti au pouvoir, Alexis Tsipras (1) avait décidé la tenue d’élections législatives anticipées. On en connaît aujourd’hui le résultat : Nouvelle Démocratie remporte largement (2) le scrutin avec 39,85% des voix. Grâce à ses 158 députés, Nouvelle Démocratie dispose donc de la majorité absolue et, à la différence de tous les gouvernements précédents, le parti de droite n’aura pas besoin d’une coalition avec d’autres partis

Grèce : interview de Stathis Kouvelakis

Professeur de philosophie politique au King’s College de Londres, Stathis Kouvelakis revient pour Politis sur les causes de la défaite de Syriza aux élections législatives du 7 juillet, et ce qu’annonce le retour de la droite au pouvoir. Ex-membre du comité central de Syriza, parti qu’il a quitté après la signature du troisième mémorandum d’austérité (août 2015) entre la Grèce et ses créanciers, Stathis Kouvelakis juge sévèrement l’exercice du pouvoir d’Alexis Tsipras, auquel les électeurs ont mis fin dimanche lors d’élections législatives anticipées. En récoltant 31,5 % des voix, Syriza

Premières notes sur les élections en Grèce

Il faut être clair : c’est un désastre encore pire que ce à quoi s’attendaient les plus pessimistes. D’abord, the big picture: Syriza est sévèrement sanctionné, Tsipras a annoncé des élections anticipées pour la fin juin, pour limiter autant que possible les dégâts. La com’ maniée jusqu’à la nausée par le gouvernement et ses médias et les « mesures sociales » sentant bon les « petits cadeaux » préélectoraux n’y auront donc pas changé grand-chose : l’électorat a sanctionné une équipe qui a appliqué sans faillir pendant près de quatre ans un troisième mémorandum austéritaire. Les propos tenus

Grèce. La fin de l’alliance de SYRIZA avec les « Grecs indépendants – ANEL »

Déclaration de la Gauche ouvrière internationaliste (DEA) Suite au fiasco des manœuvres politiciennes des Tsipras et Kammenos, une « union contre nature », celle de la constitution du gouvernement de SYRIZA avec les «Grecs indépendants – ANEL», arrive à sa fin. Cette alliance gouvernementale fut décisive en 2015, pour la réussite du projet de l’oligarchie grecque, des créanciers et du groupe dirigeant constitué autour d’Alexis Tsipras, projet de neutralisation de la dynamique politique du radicalisme ouvrier et populaire, manifestée lors des élections de janvier 2015 et confirmée par la grande victoire