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L’occupation de la place Tiananmen en 1989 en Chine

Le 4 juin 1989, l’armée a brisé dans le sang le plus grand mouvement de contestation que la Chine ait connu après l’engagement des réformes post-maoïstes une décennie plus tôt. L’écrasement de ce mouvement – à Pékin et en province – initié par l’occupation de la place Tiananmem [1] a porté un coup très dure aux résistances sociales et démocratiques – dégageant la voie à une véritable contre-révolution bourgeoise. Ainsi, en 1992, l’homme fort du Parti communiste [2], Deng Xiaoping a pu prononcer, à l’occasion d’un voyage dans le sud du pays, un

Il y a 148 ans, mai 1871 : l’écrasement de la Commune de Paris

« Il n’y a eu ni conciliation ni transaction. La solution a été brutale. Ça été de la force pure (…) La solution a redonné confiance à l’armée, qui a appris, dans le sang des communeux, qu’elle était encore capable de se battre (…) et les saignées comme celle-ci, en tuant la partie bataillante d’une population, ajournent d’une conscription la nouvelle révolution. C’est vingt ans de repos que l’ancienne société a devant elle, si le pouvoir ose tout ce qu’il peut oser en ce moment. » Ces termes qui témoignent d’un grand

Avril 1969 : il y a cinquante ans, la naissance de la Ligue Communiste

C’est près d’un an après Mai 68, lors du week-end prolongé de Pâques 1969, que se tient le congrès de fondation de la Ligue Communiste. Détail qui, aujourd’hui, peut surprendre  : le congrès se déroule à Mannheim, une ville moyenne de ce qui était alors la République fédérale allemande (Allemagne de l’Ouest). Il s’agit ainsi de déjouer d’éventuelles mesures de répression de la part du gouvernement et de la police. En effet, les deux principales organisations parties prenantes de cette initiative politique, la Jeunesse Communiste Révolutionnaire (JCR) et le Parti

Mars 1904, il y a 115 ans, le tournant de l’affaire Dreyfus

C’est en effet en mars 1904 que commence le processus qui aboutira deux ans plus tard à l’annulation de la condamnation d’Alfred Dreyfus, puis à sa réhabilitation. L’Affaire En décembre 1894, à huis clos, le Conseil de Guerre condamne le capitaine Dreyfus, pour haute trahison, à la dégradation et à la déportation en Guyane. Il est accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne. Il est dégradé et envoyé au bagne. Très rapidement, l’État-major est mis au courant du fait que les « preuves » qui ont servi de base à la condamnation de

Février 1962 : Charonne, crime policier, crime d’État

Il y a désormais plus d’un demi-siècle – 57 ans, précisément – que la répression policière a provoqué la mort de huit manifestants (1) au Métro Charonne, le 8 février 1961. Organisée par le Parti communiste et la CGT, cette manifestation avait pour objectif de protester contre les crimes de l’OAS (2) et de réclamer la paix en Algérie, notamment grâce la reprise et à l’accélération du processus de négociation entre le gouvernement français et les combattants algériens. Au début de cette année 1962, les commandos de l’OAS multiplient les attentats

J’étais, je suis, je serai ! Cent ans après son assassinat, relire Rosa Luxemburg

« Les masses ont été à la hauteur de leur tâche. Elles ont fait de cette ‘défaite’ un maillon dans la série des défaites historiques, qui constituent la fierté et la force du socialisme international. Et voilà pourquoi la victoire fleurira sur le sol de cette défaite. ‘L’ordre règne à Berlin !’ sbires stupides ! Votre ‘ordre’ est bâti sur le sable. Dès demain la révolution se dressera de nouveau avec fracas proclamant à son de trompe pour votre plus grand effroi : j’étais, je suis, je serai ! » Titré « L’ordre règne

Socialisme ou barbarie ?

Ce texte est tiré d’une brochure écrite par Rosa Luxemburg en prison pendant la Première guerre mondiale, intitulée La crise de la social-démocratie mais connue également sous le nom de Brochure de Junius. La révolutionnaire est alors la première, avec les bolcheviks russes (Lénine commentera d’ailleurs ce texte), à tenter de tirer les leçons de la faillite de la IIe Internationale, en particulier ses sections française et allemande. Ces dernières se révélèrent incapables durant l’été 1914 de s’opposer activement à la marche vers la guerre en mettant en œuvre les moyens qui avaient été

Un entretien avec Daniel Bensaid sur l’apport de Rosa Luxemburg

L’une, grande dirigeante et théoricienne révolutionnaire, a été assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par des militaires prussiens en pleine révolution allemande. L’autre, dirigeant et théoricien de la 4ème Internationale est décédé à Paris le 12 janvier 2011… Cet entretien a été réalisé par David Muhlmann pour son livre consacré à Rosa Luxemburg : Réconcilier marxisme et démocratie paru aux éditions du Seuil (collection « non conforme ») en mai 2010. Il s’agit là de la dernière interview de Daniel Bensaïd. David Muhlmann : Daniel, vous êtes l’un des penseurs et organisateurs les plus influents

Toujours à propos de Pétain…

Dans un de ses récents messages sur l’actualité, « L’itinérance en panne sèche. Le 17, vive le blocage ! », Jean-Luc Mélenchon aborde les propos de Macron sur Pétain lors de son itinérance pour le centenaire de 14-18. Dans son commentaire, l’argumentation à propos de Pétain contient une formule importante qui me parait ambigüe. Militant d’Ensemble, ayant soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon et présent dans un groupe d’action France Insoumise depuis janvier 2017, je voudrais expliquer mon inquiétude. Jean-Luc Mélenchon critique à juste titre la honteuse déclaration de Macron sur Pétain

Pétain, un vrai salopard !

Macron espérait se relancer avec sa tournée du centenaire de 14-18. C’était assez bien vu, mais c’est raté. D’abord parce que la crise sociale s’est invitée, avec les revendications sur le pouvoir d’achat et le prix de l’essence, avec la mobilisation des ouvriers de Renault, criant à Macron : « Vous n’êtes pas le bienvenu ». Mais aussi parce que le président jupitérien s’est pris les pieds dans le tapis à propos de Pétain, à qui un hommage devait être rendu en même temps qu’aux autres maréchaux français. Hommage qu’a justifié Macron, avant de