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Cause de la crise financière ou élément détonateur ?

Les grands médias affirment de manière simplificatrice que la chute généralisée des bourses de valeur est provoquée par le coronavirus. Or, ce n’est pas l’épidémie qui constitue la cause de la crise ; elle n’en est qu’un élément détonateur. Tous les facteurs d’une nouvelle crise financière sont réunis depuis plusieurs années, au moins depuis 2017-2018. Dans cette atmosphère saturée de matières inflammables, une étincelle pouvait à tout moment provoquer une explosion financière. La chute des cours boursiers était prévue bien avant que le coronavirus fasse son apparition. Le cours des actions et le prix des titres de

État espagnol : interview d’une militante anticapitaliste

À la date du 20 mars, plus de 1 000 personnes étaient mortes de la Covid-19 dans l’État espagnol, ce qui en fait le quatrième pays après la Chine, l’Italie et l’Iran en nombre de morts et en nombre de personnes infectées. Près d’un tiers des personnes infectées se trouvent à Madrid et rien n’indique que cela va s’arrêter, bien que le Premier ministre Pedro Sanchez (Parti socialiste) ait décrété le confinement pour tout le pays plus tôt dans la semaine. Dans cette interview, Laia Facet, l’une des animatrices de

Jour d’avant, jour d’après

La crise sanitaire majeure renvoie d’abord au mode de développement induit par le capitalisme productiviste. Comme l’a noté Sonia Shah, dans un article récent du Monde diplomatique[1], « avec la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, nous avons offert à ces microbes des moyens d’arriver jusqu’au corps humain et de s’adapter ».  La destruction des habitats des animaux ont détruit les barrières biologiques protectrices des êtres humains et a entrainé « une probabilité accrue de contacts proches et répétés avec l’homme, lesquels permettent aux microbes de passer dans notre corps, où, de bénins, ils deviennent

Crise du Covid-19 : résignation ou colère ?

« Beaucoup de certitudes, de convictions seront balayées » a déclaré en début de semaine le chef de l’état. Comment doit-on interpréter les propos d’Emmanuel Macron ? Doit on s’en inquiéter ? il faut plus que jamais aujourd’hui se demander ce que signifie cette déclaration et ce qui peut en découler. Ces propos peuvent entrer en résonance avec le projet de loi d’urgence lié au coronavirus, présenté à l’assemblée jeudi 19 mars, et du coup légitimer notre inquiétude. D’abord ce projet de loi autorisera le gouvernement à légiférer au sujet d’une certain nombre de

L’avertissement du virus

Le virus nous parle. Il nous dit que nous avons besoin de solidarité, de générosité et de mesure. Il nous dit que l’austérité, la privatisation et la rentabilisation à tout va sont criminelles, surtout dans la santé. Il nous dit aussi qu’il est possible d’initier une vraie diminution radicale des émissions de gaz à effet de serre, de l’ordre de 7% en base annuelle. À une condition : produire moins et transporter moins. Évidemment, le virus ne fait preuve d’aucun discernement : il réduit les émissions à l’aveuglette, en supprimant des

Coronavirus : les 11 mesures d’urgence proposées par la France insoumise

L’épreuve sanitaire traversée par la France avec le Covid-19 place notre peuple dans une situation inédite. La violence de la situation change le cours de l’histoire. Les règles de fonctionnement de la société telle que nous la subissons nous ont exposés au risque et nous condamnent au désastre humanitaire si nous n’en changeons aussitôt que possible. Il faut agir sur d’autres bases sans attendre « le monde d’après » que nous promettent une nouvelle fois les responsables du désastre du « monde de maintenant ». Dès à présent, l’intérêt général humain doit prévaloir sur tous les

L’intérêt humain, résolument

Notre vie ralentit par l’effet du confinement et s’accélère au gré des annonces et informations qui s’enchainent, générant leur lot quotidien de nouvelles inquiétudes. Nous sommes potentiellement pris de panique, à l’échelle individuelle et collective, et c’est le moment de tenir bon et d’agir avec le maximum de rationalité. La situation est chaotique, instable, fragile. Il n’est pas simple de prendre du recul mais je veux livrer ici quelques convictions sur ce que nous traversons. D’abord, conformément à ce que je peux lire des autorités sanitaires, du monde médical et

Lettre d’Italie au temps du Coronavirus

L’émergence du coronavirus est un scénario inédit. Bien que certains gouvernements continuent à sous-estimer la gravité de la menace (les Etats-Unis en particulier), l’OMS vient de déclarer officiellement son caractère de pandémie et de plus en plus de gouvernements commencent à réaliser la mesure de la menace. L’Italie est maintenant, après la Chine, le second pays le plus touché avec plus de 10.000 cas confirmés et plus de 1000 décès, nombres en constante augmentation. Ainsi, l’Italie peut être considérée comme un cas test de la façon dont le virus pourrait

Covid-19 ou le système mis à nue

L’expansion mondiale du Covid-19 est le plus puissant révélateur de l’absurdité et de l’injustice du système capitaliste. La pandémie a catalysé les contradictions et mis en évidence l’absence de résilience de nos modes de fonctionnement, aussi bien d’un point de vue économique, que social et écologique. Le parallèle avec le traitement du dérèglement climatique est frappant, cette fois-ci en accéléré. L’aveu de Macron vaut son pesant d’or : « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.

Un monde instable et imprévisible à l’heure du coronavirus

Jamais, depuis 1945, le monde n’avait connu une situation aussi chaotique et instable dans un enchevêtrement de crises aussi diverses que majeures : climat et environnement, migrations, guerres et tensions géopolitiques, montée des autoritarismes, ralentissement du commerce mondial, soulèvements populaires sur tous les continents, endettements et marchés financiers hors contrôle, et enfin la crise sanitaire due au coronavirus… Si ces crises sont interdépendantes – comment penser les questions migratoires sans penser au climat, aux conflits et aux guerres – il nous faut choisir un angle et, aujourd’hui, l’épidémie de Covid-19 est