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Montpellier : dans l’enthousiasme et l’insoumission

L’instance nationale intitulée « Comité électoral de la France insoumise » a notifié le 28/10 une réponse concernant les élections municipales de Montpellier dans laquelle elle s’oppose à toute recherche d’un éventuel accord avec Europe Ecologie les Verts et décide d’apporter son soutien au groupe « Nous Sommes ». Cette décision unilatérale qui ne respecte aucune des procédures prévues par notre mouvement, bafoue la volonté très majoritairement exprimée par l’ensemble des militants de la France insoumise de Montpellier. La quasi totalité des “Groupes d’Action” de notre ville s’est clairement prononcée

Saint Denis (93) : lettre ouverte… et insoumise

À nos ami-es qui ont choisi de « Faire Saint-Denis en commun», et à celles et ceux qui hésitent encore. Nous sommes quatre des cinq élu·es insoumis·es du groupe « Rouge et vert-insoumis » du conseil municipal de Saint-Denis. Ce groupe réunit en outre, deux camarades membres d’Europe Ecologie les verts, un camarade d’Ensemble ! et un militant aussi actif que non-encarté. Cependant, ce texte n’engage que nous. Nous voulons y exposer à quiconque aura la patience de nous lire, les raisons qui ont gouverné notre choix de soutenir sans réserve, la candidature

L’intersectionnalité : quelques questions

« Bien qu’il soit pratiquement sûr que l’évolution a créé la morale pour des raisons internes au groupe, sans grand souci de l’humanité en général, cette situation n’est pas nécessairement incontournable ». Frans de Waal, Le bonobo, Dieu et nous. Une anecdote personnelle pour commencer. Mes voisins (elle, franco-algérienne, lui franco-français, tous les deux adhérents de la CGT) nous invitent à la fête de mariage de son fils à elle (réussite brillante dans la préfectorale, la mariée est franco-française). Fête prévue sur le mode des traditions algériennes. Grande surprise, mon épouse et moi-même

Depuis toujours, c’est comme ça que le Brexit devait se terminer !

Cette issue était inévitable. Le Brexit est utile à l’establishment parce qu’il fournit un récit permettant de trouver des coupables à blâmer pour des années de chute du niveau de vie – les étrangers – et essaie d’imposer ce récit comme celui du camp des vainqueurs de l’Histoire. L’objectif réel, si vous interrogez n’importe qui ayant été en charge du Brexit, va beaucoup plus loin : attaquer les migrants, abaisser les salaires, déréguler l’économie et nous rapprocher de l’Amérique de Trump. Quand les psychopathes qui animent la campagne pour la sortie

6ème Université d’Ensemble! à Cap d’Agde, du 31 octobre au 3 novembre

Automne… Temps des semailles… Et moment pour prendre du champ ! Pour observer les horizons parfois obscurcis et lointains des enjeux géostratégiques, ou si proches lorsqu’il s’agit de l’Algérie, du Brésil, et d’autres pays d’Amérique latine, voire de l’Europe elle-même… Pour interroger l’avenir de cette Terre, et de l’Humanité, lorsque pèsent sur lui tant de menaces écologiques : quelle est leur réelle gravité ? Quelles possibilités de conjurer les catastrophes annoncées ? Quelles transitions engager ? Pour faire retour sur les mouvements profonds à l’oeuvre, du soulèvement des Gilets jaunes

Contre la retraite par points : l’universalisation par le salaire socialisé

Et si on GENERALISAIT vraiment le REGIME GENERAL ? Avec un taux de remplacement universel à 75% et à 60 ans ? La manière dont Macron et Delevoye défendent leur projet de bouleversement du système des retraites demande une contre-offensive idéologique et politique. Il y a la question du montant futur des retraites (qui sera la première question pour tout le monde), mais aussi l’architecture institutionnelle du régime, présenté comme universel et égalitaire. Ne rien dire sur ces questions laisse le champ libre à l’offensive adverse. L’argumentaire ci-dessous s’efforce de

L’imbroglio des identités et de la politique socialiste

Steve Bannon, l’idéologue de la campagne Trump par laquelle tout a commencé, s’est vanté d’avoir conduit ses adversaires dans un piège : « Je veux qu’ils parlent chaque jour d’antiracisme. Si la gauche se concentre sur la race et l’identité et que nous optons pour le nationalisme économique, nous pouvons écraser les Démocrates » (1). Les résultats semblent lui donner raison, et nombreux sont ceux, enthousiastes ou affligés, qui ont répété cette théorie sur le centre d’attention, l’objectif programmatique et le mode de communication de chacune des grandes forces en présence. Si tel était

Et maintenant ? La nécessité d’une fédération populaire.

La situation politique internationale (Brésil, EU, Europe…) et nationale, avec le poids du RN, montre un très fort rejet du néolibéralisme, mais qui se concrétise par une montée de l’extrême droite et des nationalismes. On peut mesurer cet effet ces dernières semaines au sein du mouvement des GJ, dans lequel les revendications ont été globalement posées sur le terrain social (ISF, hausse des pensions, développement et appropriation des services publics…), démocratique (RIC…) et écologique (transports en commun, fret, localisation de l’économie…), mais où aujourd’hui la montée très forte de la

Débattre pour construire ensemble, à propos d’un texte d’Éric Coquerel

Dans un long article posté sur sa page Facebook, De quelques enseignements en cours d’été et de l’écosocialisme en particulier1, Éric Coquerel revient sur l’échec de LFI aux européennes et donne quelques pistes pour rebondir. Ce texte, hélas peu diffusé, est bien argumenté et évite les invectives. Il permet donc d’avoir une discussion sérieuse. Les raisons de l’échec de LFI Éric évacue à juste titre des raisons liées à la campagne elle-même. On peut certes toujours critiquer tel ou tel aspect d’une campagne électorale, mais, sauf erreur politique majeure, un

Populisme de gauche : un avenir bouché ?

Dans un texte publié dans Regards – Populisme de gauche : prendre le risque d’un avenir –, Gildas Le Dem revient sur la pensée d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe en s’insurgeant contre certaines critiques qui la travestissent et la déforment. S’il pointe à juste titre la pertinence de certaines analyses de Laclau et Mouffe, il tombe lui-même dans le défaut qu’il dénonce en laissant de côté les aspects les plus discutables de leur pensée. Il s’interdit donc d’en comprendre la cohérence globale et d’en souligner un certain nombre d’apories. Nous concentrerons notre analyse sur

Construisons l’avenir en commun

Un chapitre se clôt. Un autre s’ouvre. Deux ans après l’élection présidentielle de 2017 un chapitre se clôt.  Des cartes s’en trouvent rebattues. Aujourd’hui, une partie des courants qui s’étaient retrouvés dans la dynamique  gagnante et s’étaient impliqués plus ou moins tardivement dans la construction de la France Insoumise doutent, marquent leur distance voire préconisent implicitement de faire autre chose et ailleurs. Qui des “cercles constituants», qui  un “big bang” de la gauche sociale et écologiste tandis que d’autres appellent chacune et chacun dans leur couloir au sursaut ou à converger

Contribution au débat dans la FI après les élections européennes

Refondation et rassemblement En février dernier, Jean Luc Mélenchon a fait le constat que la FI ne pouvait, seule, constituer une majorité politique, et a proposé par la suite de franchir une nouvelle étape de rassemblement après les élections européennes, en formulant le projet d’une Fédération populaire. Le constat était juste à l’époque, il l’est encore plus aujourd’hui après ce score décevant le 26 mai. Quant au projet, il était et reste à définir : s’agit-il d’un simple élargissement de la  FI ? D’un nouveau mouvement agrégeant plus largement, incluant outre des