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11 mai : priorité à la santé ! Un revenu pour toutes et tous !

La crise du Coronavirus est loin d’être terminée. Mais peut-être une première étape s’achève-t-elle en France avec la perspective de la fin du confinement. Le confinement ne peut être maintenu sur une longue durée, pour des raisons sociales et économiques évidentes. Mais il faut organiser le déconfinement pour qu’il soit possible dans des conditions optimales sur le plan sanitaire, ce qui nécessite le respect du droit de retrait sur les lieux de travail là où la protection sanitaire n’est pas respectée. Ecartons d’emblée l’illusion qu’on pourrait atteindre les 60% d’immunité

Les très dangereuses incohérences d’Emmanuel Macron

Nous resterons donc confinés jusqu’au 11 mai. À partir de cette date, les crèches et les écoles seront progressivement ré-ouvertes. Ce sont des lieux de contagion par excellence et, d’ailleurs, ce furent les premiers fermés au début du confinement car les enfants propagent le plus le virus. Auront-ils les moyens d’assurer la protection ? Sans aucune annonce précise en matière de production de masques et de tests, Emmanuel Macron évoque les gestes barrières qui y resteront nécessaires. Dans une classe de 25 ou 35 élèves, il va vraiment falloir pousser les

Une crise sanitaire qui sert de révélateur social et politique

Ce qui se dessine derrière la crise sanitaire du Covid 19 et les bouleversements politiques et économiques qu’elle entraine déjà, c’est aussi une crise idéologique majeure pour les partisans du néolibéralisme. Cette crise vient en effet mettre à nu, rendre visible, l’absurdité d’un système où pour le profit de grandes multinationales, les médicaments et les produits de santé essentiels sont fabriqués et transportés aux 4 coins de la planète au mépris de la souveraineté sanitaire sur ces biens essentiels et des impératifs de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est

Le néo-libéralisme contaminé

La nouveauté de la situation actuelle réside dans la mécanique infernale qui s’est enclenchée. En 2008, c’est la sphère financière qui avait allumé la mèche, en se transmettant à la sphère productive. Aujourd’hui, c’est l’inverse: l’activité économique est en partie à l’arrêt et ce freinage brutal revient, tel un boomerang, impacter la finance ; et cette implosion de la finance va venir en retour aggraver la récession. L’effondrement de la pyramide financière Il y a cependant un lien avec la crise précédente. Toutes les politiques menées depuis 2008 ont en

Covid-19 : nos 25 propositions pour sortir de la crise au niveau européen

La crise du Covid-19 éclaire d’une lumière crue les impasses de la construction européenne. Le culte de l’austérité a lourdement affaibli nos systèmes de soins et nos hôpitaux publics. Notre souveraineté dans la production des médicaments et des équipements sanitaires a été détruite au nom de la concurrence libre et non faussée et de l’aveuglement libre-échangiste. Le refus de toute harmonisation par le haut des droits des travailleurs et de toute forme de protectionnisme solidaire a favorisé les délocalisations, notamment des secteurs les plus stratégiques. Le manque d’ambition  environnemental et

Ils ne confineront pas notre colère

J’ai beau avoir lues et relues dans la journée ces ordonnances, rien de rien sur les réquisitions d’entreprises, les nationalisations nécessaires. Pas le début d’un plan pour produire ce dont nous avons besoin comme matériels pour les hôpitaux et pour nous protéger collectivement – notamment celles et ceux qui travaillent dans des secteurs essentiels. En revanche, ces ordonnances sont carabinées pour détruire le Code du travail, avec la semaine de 60 heures autorisée et des remises en cause impressionnantes de conquis sociaux. Les 48h maximum imposées par les normes européennes

Je repose mes questions au gouvernement…

Il faut voir l’ambiance dans l’Assemblée nationale déserte, où seuls une poignée de députés et deux ou trois ministres siègent pour les questions au gouvernement… À un mètre au moins les uns des autres et sans partager les micros… Vigilance… Dans la salle des quatre colonnes qui grouille habituellement de journalistes et d’élus, seul BFM avait dépêché une équipe. Il est vrai que l’Assemblée fut un véritable foyer épidémique et que les mesures de confinement, les gestes barrière, doivent y être respectées. Je veux dire avec force combien la démocratie