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Bond, est-ce que c’est vraiment toujours la même histoire ?

No Time to Die (1), le dernier James Bond, a déjà ramassé 85 millions de livres (2) dont 24 millions dès les premiers jours de sortie, pulvérisant tous les records pour une sortie en salle. Les articles de presse suggèrent que le film va rapporter au moins un milliard de livres et qu’il sera le plus gros James Bond de l’Histoire. Finalement, le plus important n’est pas que, cette fois, James Bond sauve le monde de la menace de Spectre : sa mission est de sauver l’industrie du cinéma, en particulier les salles de cinéma.

En Norvège, la gauche radicale progresse

Lors des récentes élections en Norvège, le parti radical Rødt (Rouge) a doublé son nombre de voix, permettant au parti travailliste de chasser les conservateurs du pouvoir. Deux des nouvelles députées de Rødt, Marie Sneve Martinussen et Seher Aydar, se sont entretenus avec Jacobin à propos de la stratégie socialiste en Norvège, de la construction d’un parti ancré dans la classe travailleuse et les communautés locales, et du rôle conjoint des mobilisations et de la tactique parlementaire pour un tel parti. Contretemps vous en propose la traduction.  Le 13 septembre 2021, les électeurs et les électrices

Allemagne. Après les élections…

Les partis de la « grande coalition » du gouvernement d’Angela Merkel, la CDU/CSU (chrétiens conservateurs) et le SPD n`ont attiré qu’un quart de l’électorat chacun. La CDU/CSU a eu le plus mauvais résultat depuis toujours avec 24,1% des voix. Le SPD, lui, avec son candidat à la chancellerie Olaf Scholz, a pu regagner du terrain (il y a quelques semaines, il était passé en-dessous des 15 % dans les sondages) en arrivant à la première place avec 25, 7 %. Donc, 75 % de l’électorat n’aura de toute façon

Russie. Emergence d’un nouveau mouvement socialiste

Les élections législatives qui se sont tenues en Russie du 17 au 19 septembre 2021 ont apporté une nouvelle victoire nominale au parti Russie Unie du président Vladimir Poutine. Mais le résultat le plus remarquable a été le bond en avant du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), qui est arrivé en deuxième position avec 19 % des voix. Malgré la fraude habituelle en faveur des alliés de Poutine, le KPRF a réussi à gagner un nouvel électorat, en particulier les jeunes des grandes villes qui considéraient le

Russie. Le parti de Poutine, un déclin électoral qui se confirme

Le 19 septembre, les élections russes, qui ont duré trois jours, se sont terminées par le résultat attendu: Russie Unie (RU), le parti du Kremlin, a une nouvelle fois obtenu la majorité constitutionnelle à la Douma d’Etat [deux tiers des sièges], la chambre basse du parlement russe. Depuis sa création en 2001, le parti a toujours détenu la majorité des sièges. Bien que les élections en Russie ne soient ni libres ni équitables, les résultats ne sont pas non plus falsifiés à 100%. Les agents politiques du régime doivent s’assurer

Brésil. Cinq leçons du Congrès du PSOL

1° – Vaincre Bolsonaro Le PSOL est sorti de son Congrès [26-27 septembre] renforcé, un peu cabossé, mais entier. Il y a une majorité et une minorité, ce qui est normal. Les congrès devraient être les réunions les plus importantes pour un parti. Comme on pouvait s’y attendre, ils sont le lieu de forts débats. Au PSOL, les débats sont publics, et la démocratie interne presque chaotique. Malheureusement, la gauche doit encore apprendre à se protéger de l’environnement toxique d’attaques et d’insultes que l’on trouve parfois sur les réseaux sociaux.

Brésil. 7e Congrès du PSOL : les débats et un pas en avant dans la lutte contre Bolsonaro

Les 26 et 27 septembre 2021, le 7e congrès du PSOL (Parti Socialisme et Liberté) a réuni 402 délégués, en ligne. 51 000 membres ont voté, soit deux fois plus que lors du précédent congrès. Par conséquent, une partie des militant·e·s les plus engagés a voté pour choisir les thèses qui furent débattues dans les Congrès des Etat, puis à l’échelle nationale. Il y a deux grands blocs au sein du parti. D’un côté, le bloc du «PSOL de Todas as Lutas», constitué par l’unité de deux blocs: le PSOL Semente (semence), formé

Grèce : quand l’occupation des places ouvrait une brèche.

Le mouvement d’occupation des places grecques de 2011 se situe au croisement de deux cycles. Le premier est international. Il débute dans l’autre rive de la Méditerranée, avec la révolution tunisienne et le soulèvement de la place Tahrir, passe en Espagne avec les Indignados et le M15 pour migrer, après l’étape grecque, vers le nord, principalement aux États-Unis avec le mouvement Occupy, avant de revenir sur les rives méditerranéennes, avec l’occupation du parc Gezi à Istanbul, suivie par des mouvements similaires dans d’autres villes turques. Le second cycle est celui

Poursuite des purges au Parti travailliste

L’élection de Keir Starmer en remplacement de Jeremy Corbyn a déclenché une série d’exclusions et de purges au sein du Parti travailliste. Cette vague de répression bureaucratique contre les courants de gauche vient de connaître un nouvel épisode particulièrement significatif avec l’exclusion de Ken Loach, le metteur en scène engagé qui a recueilli deux fois la Palme d’Or à Cannes (1). On trouvera ici la traduction d’un article de Dave Kallaway publié sur le site Anti-Capitalist Resistance (2) : https://anticapitalistresistance.org/labour-expels-ken-loach-a-left-response/ Au-delà du sort fait à Ken Loach, s’interroge sur l’avenir des

Syndicats et vaccination : l’hésitation de l’obligation

Tous les syndicats défendent très clairement la vaccination.  Mais ils sont réservés ou muets sur l’obligation. Ils sont également réservés ou opposés au « passe sanitaire » conditionnant l’accès aux lieux publics, et pour les personnels y travaillant chargés de la surveillance. Trois syndicats ont déposé un recours au Conseil constitutionnel pour qu’il déclare « l’inconstitutionnalité de la loi », notamment parce qu’elle aggrave les « discriminations » sur la mise en place du « passe sanitaire », au regard des « droits fondamentaux », et qu’il renforce la «

La gauche, les manifs “anti-Pass” et le piège de Macron

237 000 le 7 août, 215 000 le 14… Quel est le bilan d’étape de la mobilisation « anti-Pass » qui semble déjà marquer le pas ? TOUTE LA GAUCHE A VOTE « CONTRE LE PASS » Le sujet n’est pas ici de refaire une analyse du caractère “liberticide” du Pass, analyse que l’ensemble de la gauche partage du moins en partie puisqu’il a été rejeté par l’unanimité de ses député-es au parlement : le Pass instaure un nouveau motif de licenciement, assez baroque puisqu’il s’agit d’une obligation vaccinale, bien que comme le rappelle à

Le cadeau à Macron…

Alors que les admissions en réanimation se multiplient, nous affirmons la nécessité d’un passe sanitaire. A entendre certains des syndicalistes et des dirigeants politiques, s’ils rappellent qu’ils sont pour la vaccination générale pour combattre la pandémie, ils s’affirment contre le passe sanitaire. On est en pleine confusion et ambigüité. 1) On confond cette loi de Macron (même corrigée par le Conseil Constitutionnel) et le principe d’un passe sanitaire comme protection sanitaire et moyen utilisé pour rendre la vaccination quasi généralisée avant d’être contraint de la rendre obligatoire . Voter contre