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Grave attaque fasciste contre la CGIL

Depuis plusieurs semaines, le mouvement antivax et anti-pass sanitaire (le Green Pass) organisait des manifestations dans les principales villes italiennes, sur les mêmes thèmes qu’en France, dans la même confusion complotiste, portées par les mêmes forces au sein desquelles l’extrême-droite fascisante était très présente, sans toutefois avoir la même ampleur que les premières manifestations françaises. La situation s’est tendue le samedi 9 octobre, particulièrement à Milan et surtout à Rome, lors de manifestations regroupant chacune environ dix mille personnes. Ces manifestations étaient organisées à la veille de la mise en

Non à l’extradition des exilé.es Italie.ne.s arrêté.e.s en France !

Le 28 avril, en exécution d’un mandat d’arrêt international datant de plusieurs dizaines d’années, la police a arrêté au petit matin 7 réfugiés italiens résidants en France depuis le début des années 1980. Ces militants étaient recherchés pour des faits commis pendant les « années de plomb », jugés par contumace en Italie, sur la base, notamment d’aveux et de déclarations extorqués aux « repentis ». Ils vivaient sans se cacher en France, en situation régulière, bénéficiant d’accords passés entre la France et l’Italie sous la présidence de François Mitterrand, qui s’était engagé à

Crise de gouvernement : signe de dégradation de la classe politique italienne.

Après plusieurs semaines de tergiversations, d’affrontements et de coups fourrés, comme à l’accoutumée quant il s’agit des mœurs de la classe politique italienne, le premier Ministre Giuseppe Conte (Mouvement 5 Etoiles) a présenté le 27 janvier la démission du gouvernement. C’est le dénouement d’une crise politique qui a vu l’affaiblissement et la division de la fragile majorité parlementaire au pouvoir depuis l’été 2019. En effet, cette majorité, composée du M5S, du Parti Démocrate, d’Italia Viva (mouvement de Matteo Renzi, scission de droite du PD) et de Liberi e Uguali (petite

La mort d’un nazi-fasciste

Nazi-fasciste… c’est ainsi qu’en Italie on appelle les terroristes d’extrême-droite impliqués dans les complots et les attentats sanglants des années de la stratégie de la tension. L’un d’entre eux, qui a été au centre de la plupart des sombres affaires qui ont secoué l’Italie, Stefano Delle Chiaie, est mort à 82 ans, le 10 septembre 2019 à l’hôpital à Rome. Revenons quelques années en arrière. 10 octobre 1982, un charter d’Alitalia se pose à La Paz, en Bolivie. Profitant du retour d’un gouvernement démocratique, les services secrets italiens tentent d’exécuter

Italie, derrière le théâtre de marionnettes…

Après une crise de plus de cinq semaines, la classe politique italienne a réussi à se doter d’un « nouveau » gouvernement, ou plutôt du gouvernement « Conte bis ». Cinq semaines d’une crise provoquée par Matteo Salvini et la Lega, au cours desquelles chaque dirigeant a joué son rôle dans cette tragi-comédie bouffonne et sinistre qu’est la scène politique romaine. Reprenons rapidement : les élections législatives de mars 2018 n’avaient pas dégagé de majorité évidente entre les trois blocs, coalition de droite Lega/Forza Italia de Berlusconi, M5S, et coalition de « gauche » européiste, autour du

La crise du gouvernement et ce qui nous attend : Potere al Popolo sera là !

Tout le monde peut voir ce qui se passe ces jours-ci. Nous sommes au milieu d’un cirque d’intérêts de forces politiques qui n’ont rien à voir avec les intérêts du pays réel. D’autre part, la Ligue et le Mouvement 5 Étoiles, en un an et demi de gouvernement, ont très peu fait pour répondre aux besoins des couches populaires : aucune trace de mesures sérieuses et efficaces pour redistribuer la richesse, redémarrer et développer le tissu productif du pays tout en protégeant les millions d’emplois pulvérisés par la crise, aucune

Andrea Camilleri n’est plus…

À l’annonce de la mort d’Andrea Camilleri, une grande tristesse m’a envahie. Il y a des morts qui marquent plus que toute autre la fin d’une époque ; des morts qui ont le triste privilège d’indiquer les détours d’une histoire en marche, qui sonnent comme un « avertissement ». Celle-ci m’a ramenée aux textes que le socialiste révolutionnaire Carlo Rosselli avait écrits après le décès en exil du socialiste italien Claudio Treves, ou à celui que Léon Trotski avait rédigé en 1915 après la disparition du socialiste français Edouard Vaillant. Pour paraphraser le

Le « cadeau » d’Evo Morales à Matteo Salvini… et au « frère » Jair Bolsonaro

Commençons par la fin : le dimanche 13 janvier 2019, un avion transportant des policiers et des agents des services de renseignement italiens a atterri à l’aéroport de Viru Viru, à Santa Cruz de la Sierra, capitale de l’« Orient » bolivien. Il en est reparti avec à son bord Cesare Battisti. Cet auteur de romans policiers est aussi un ancien membre du groupe armé dit d’extrême gauche Prolétaires armés pour le Communisme (PAC), actif pendant les « années de plomb » italiennes [du début des années 1970 au début des

Italie. Loi sur le budget : le compromis des bandes du Capital

Le long va-et-vient entre le gouvernement italien et la Commission européenne [l’exécutif européen] s’est conclu sans rupture, sans ouverture d’une procédure pour infraction aux règles communautaires, sous le signe du compromis, avec des concessions significatives de la part du gouvernement jaune-vert[1], malgré des indicateurs financiers fort éloignés des règles rigides du fiscal compact[2]. Les choses se sont déroulées conformément aux propos tenus en septembre par le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici (PS) : « Nous n’avons rien à gagner dans une crise entre l’Italie et la Commission, mais nous avons intérêt

Italie, affrontement en trompe l’œil ?

Le gouvernement italien ne mérite aucune considération particulière. Dominé par l’extrême droite, il est ouvertement xénophobe, fait la chasse aux migrant.es et entame des poursuites judiciaires contre ceux qui mettent en œuvre une politique d’accueil digne comme par exemple le maire de Riace, Domenico Lucano. Mais ce n’est pas cela qui pose problème aux institutions européennes, à la Commission et aux gouvernements de l’Union. D’ailleurs Emmanuel Macron n’a pas certes les mots de Matteo Salvini mais il en a l’essentiel de la pratique contre les migrants. Non, ce qui gêne

Potere Al Popolo : interview

10 mois après sa création, 6 mois après une campagne électorale presque totalement improvisée, Potere al Popolo s’apprête à tenir, les 20 et 21 octobre à Rome, son Assemblée Nationale Constituante. A cette occasion, Lorenzo Trapani, membre de la Coordination Nationale, nous décrit la situation politique italienne, les luttes en cours et la construction de Potere al Popolo. Comment peux-tu décrire la situation politique italienne, 6 mois après l’élection du gouvernement Lega/Mouvement 5 Etoiles (M5S) ? Le gouvernement italien a prétendu, dès sa mise en place, qu’il serait le « gouvernement du

Opposition et Construction Déclaration de la Coordination Nationale Provisoire de Potere al Popolo

« Là où croît le danger, croît aussi ce qui nous sauve » disait le poète allemand Hölderlin. Ce vers est parfait pour décrire le moment historique actuel. Que le danger soit croissant, tout le monde peut le voir : en Europe comme en Italie, où le gouvernement Ligue/5 Etoiles est en train de jouer un jeu extrêmement dangereux. N’ayant aucune réponse à apporter aux italiens sur les questions de travail, de logement, de services, le gouvernement s’appuie sur le racisme, trouve des ennemis parmi les plus faibles, dirige la colère contre les