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Russie. Emergence d’un nouveau mouvement socialiste

Les élections législatives qui se sont tenues en Russie du 17 au 19 septembre 2021 ont apporté une nouvelle victoire nominale au parti Russie Unie du président Vladimir Poutine. Mais le résultat le plus remarquable a été le bond en avant du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), qui est arrivé en deuxième position avec 19 % des voix. Malgré la fraude habituelle en faveur des alliés de Poutine, le KPRF a réussi à gagner un nouvel électorat, en particulier les jeunes des grandes villes qui considéraient le

Russie. Le parti de Poutine, un déclin électoral qui se confirme

Le 19 septembre, les élections russes, qui ont duré trois jours, se sont terminées par le résultat attendu: Russie Unie (RU), le parti du Kremlin, a une nouvelle fois obtenu la majorité constitutionnelle à la Douma d’Etat [deux tiers des sièges], la chambre basse du parlement russe. Depuis sa création en 2001, le parti a toujours détenu la majorité des sièges. Bien que les élections en Russie ne soient ni libres ni équitables, les résultats ne sont pas non plus falsifiés à 100%. Les agents politiques du régime doivent s’assurer

Poutine contre Naval’nyi

Pour comprendre la signification de la montée du dissident Alekseï Naval’nyi pour la Russie, il faut avoir une certaine idée de la nature du régime politique. Pouvoir autoritaire et dictature «soft» En effet, ce régime est de type «bonapartiste», où l’administration étatique, et la proximité avec cette administration, sont les principales sources d’accumulation [1]. Par conséquent, la pérennité au pouvoir de cette administration est l’intérêt central de l’État, et la corruption se trouve dans son cœur [2]. Au départ, cette centralisation autoritaire de la Russie post-soviétique avait été reçue avec enthousiasme par

Navalny et les protestations en Russie : quelques éclaircissements

Alexeï Navalny vient d’être condamné à 2 ans et 8 mois de prison pour un motif fallacieux, révoquant le sursis sur l’affaire de la plainte d’Yves Rocher (eh oui!) parce que le présumé coupable aurait enfreint les règles de son contrôle judiciaire puisque… il était en Allemagne sur autorisation du Kremlin pour se faire soigner après la tentative d’assassinat dont il avait été victime en Russie… Une histoire absurde, mais l’absurdité est désormais le style favori du Kremlin, pour faire de la politique une absurdité. Qui est Navalny ? On

Russie : la réforme des retraites de Poutine…

À la mi-juin 2018, alors que s’ouvrait la Coupe de monde de football, les partisans d’une réforme draconienne du système de retraite l’ont emporté en Russie. Comptant sur la liesse sportive pour détourner l’attention, le premier ministre Dmitri Medvedev a annoncé la décision du gouvernement : les femmes travailleraient désormais jusqu’à 63 ans au lieu de 55 ; les hommes, jusqu’à 65 ans au lieu de 60. Bien que M. Vladimir Poutine ait prétendu se tenir à l’écart des débats, sa cote de popularité a alors plongé, passant de 80 à 63 % d’opinions

Elections en Russie. Démocratie contrôlée ?

Cet article examine les bases du soutien populaire au président russe récemment réélu Vladimir Poutine. Bien que ce soutien soit fortement «cultivé» par le régime par des moyens illicites divers, il a néanmoins une base véritable qui doit être comprise par la gauche qui s’efforce d’avoir une position éclairée dans la confrontation croissante entre «l’Occident» et la Russie. Les discours de Poutine pendant sa brève campagne électorale n’ont signalé aucun changement important en politique intérieure et extérieure. Dans le domaine international, on peut s’attendre à la poursuite de la dégradation