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Primaires démocrates : les succès de la gauche

Depuis la défaite de Bernie Sanders face à Joe Biden, la gauche américaine traversait une période difficile. Avec les résultats des primaires de New York et du Texas pour les législatives de novembre, elle renoue avec les succès électoraux et signe son retour dans le jeu politique américain. Au point d’ébranler l’emprise de l’establishment sur le Parti démocrate.  Juin 2018. En triomphant de John Crowley, numéro trois du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez provoque un séisme politique. S’inscrivant dans la continuité de la campagne présidentielle de Bernie Sanders, elle incarne la victoire « des gens contre

Élection présidentielle aux États-Unis : le débat à gauche

L’organisation des socialistes démocrates d’Amérique (DSA), qui revendique désormais 70 000 membres, participera à l’élection présidentielle nationale de novembre 2020 en ne soutenant aucun candidat. La dernière convention de DSA a voté que si Bernie Sanders n’était pas candidat, elle n’approuverait personne. La motion n’empêche toutefois pas les membres de DSA, en tant qu’individus, de travailler ou de voter pour Biden. Certains travailleront effectivement pour Biden et beaucoup voteront pour lui, bien que pratiquement aucun membre de DSA ne lui apporte un réel soutien politique. OrphelinEs de Sanders Pour les militantEs

Etats-Unis. « Le problème de Bernie n’était pas sa stratégie de campagne »

Bernie Sanders désormais hors course, de gauche et de droite les commentateurs accablent sa campagne, affirmant que la défense d’une politique de classe était trop présente, ou pas assez. Comme si la stratégie de Bernie était le problème! Le problème était que l’establishment démocrate avait réuni si efficacement toute sa force contre lui. En matière de campagnes politiques, les nécrologies sont toujours des autopsies. Faisant le bilan de la campagne, les commentateurs tentent évidemment de déterminer la cause du décès. La fin récente de la campagne de Bernie Sanders ne

Où peut mener le conflit entre les États-Unis et la Chine ?

Les États-Unis et la Chine sont aujourd’hui les deux seules puissances « globales » à se confronter sur le plan mondial. Plus ce conflit s’approfondit et plus une tendance émerge : la séparation en deux systèmes aux ambitions hégémoniques concurrentes. Première certitude : la rivalité entre les États-Unis, la puissance établie, et la Chine, le challenger, constitue le principal (mais pas le seul) facteur structurant la situation géopolitique mondiale avec, en arrière-plan, le chaos social et écologique engendré par l’ordre néolibéral. Cette rivalité opère dans tous les domaines : militaire, spatial, économique, technologique, alliance stratégique,

« Trump n’est isolationniste que quand les USA ne sont pas directement concernés »

Nous nous sommes entretenus avec Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies à Londres, au sujet de la politique étrangère des États-Unis de Donald Trump. De l’isolationnisme revendiqué aux coups d’éclat militaires au Moyen-Orient, de la guerre commerciale avec la Chine à l’hostilité vis-à-vis de l’Union européenne, comment comprendre le monde selon Donald Trump ? L’Anticapitaliste : Trump s’était fait élire en portant un discours que certains qualifiaient de « non-interventionniste », promettant le retrait de troupes US, d’arrêter de se mêler de ce qui se passe aux quatre coins du

USA : DSA dit non à la guerre contre l’Iran

Le 2 janvier 2020, l’armée américaine a assassiné, sur le sol irakien, le général iranien Qassim Suleimani. Une telle décision est un acte de guerre et aggrave une situation militaire déjà tendue en Irak et en Iran. En plus de mettre en danger de manière téméraire des millions de vies à travers le Moyen-Orient, l’action d’hier viole la loi sur les pouvoirs de guerre, la Constitution américaine et le droit international. Ces frappes surviennent à la suite d’une présence militaire accrue en Irak, qui fait partie de décennies d’intervention militaire

Un document de DSA (USA) : “An Ecosocialist Green New Deal : Guiding Principles”

L’humanité est désormais confrontée à une crise existentielle. L’activité humaine est responsable d’un dérèglement climatique désastreux, du 6e avatar d’une extinction de masse à l’échelle de la planète, déclenchant des pertes en matière de biodiversité qui atteignent un point critique. Nous sommes déjà condamnés à un réchauffement climatique qui aura des effets catastrophiques, et nous sommes sur une pente glissante, qui peut mener à notre propre extinction. Le rapport du GIEC de 2018 nous prévient sans équivoque : « sans une transformation sociétale, sans une mise en place rapide de mesures ambitieuses

Trump : coup de poignard au mouvement national kurde

Dans une manifestation supplémentaire et flagrante de son caractère erratique, de son irresponsabilité politique et de sa désinvolture face aux conséquences humaines, le président américain Donald J. Trump a brusquement annoncé dans la nuit du dimanche 6 octobre, après un appel téléphonique avec le président turc Recep T. Erdogan, qu’il avait ordonné le retrait des troupes américaines stationnées dans le nord-est du pays (elles comptaient près de mille militaires). Ces troupes étaient là pour soutenir les Forces Démocratiques Syriennes (FSD), une coalition multi-ethnique dirigée par les forces kurdes des Unités

La grève de General Motors : un défi pour la gauche américaine

Les 48 000 travailleurs et travailleuses de General Motors avancent vers leur quatrième semaine de grève. Les dernières offres de GM ont été rejetées à l’unanimité par les syndiqué.e.s des Travailleurs et Travailleuses uni.e.s de l’Automobile. Le moral tient bon, les travailleurs et travailleuses sont solidement uni.e.s et reçoivent des appuis à travers le pays. Cette grève, la plus importante contre GM depuis dix ans, est devenue un phare pour les autres syndiqué.e.s dans les industries connexes et pour l’ensemble du mouvement ouvrier américain. Il y a un vieux dicton

Congrès de Democratic Socialist of America à Atlanta

Democratic Socialist of America (DSA), le courant de gauche au sein du Parti Démocrate américain, a tenu son congrès biennal du 1er au 4 août dernier à Atlanta. 1056 personnes y étaient déléguées, représentant 80 associations provenant de tous les États américains. J’ai eu le privilège de représenter Québec solidaire qui comptait parmi les invitéEs internationaux. Il est difficile d’analyser avec justesse les débats d’un congrès auquel on assiste pour la première fois, à plus forte raison lorsque cette organisation est en pleine croissance, devant de nouveaux défis et de