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Après les élections au Parlement de la Generalitat de la Catalogne, solidarité avec le peuple catalan !

Les indépendantistes (ERC / Junts & Cat / CUP) renforcent leur majorité Comme attendu du fait  de la crise sanitaire mais aussi de la démobilisation d’une partie de l’électorat, lassée par les divisions du camp indépendantiste et qui subit de plein fouet la crise économique, ces élections ont été marquées par un taux important d’abstention : seuls 53,5 % (– 25,6% par rapport à 2017) des électeur.trice.s se sont exprimé.e.s. Le premier enseignement : malgré la forte et scandaleuse répression maintenue contre le camp indépendantiste et la désinformation sur  ses

Catalogne. Après le 14 février, un nécessaire changement de politique

Le triomphe électoral du mouvement indépendantiste le 14 février 2021, avec une majorité absolue des députés et plus de 50% des voix, ne doit pas être interprété comme un chèque en blanc pour continuer à faire la même chose, avec des ajustements mineurs et un changement de président. L’analyse des résultats montre la nécessité d’un changement de politique afin de progresser dans deux domaines profondément imbriqués: le national et le social. Le PSC (Parti des socialistes de Catalogne) a été le parti le plus voté avec 23% des voix. Il a

Portugal : résolution politique de la direction nationale du Bloco de Esquerda

Les élections présidentielles ont été marquées par la crise pandémique et par l’agressivité de l’ultra droite. La direction nationale du Bloco de Esquerda salue la disponibilité et l’engagement de Marisa Matias et prend acte de l’importance d’une campagne socialiste, féministe, antiraciste et écologiste, dans l’affirmation d’une réponse à la crise et du combat contre l’agressivité de l’ultradroite. Marisa a mené une campagne courageuse et probante, dont les résultats n’ont pas été à la mesure de l’impact réel de sa candidature et de ses objectifs. Sous la crise pandémique qui a

Daniel Bensaïd : sous les évènements, la question stratégique

Quels évènements historiques ont marqué le XX° siècle, notamment pour celles et ceux qui se situent dans l’histoire des combats pour l’émancipation ? Tel est le propos de « Fragments radiophoniques, 12 entretiens pour interroger le vingtième siècle » (1). L’ouvrage reprend sous forme écrite une douzaine d’entretiens radiophoniques donnés en 2007-2008 par Daniel Bensaïd à l’une des dernières radios libres, Fréquence Paris Plurielle (FPP), plus précisément pour l’émission « Les oreilles loin du front ». C’est un véritable exercice de style au format très contraint : au cours de ces entretiens, Daniel Bensaïd revient (en vingt

Poutine contre Naval’nyi

Pour comprendre la signification de la montée du dissident Alekseï Naval’nyi pour la Russie, il faut avoir une certaine idée de la nature du régime politique. Pouvoir autoritaire et dictature «soft» En effet, ce régime est de type «bonapartiste», où l’administration étatique, et la proximité avec cette administration, sont les principales sources d’accumulation [1]. Par conséquent, la pérennité au pouvoir de cette administration est l’intérêt central de l’État, et la corruption se trouve dans son cœur [2]. Au départ, cette centralisation autoritaire de la Russie post-soviétique avait été reçue avec enthousiasme par

Navalny et les protestations en Russie : quelques éclaircissements

Alexeï Navalny vient d’être condamné à 2 ans et 8 mois de prison pour un motif fallacieux, révoquant le sursis sur l’affaire de la plainte d’Yves Rocher (eh oui!) parce que le présumé coupable aurait enfreint les règles de son contrôle judiciaire puisque… il était en Allemagne sur autorisation du Kremlin pour se faire soigner après la tentative d’assassinat dont il avait été victime en Russie… Une histoire absurde, mais l’absurdité est désormais le style favori du Kremlin, pour faire de la politique une absurdité. Qui est Navalny ? On

Covid-19 : comment combattre la pandémie ?

Comparer l’histoire de la pandémie Covid-19 en Asie et en Europe (ainsi qu’entre pays asiatiques et européens) aide à discuter des choix et des moyens d’une politique sanitaire. La réponse à certaines questions peut-être d’une évidence criante, ou s’avérer bien plus complexe. L’histoire de toute épidémie (et a fortiori de toute pandémie) combine maints domaines : biologique et écologique, médical et scientifique, politique, social ou culturel… De ce fait, il met redoutablement à l’épreuve les systèmes de santé (au sens large), les solidarités (intergénérationnelles, hommes-femmes, sociales et internationales), les Etats. Quand les conditions

Vaccins Covid : biens communs et issue possible à la crise ou source de profits infinis pour Big Pharma ?

La pandémie du Sars-Cov2 et les enjeux autour de la vaccination illustrent l’incapacité du système capitaliste néolibéral à répondre aux besoins de santé des populations. Sa faillite est éclatante dans la crise majeure que nous affrontons. Les entreprises du Big Pharma ne sont pas des entreprises philanthropiques. Leur objectif prioritaire est de faire un maximum de bénéfices afin de maintenir les dividendes de leurs actionnaires. Cela va de l’organisation de la production jusqu’à la négociation des meilleurs prix avec les pouvoirs publics sur un marché du médicament rendu solvable par

Portugal. Six remarques sur le résultat de l’élection présidentielle du 24 janvier

La victoire [avec 60,7% des suffrages] de Marcelo Rebelo de Sousa [président sortant, élu en 2016 pour un premier quinquennat] a bénéficié d’une reconfiguration au centre, avec le soutien de Rui Rio [président du Parti social-démocrate depuis 2018] et d’António Costa [Parti socialiste, Premier ministre depuis novembre 2015], qui ont mobilisé l’essentiel de l’électorat, mais aussi avec l’appel à une victoire au premier tour, lancé par Marcelo Rebelo de Sousa lui-même, face à la menace croissante sur sa droite. 1.- La participation électorale n’a pas confirmé les pires scénarios d’abstention [10’791’490 inscrits;

Crise de gouvernement : signe de dégradation de la classe politique italienne.

Après plusieurs semaines de tergiversations, d’affrontements et de coups fourrés, comme à l’accoutumée quant il s’agit des mœurs de la classe politique italienne, le premier Ministre Giuseppe Conte (Mouvement 5 Etoiles) a présenté le 27 janvier la démission du gouvernement. C’est le dénouement d’une crise politique qui a vu l’affaiblissement et la division de la fragile majorité parlementaire au pouvoir depuis l’été 2019. En effet, cette majorité, composée du M5S, du Parti Démocrate, d’Italia Viva (mouvement de Matteo Renzi, scission de droite du PD) et de Liberi e Uguali (petite