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11 septembre : comment les Etats-Unis – et le Royaume-Uni – ont récolté ce qu’ils ont semé…

Il y a vingt ans, dix-neuf hommes, remplis de haine envers les Etats-Unis et de foi dans la promesse du paradis, se faisaient exploser, tuant des milliers de personnes et provoquant l’un des plus grands chocs politiques de l’histoire mondiale. Ils étaient tous originaires du Moyen-Orient; quinze d’entre eux étaient des citoyens du plus ancien et plus proche allié de Washington dans cette région: le royaume saoudien. Les Etats-Unis récoltaient ainsi ce qu’ils avaient semé. Pendant des décennies, le gouvernement américain a manigancé au Moyen-Orient, soutenant des régimes despotiques et

Etats-Unis-Chine. Une guerre en perspective ?

Les dirigeants de la Chine et des États-Unis ne cherchent certainement pas à se faire la guerre. L’administration Biden et le régime du président chinois Xi Jinping considèrent tous deux la relance et la croissance économiques comme leurs principaux objectifs. Tous deux sont conscients que tout conflit entre eux, même limité à l’Asie et mené avec des armes non nucléaires – ce qui n’est pas joué d’avance – entraînerait des dommages régionaux catastrophiques et pourrait mettre l’économie mondiale à genoux. Aucune des deux entités n’a donc l’intention de déclencher délibérément

Communiqué de DSA : combattre la droite, lutter pour la démocratie

Les événements d’hier étaient une tentative violente des nationalistes blancs – dirigés par le président Trump et encouragés par des élites politiques de droite comme le sénateur Josh Hawley – de renverser les résultats d’une élection démocratique. L’année dernière a été particulièrement brutale pour la classe ouvrière multiraciale. La crise du capitalisme, exacerbée par la pandémie et les mesures d’austérité en cours imposées par les républicains et les démocrates liés au monde des affaires, a continué de dévaster nos communautés.  Cette situation a pesé de manière disproportionnée sur les Noirs, les

L’insurrection était prévisible

Il y a deux mois, nous avons  publié une série de rapports sur la menace croissante d’une tentative de coup d’État, nous demandant pourquoi elle n’était pas prise plus au sérieux par les démocrates et les médias. Nous n’avons pas été pris au sérieux et même tournés en ridicule, comme si de telles choses ne pouvaient jamais arriver en Amérique. Personne ne se moque plus ou ne hausse les épaules de la même façon après les événements de mercredi au Capitole américain. Là, des insurgés ont pris d’assaut le bâtiment et ont interrompu la certification des élections nationales,

Nous sous-estimons l’extrême droite à nos risques et périls

L’émeute de mercredi organisée par les partisans de Trump au Capitole américain sera probablement un événement qui radicalisera l’extrême droite. Nous ne devons pas sous-estimer leur capacité à causer plus de morts et de destructions par la suite. Qu’est-il arrivé mercredi ? Dans un sens, c’est facile à dire. Les partisans de Trump, dont beaucoup étaient armés, ont pris d’assaut le bâtiment du Capitole et ont forcé le Congrès à se retirer, retardant de plusieurs heures la certification de l’élection de Joe Biden à la présidence. C’était un spectacle surprenant, mais il n’y a

De quoi la prise du Capitole est-elle l’expression ?

L’interruption du processus de validation de la victoire électorale de Joe Biden est une victoire symbolique d’un mouvement antisocial et antidémocratique toujours plus fort. Si Trump a été battu, le trumpisme est encore bien fécond. Il faut le combattre. À l’invitation d’un président ayant obtenu 70 millions de voix en vue de sa reconduction, des milliers de militants radicaux ont marché sur le Capitole et réussi à interrompre la normalité institutionnelle, grâce à la passivité de la police. Faut-il ricaner devant les looks atypiques de certains d’entre eux ? Posons la

Ce qui anime les plus de 71 millions d’électeurs de Trump

Sur environ 155 millions d’électeurs, soit environ les trois quarts de la population adulte américaine, entre 72 et 75 millions ont voté en faveur de la réélection de Donald Trump. Il s’agit d’une augmentation substantielle par rapport aux 63 millions qui l’ont porté au pouvoir en 2016. Ainsi, non seulement Trump a perdu peu de ses anciens partisans, mais il en a recruté de nouveaux, notamment parmi les populations noires, latinos et les jeunes blancs. Que savons-nous à leur sujet ? J’écris ceci alors que nous attendons toujours de connaître le

Primaires démocrates : les succès de la gauche

Depuis la défaite de Bernie Sanders face à Joe Biden, la gauche américaine traversait une période difficile. Avec les résultats des primaires de New York et du Texas pour les législatives de novembre, elle renoue avec les succès électoraux et signe son retour dans le jeu politique américain. Au point d’ébranler l’emprise de l’establishment sur le Parti démocrate.  Juin 2018. En triomphant de John Crowley, numéro trois du parti démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez provoque un séisme politique. S’inscrivant dans la continuité de la campagne présidentielle de Bernie Sanders, elle incarne la victoire « des gens contre

Élection présidentielle aux États-Unis : le débat à gauche

L’organisation des socialistes démocrates d’Amérique (DSA), qui revendique désormais 70 000 membres, participera à l’élection présidentielle nationale de novembre 2020 en ne soutenant aucun candidat. La dernière convention de DSA a voté que si Bernie Sanders n’était pas candidat, elle n’approuverait personne. La motion n’empêche toutefois pas les membres de DSA, en tant qu’individus, de travailler ou de voter pour Biden. Certains travailleront effectivement pour Biden et beaucoup voteront pour lui, bien que pratiquement aucun membre de DSA ne lui apporte un réel soutien politique. OrphelinEs de Sanders Pour les militantEs

Etats-Unis. « Le problème de Bernie n’était pas sa stratégie de campagne »

Bernie Sanders désormais hors course, de gauche et de droite les commentateurs accablent sa campagne, affirmant que la défense d’une politique de classe était trop présente, ou pas assez. Comme si la stratégie de Bernie était le problème! Le problème était que l’establishment démocrate avait réuni si efficacement toute sa force contre lui. En matière de campagnes politiques, les nécrologies sont toujours des autopsies. Faisant le bilan de la campagne, les commentateurs tentent évidemment de déterminer la cause du décès. La fin récente de la campagne de Bernie Sanders ne

Où peut mener le conflit entre les États-Unis et la Chine ?

Les États-Unis et la Chine sont aujourd’hui les deux seules puissances « globales » à se confronter sur le plan mondial. Plus ce conflit s’approfondit et plus une tendance émerge : la séparation en deux systèmes aux ambitions hégémoniques concurrentes. Première certitude : la rivalité entre les États-Unis, la puissance établie, et la Chine, le challenger, constitue le principal (mais pas le seul) facteur structurant la situation géopolitique mondiale avec, en arrière-plan, le chaos social et écologique engendré par l’ordre néolibéral. Cette rivalité opère dans tous les domaines : militaire, spatial, économique, technologique, alliance stratégique,

« Trump n’est isolationniste que quand les USA ne sont pas directement concernés »

Nous nous sommes entretenus avec Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies à Londres, au sujet de la politique étrangère des États-Unis de Donald Trump. De l’isolationnisme revendiqué aux coups d’éclat militaires au Moyen-Orient, de la guerre commerciale avec la Chine à l’hostilité vis-à-vis de l’Union européenne, comment comprendre le monde selon Donald Trump ? L’Anticapitaliste : Trump s’était fait élire en portant un discours que certains qualifiaient de « non-interventionniste », promettant le retrait de troupes US, d’arrêter de se mêler de ce qui se passe aux quatre coins du