RSS

Contre la retraite par points : l’universalisation par le salaire socialisé

Et si on GENERALISAIT vraiment le REGIME GENERAL ? Avec un taux de remplacement universel à 75% et à 60 ans ? La manière dont Macron et Delevoye défendent leur projet de bouleversement du système des retraites demande une contre-offensive idéologique et politique. Il y a la question du montant futur des retraites (qui sera la première question pour tout le monde), mais aussi l’architecture institutionnelle du régime, présenté comme universel et égalitaire. Ne rien dire sur ces questions laisse le champ libre à l’offensive adverse. L’argumentaire ci-dessous s’efforce de

Réforme Delevoye : un projet régressif

Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a rendu public en juillet son rapport « Pour un système universel de retraite » qui est basé comme prévu sur un système par points. On peut lui reconnaître un redoutable savoir-faire en matière de communication : il réussirait (presque) à faire passer ce projet de retraite qui génèrera des économies sur le dos des salarié·es et des retraité·es pour un système renforçant l’équité, protégeant mieux les plus fragiles et réduisant les inégalités. Après avoir rappelé la situation actuelle, ce texte se propose

Retraite par points : plus équitable, vraiment ?

Depuis 1993, les réformes successives des retraites ont été menées au nom de l’équilibre financier des régimes. Aujourd’hui que le déficit des caisses est en voie de résorption – au prix de la baisse du niveau des pensions et du départ plus tardif en retraite -, c’est la recherche de l’équité qui est invoquée pour justifier une nouvelle réforme. Le projet est de transformer le système actuel par annuités en un régime par points, à vocation universel, qui remplacera les 42 régimes actuels (base et complémentaires). L’objectif annoncé est qu’« à

Retraite, le basculement ?

Depuis des décennies, les réformes, ou plutôt les contre-réformes, des retraites s’enchainent, la première datant de 1993 avec Edouard Balladur à la manœuvre. L’objectif réel, non affiché évidemment, est de faire baisser le niveau des pensions. Face à l’augmentation du nombre de retraités et au déficit prévu des caisses de retraites, et alors que l’emploi et l’activité économique étaient en berne, il s’agissait ainsi d’éviter toute augmentation de cotisations sociales qui aurait pu remettre en cause le partage de la richesse produite entre salaires et profits. Pour cela, les gouvernements