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Marseille : quatrième marche contre le mal-logement

A Marseille, samedi 26 janvier, la mobilisation pour le logement digne a franchi une nouvelle étape. C’était la 4e marche après les évènements dramatiques de la rue d’Aubagne en novembre dernier. Les deux premières, « la marche de la dignité » et la « marche de la colère », avaient été initiées par le « Collectif du 5 novembre » constitué par les victimes des effondrements au cœur du quartier Noailles et les premier.es délogé.es. Le cadre de mobilisation s’est maintenant considérablement élargi et structuré, rassemblant de très nombreuses associations d’habitant.es de tous les quartiers populaires de

Noailles se meurt, Marseille est en colère.

C’est le 5 novembre au matin que les immeubles des 63 et 65 rue d’Aubagne à Marseille se sont écroulés, entraînant par la suite l’effondrement d’un 3e immeuble et l’évacuation de tout l’îlot. Mais c’est bien avant que tout s’est joué. Expertises, contre-expertises, pompiers, évacuation, puis : « Rentrez chez vous, tout va bien ! ». Le bilan est de huit morts et 834 personnes ont été évacuées d’urgence, dans des hôtels, des logements de fortune. Une immense colère s’est emparée de la ville. Elle couvait depuis des années, elle a explosé. L’abandon des

Requalification de la Place Jean Jaurès à Marseille : les raisons de la colère !

Depuis le 29 octobre, un mur de plus de 2.5m, protégé par six cars de CRS, encercle la plus grande place de Marseille. Je reviens en détail sur ce dossier qui a conduit à cette situation kafkaïenne. Organisée autour de la place Jean Jaurès, la Plaine est un quartier symbolique de Marseille. Depuis des décennies, tous les mardis, jeudis et samedis, la place était le lieu d’un des plus grands marchés de la ville. Les soirs, le quartier, compris entre la place Jean Jaurès et le cours Julien, est très animé