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Le marais politique espagnol

« Le manque de signification de la politique dans son ensemble a été confirmée par l’impasse dans laquelle certaines questions politiques particulières sont plongées. » (Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ?) Il y a des années, sous la dictature franquiste, la maison d’édition Ruedo Ibérico, établie à Paris, a publié un livre de Gerald Brenan intitulé Le Labyrinthe espagnol [1]. Si l’historien anglais devait penser à un titre décrivant la situation politique de l’Etat espagnol entre 2015 et 2019, il utiliserait peut-être le terme «marais» pour la décrire. Beaucoup des idées contenues dans l’ouvrage écrit par

Etat espagnol. L’agonie du gouvernement de coalition. Et maintenant quoi ?

L’échec de l’investiture de Pedro Sánchez à la présidence du gouvernement [jeudi 25 juillet], avec seulement 124 voix pour, 155 contre et 67 abstentions, signifie sans aucun doute la frustration des espoirs qui, bien que limités, avaient été suscités après le 28 avril [élections législatives, lors desquelles le PSOE avait obtenu 28,68% des suffrages et 123 sièges et Unidas Podemos 14,31 % et 42 sièges]. Non seulement parmi les électeurs de gauche, mais aussi parmi la majorité de ceux qui ont voté pour les forces souverainistes périphériques. En outre, actuellement,

Etat espagnol. De nouveaux pas vers la recomposition du régime

Le panorama qui se dégage suite à la journée électorale du 26 mai 2019 dans l’Etat espagnol [élections européennes, municipales ainsi que dans 11 des 17 communautés autonomes du pays] est complexe et varié, ainsi qu’on peut le vérifier à la lecture des analyses qui sont publiées sur ce site internet [VientoSur.info] ainsi que par les lectures que réalisent ses principaux acteurs et actrices. Cette remarque prend un relief plus prononcé encore si l’on se réfère aux résultats des divers pays de l’Union européenne. Pour ces raisons, je me limiterai à

L’Espagne respire, dans l’attente des prochaines turbulences

Le scénario tant redouté de l’entrée de l’extrême droite au gouvernement n’a pas eu lieu. À l’inverse, le résultat des élections législatives espagnoles du 28 avril marque le retour en grâce de la social-démocratie. Avec 28,7 % des voix, Pedro Sánchez, le leader du PSOE, est le vainqueur incontesté de ce scrutin. Comme au Portugal, et contrairement au reste de l’Europe, la famille socialiste retrouve des couleurs. Toutefois, aucune majorité ne se dégage, confirmant la fragmentation et l’instabilité du système politique espagnol. Le symptôme le plus frappant est l’élection, pour la première

Etat espagnol. Accord sur le budget général de l’Etat : ombres et lumières

Le document Accord du budget général de l’État 2019: un budget pour un état social conclu entre le gouvernement du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez et le groupe parlementaire confédéral d’Unidos Podemos/En Comú Podem/En Marea suppose, s’il est mis en œuvre, une amélioration des conditions d’existence, sur certains aspects importants, de larges secteurs de la population. Les obstacles qui se dressent sur le chemin de l’adoption de ce budget général (PPGG-Presupuestos Generales) sont nombreux. Il s’agit d’obtenir l’accord de la Commission européenne, le soutien des forces nationalistes et indépendantistes