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Brésil. Il est nécessaire d’élever un mur contre le fascisme

Le dimanche 21 octobre 2018 fut un jour de haine. Dans les manifestations de rue, Jair Bolsonaro et les principaux dirigeants d’extrême droite ont aiguisé le ton de leurs discours. Ils ne cachent plus ce qui arrivera s’ils gagnent. Les menaces sont particulièrement dirigées contre la gauche. Les organisations, les partis et les mouvements sociaux sont ouvertement menacés de criminalisation, de persécution, d’arrestation et même d’élimination physique, par un éventuel gouvernement dirigé par ce capitaine fasciste. La vidéo de Bolsonaro, diffusée en direct pour la démonstration de l’Avenida Paulista [la principale

Pour vaincre Bolsonaro et défendre les droits, le PSOL soutient au second tour le vote pour Fernando Haddad et Manuela D’Ávila

Les élections du premier tour ont fini par maintenir la même situation d’instabilité et de polarisation provoquée par le coup d’Etat institutionnel d’août 2016 [qui a conduit à la destitution de Dilma Rousseff et le transfert du mandat présidentiel à Michel Temer, ex-vice-président qui faisait partie du ticket présidentiel de Dilma Rousseff en octobre 2014], qui a approfondi la crise économique et sociale qui était en train de se développer. Il a également approfondi une crise de représentation politique d’une telle ampleur qu’elle a créé les conditions pour l’émergence d’une candidature

Brésil. Vers un régime autoritaire…

Etait prévisible la première place acquise au premier tour des élections brésiliennes, le 7 octobre 2018, par le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro (Parti social-libéral) et de son colistier au même profil, Hamilton Mourão, un général de réserve mis à la retraite, mais payé, sur décision de Michel Temer, depuis le 28 février 2018. Il est membre du Partido renovador trabalhista Brasileiro qui n’avait pas de représentation fédérale. Les sondages d’Ibope et de Datafolha, que nous avions reproduits, annonçait l’issue du 7 octobre. Toutefois, l’ampleur des suffrages captés par Bolsonaro n’était pas envisagée par les

La Brésil en campagne électorale : « Minimiser le conflit entre classes dépolitise la société »

Guilherme Boulos est l’un des leaders du Mouvement des travailleurs sans-toit (MTST) et candidat du Parti socialiste et de la liberté (PSOL) pour l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Il explique son soutien et ses critiques à l’égard du Parti des travailleurs (PT), le contexte politique et électoral, l’ampleur des inégalités sociales au Brésil, la situation des sans-toit. En plus d’être un militant, G. Boulos est professeur et écrivain, diplômé en philosophie, spécialisé en psychologie clinique et titulaire d’une maîtrise en psychiatrie. C’est la première fois qu’il se présente à