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Résolution Ensemble Insoumis, adoptée le 12/12/20

Préparation des élections de 2021 et 2022 : feuille de route d’Ensemble Insoumis

1 . Dans un contexte dominé par  la crise du covid, ses conséquences économiques, sociales, environnementales et politiques inquiétantes, le cycle de préparation de la Présidentielle est largement engagé. Même si le chemin qui nous sépare de 2022 est encore long et que la période qui vient sera, nous l’espérons, marqué par des luttes sociales d’ampleur, l’ensemble des formations politiques sont entrées, chacune à leur façon, dans cette phase.  Une fois la candidature de Jean-Luc Mélenchon annoncée, Ensemble-Insoumis a pris position par le biais d’un communiqué de presse (https://reflexions-echanges-insoumis.org/presidentielle-2022-communique-de-ensemble-insoumis/) puis par la voix de Clémentine Autain dans la presse.

L’AG d’Ensemble Insoumis approuve ces prises de position.

Il s’agit d’un soutien à la candidature de JLM, en même temps que la volonté d’ouvrir vers un rassemblement le plus large possible et une campagne pluraliste.

Réaffirmer ce positionnement ne revient pas à considérer que celles et ceux, qui sont engagés dans une bataille pour une candidature de rassemblement par une autre voie font fausse route. Cette bataille, dans laquelle des camarades sont aussi investi.es, si elle est menée sur la base d’un programme antilibéral et antiproductiviste, est légitime. Il est possible d’articuler un soutien à la candidature de JLM et la menée d’une bataille pour un candidat commun des gauches et de l’écologie politique sur une base de rupture avec le néolibéralisme autoritaire et le productivisme. De notre point de vue JLM est aujourd’hui le mieux placé pour être ce candidat.

2.  En ce qui concerne les élections régionales et départementales, la France Insoumise a adopté un positionnement qui combine des éléments de programme correspondant aux compétences de ces institutions et une stratégie unitaire d’interpellation avec lesquels nous sommes en accord : https://lafranceinsoumise.fr/2020/09/22/departementales-regionales-programmes-communs/

Cette politique a été mise en œuvre en Île de France et en Occitanie et sans doute aussi dans d’autres régions. Nous y participons déjà, en particulier avec la désignation comme chefs de file de Clémentine Autain et de Myriam Martin. Et nous devons accentuer dans les semaines et mois qui viennent, notre bataille pour que ces orientations trouvent l’écho le plus large.

L’Equipe d’animation de Ensemble-insoumis est mandatée pour éditer une note concernant ces élections comprenant des éléments sur le type de périmètre unitaire, les formes des listes, leur composition.

3. Pour les présidentielles, notre positionnement implique un certain nombre de tâches :

– Permettre une discussion la plus large possible du programme lui-même en partant de l’état actuel de celui de la FI. Cela s’entendant par nos propres apports (à discuter donc dans les semaines à venir avec l’aide d’un « groupe programme » en constitution), celui de formations politiques qui voudraient s’associer, mais aussi, largement et sous des formes appropriées, celui de la « gauche intellectuelle »,. Plus bien entendu de personnalités ou groupes de personnalités qui pourraient se détacher de formations existantes à cette occasion.

– Proposer qu’un accord pour 2022 comporte donc le soutien à JLM et, en même temps, un accord législatif sur la base de ces discussions programmatiques. Ici donc une attention particulière à ce qui peut se passer dans les processus en cours au PCF, dans la gauche écologiste ou/et à Générations, voire au NPA.

Nous mettrons le moment venu en place une commission visant à recenser les candidatures EI qui pourraient figurer dans la future campagne législatives de cet arc de forces.

– Proposer que la campagne repose sur la combinaison d’un rassemblement « au sommet », issu de partis constituants, de fractions de ceux-ci, et de personnalités qualifiées choisies d’un commun accord. Et la constitution « à la base » de groupes de campagne comprenant des affilié-e-s et des sans affiliations. Ce dispositif ne peut faire table rase de l’existant du côté de la FI.

– Rencontrer Jean-Luc Mélenchon et la direction de la France insoumise pour débattre de ces propositions. Rencontrer, le PG, et les différentes sensibilités constituées dans la FI, le PCF, le « Printemps communiste », ainsi que des animateurs des appels (« Big Bang », « 2022 vraiment en commun »…), qui se situent sur le terrain du rassemblement de la gauche et de l’écologie antilibérale pour échanger autour de la campagne présidentielle-législatives

– Participer au rassemblement des forces politiques et citoyennes qui vont se regrouper dans le cadre de la campagne. Plusieurs « chemins » sont possibles pour ce faire : via la France Insoumise pour celles et ceux qui y sont, ou via d’autres structures de soutien mises en place pour les régionales, puis la Présidentielle et les législatives

4. Il faut prendre acte qu’Ensemble-Insoumis a eu une activité et une fonctionnalité limitées depuis 2017, en raison notamment d’un investissement inégal de nos forces résultant d’un manque d’homogénéité entre nous sur ce qu’il convenait de faire, à quel moment, et dans quelles conditions, mais aussi  du fonctionnement peu démocratique de la FI et  surtout d’une  conception du mouvement qui s’est éloignée d’un projet de refondation d’une force politique large, antilibérale, antiproductiviste et pluraliste dont la FI aurait été le creuset.Les années écoulées depuis 2017 démontrent pourtant que la gauche et les écologistes radicaux on besoin d’une formation politique, d’un mouvement indépendant. Ceci à construire dans des processus de moyen terme et par notre insertion dans les combats plus immédiats, dont celui lié aux échéances de 2022. Le débat reste ouvert sur la forme de cette nouvelle force (parti – classique ou renouvelé -, mouvement et lequel, archipel, etc…). Cette nouvelle force doit tirer les bilans des limites du Front de gauche, un front sans dynamique militante unifiée et de la France insoumise, un courant dynamique mais fragile, qui pose question quant à ses rouages démocratiques et qui ne rassemble pas tout l’arc de force antilibéral possible. EI  en tant que courant politique peut alimenter cette perspective en proposant des débats « de fond » sur les questions stratégiques d’intérêt commun et suivre de près les possibilités et les initiatives qui pourraient se faire jour. Que ce soit dans le courant des mois à venir ou après l’échéance électorale.

5. Après son AG qui a enregistré points d’accord et de divergences, Ensemble ! va devoir définir ses positions quant aux échéances électorales (régionales et 2022). Notre orientation sera présentée à Ensemble !, localement et à l’EAN, l’enjeu étant de convaincre largement quant à son bien fondé, dans la perspective des régionales et de la campagne électorale de 2022, comme du chemin à élaborer pour construire la nouvelle force que nous souhaitons.

6. Pour autant la nécessité demeure d’un courant d’ores et déjà positionné sur les objectifs définis ci-dessus. A cette étape, il s’agit d’Ensemble Insoumis, qui doit être en mesure de s’exprimer publiquement, en tant que courant indépendant et dont l’équipe d’animation doit se donner les moyens de mettre en œuvre son orientation. L’AG de Ensemble Insoumis mandate l’équipe d’animation sortante pour mettre en œuvre cette orientation et de préparer son renouvellement pour la prochaine AG qui se déroulera courant janvier 2021.